Deviens qui tu es déjà – Réaliser notre identité en Christ

Je n’ai aucune idée du nombre de livres j’ai pu lire au fil des années – et en toute honnêteté, je ne peux pas non plus me souvenir de tout ce qu’ils contenaient. Mais il y a quelques livres, et quelques phrases dans ces livres, qui se sont ancrés si profondément dans mon cœur et dans mon esprit, que je peux dire de façon honnête qu’ils ont façonné ma vie d’une manière que je ne saurais expliquer.

Une de ces phrases se trouve dans les explications d’Éphésiens 1 de Martyn Lloyd-Jones, Le But Ultime de Dieu. Dans ses sermons, Lloyd-Jones rappelle à plusieurs reprises à ses auditeurs, puis à ses lecteurs comme moi, que « notre plus grand besoin est de devenir qui nous sommes déjà en Christ ». Cette seule phrase a tout changé pour moi car elle ouvre une toute nouvelle dimension sur la compréhension de soi.

La vérité qui nous ancre

 

L’idée que je devrais être qui je suis déjà en Christ a jeté les bases de mon identité et a construit un chemin vers la sécurité, le sens et la satisfaction. Cela m’a épargné quantité de douleur et de confusion dans ma marche avec le Seigneur Jésus-Christ et m’a donné une passion pour aider les nouveaux chrétiens à découvrir leur vraie identité en Christ. Ce désir a aussi donné naissance à un petit livre, Besoin de Savoir, qui a mis trente ans à se concrétiser.

Quand les gens se convertissent, notre premier instinct est de leur apprendre à faire. Lire leur Bible, aller à l’église, devenir membre d’un petit groupe, donner, et bien d’autres. Bien sûr, toutes ces choses sont importantes. Mais il y a une étape antérieure. Si nous justifions vivre pour Christ dans la saleté de nos vies, si nous luttons entre les hauts et les bas de nos émotions, les caprices des circonstances et la pression de notre faiblesse humaine, alors le premier pas est d’être sûr de savoir qui nous sommes en tant qu’enfants de Dieu, en tant que ceux qui ont été unis au Seigneur Jésus-Christ.

C’est cette vérité qui nous rendra capable de sortir du lit le matin et d’affronter les joies et les peines de notre monde.  C’est cette vérité qui nous rendra capable de supporter le succès et l’échec sans manquer d’étape. C’est cette vérité qui nous permettra de marcher humblement et avec assurance avec Christ tout au long de la journée et nous rendra capable de réfléchir sur la journée passée avec repentance et foi, et d’aller nous coucher dans la paix qui découle du pardon de Dieu. Nous connaître au travers de l’Évangile est simplement la vérité la plus pratique, la plus nécessaire qu’il y ait pour nous épanouir dans notre monde désordonné.

 

Vivre comme ceux qui connaissent Dieu

 

La Bible répète encore et encore que nous sommes nés de nouveau en Christ, mais que nous sommes toujours en cheminement – encore marqués et influencés par le péché, bien que nous ne sommes plus sous son contrôle. Nous avons déjà été changés – notre identité est maintenant attachée au Christ (Colossiens 3.4) – mais nous avons besoin d’être achevés. Voilà pourquoi nous avons besoin de devenir qui nous sommes déjà. Les derniers versets de la première lettre de Jean énoncent cette vérité aussi puissamment que n’importe quelle partie de l’Écriture :

« Nous savons que celui qui est né de Dieu ne commet pas le péché qui mène à la mort, car le Fils né de Dieu le protège. Aussi le diable ne peut pas le dominer. Nous savons que nous sommes de Dieu, alors que le monde entier est sous la coupe du diable. Mais nous savons aussi que le Fils de Dieu est venu et qu’il nous a donné l’intelligence pour que nous connaissions le Dieu véritable. Ainsi, nous sommes unis au Dieu véritable, de par notre union à son Fils Jésus-Christ. Ce Fils est lui-même le Dieu véritable et la vie éternelle. » (1 Jean 5.18-20)

Qui sommes-nous ? Jean nous annonce qu’en tant que ceux qui ont cru à l’Évangile de Dieu, nous sommes nés de Dieu. Nous sommes de (ou même mieux, faisons partie de) Dieu. En citant Jérémie 31.34, Jean dit qu’il nous a été donné l’intelligence, qui découle de nos cœurs et de nos esprits de la nouvelle alliance, ce qui montre que nous sommes maintenant ceux qui connaissent Dieu. Et à cause de cela, nous devons nous éloigner du péché et constamment le mettre à mort.

Cela veut dire que dès le départ de notre vie chrétienne, nous devons saisir le fait que nous sommes à la fois justifiés mais aussi durablement pécheurs, pardonnés mais imparfaits, en parfaite sécurité mais laissés avec beaucoup de travail, alors que nous poursuivons ce pour quoi Jésus-Christ s’est emparé de nous (Philippiens 3.12).

 

Deviens qui tu es déjà

 

Cette vie magnifique, satisfaisante, basée sur une nouvelle alliance et façonnée par l’Évangile à laquelle nous avons été appelés en Christ est la seule qui vaille la peine d’être vécue. C’est pourquoi Jean ajoute cette recommandation pour finir sa lettre : « Mes chers enfants, gardez-vous des idoles » (1 Jean 5.21). Il y a un choix simple : vivre avec Dieu de l’Évangile, en réalisant que nous sommes de nouvelles personnes qui avons été transformées par l’Évangile, ou opter pour le néant de l’idolâtrie. Savoir qui nous sommes en Christ nous rend capables de faire ce choix jour après jour pour le reste de notre vie.

Une de mes premières préoccupations est de voir les nouveaux chrétiens bien ancrés dans l’Écriture. Je sais que souvent c’est un moment critique, d’un point de vue humain, il y a un réel risque de voir les graines arrachées plutôt que de prendre racine (Marc 4.4).

Notre identité en Christ est l’une de ces vérités essentielles, qui si elle est saisie tôt dans notre vie chrétienne nous évitera toute sorte de problèmes et complications pour l’avenir. En Christ, nous pouvons connaître le Dieu de l’Évangile, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Il est le Dieu qui nous parle – notamment sur nous-mêmes. Car dans sa Parole, Dieu nous dit que nous sommes déjà à lui, à l’abri en Christ, que maintenant qu’il nous a libérés du pouvoir du péché, il est résolument engagé à transformer des gens encore pécheurs comme nous à l’image de Jésus. Par conséquent, nous pouvons devenir qui nous sommes déjà.

 

Article traduit avec autorisation, merci à Gaëlle pour la traduction !

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