T’inquiéter ne t’aidera pas à tout contrôler

Imaginez une vie sans inquiétudes ! Le petit souci, c’est qu’on ne peut pas vraiment s’en défaire… Nos inquiétudes pourraient manifester un souci légitime face à la réalité, une volonté de peser les pour et les contre dans chaque situation. Mais il y a bien un défaut : lorsque je m’inquiète, cela remplit ma tête de beaucoup de choses… Et si mes inquiétudes révélaient les tendances de mon cœur ? Que dit la Bible sur les inquiétudes ?

#1 L’illusion de pouvoir tout contrôler

J’ai longtemps pensé que mes inquiétudes m’aidaient à garder les situations de ma vie quotidienne sous mon infaillible contrôle. Si j’ai des peurs, des préoccupations, je dois « planifier ceci, et cela, si je rate ça, j’irai là, ou si je réussis cela, je ferai ça, et si je n’arrive pas à mes fins, malheur, je vais devoir prévoir autre chose ! ». Mais, à ce sujet, Jésus dit :

« Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter une seule coudée à la durée de sa vie ? » (Matthieu 6.27)

Aïe. C’est une vérité difficile à accepter. Mais nous, humains faillibles, ne pouvons pas tout contrôler. Cela ne veut pas dire que nous ne devons pas avoir de responsabilités. Mais quand je commence à m’inquiéter pour beaucoup de choses, qui peuvent avoir un intérêt limité, cela devient un problème. Ne confondons pas prendre nos responsabilités et avoir la maîtrise la plus aboutie de nos vies. S’inquiéter pour tout et rien révèle que nous sommes préoccupés par nous-mêmes et que l’on a remplacé Dieu dans notre cœur.

 

#2 Les mauvais fruits

Jésus fait ce constat des personnes inquiètes : « Ah, votre foi est bien petite ! » (Matthieu 6.30). S’inquiéter est un manque de confiance en Dieu. Comment remplacer Dieu dans notre cœur plus subtilement que par nos peurs et nos inquiétudes ? La peur de l’échec, la tristesse, le manque de satisfactions personnelles, la déprime, et tout ce qui te tracasse…

Si je garde toutes ces inquiétudes pour moi, qu’est-ce qui va se passer ? Je risque de les méditer au fond de mon cœur. Alors, je vais devenir amer, voire être en colère contre Dieu car il ne me donne pas ce que je veux tout de suite, il ne prend pas soin de moi comme je l’entends.

Si mon cœur était une plante, c’est comme si je laissais de mauvais fruits pousser et mûrir. Dans notre vie, cet engrenage peut subtilement finir par engendrer du péché. En entretenant des amertumes, je vais laisser de mauvaises choses germer dans mon cœur, ne plus avoir confiance en Dieu et perdre le sens des priorités.

Ce serait tellement mieux et plus rapide si je reprenais les rennes de ma vie après tout.

#3 Demander pardon à Dieu avec humilité

Ces pensées remplacent la confiance que l’on devrait plutôt placer sereinement en Dieu. Dieu habille les fleurs des champs, nourrit les oiseaux et il prendra à plus forte raison soin de nous, nous dit Jésus !

Quand j’ai pris conscience que je doutais que Dieu avait vraiment la capacité de prendre soin de moi, et qu’il avait vraiment un plan pour ma vie, j’ai compris que mon cœur était mal placé. C’est terrible comme constat, car le péché s’enfouit et se dissimule partout, même à des endroits que l’on ne soupçonnerait pas. Il est donc important de remettre toutes ces choses à Dieu et de lui demander pardon.

#4 Le royaume de Dieu : notre préoccupation première

Il est rassurant de savoir que Dieu est notre Père, et qu’il sait ce dont nous avons besoin (Matthieu 6.32) ! Jésus ajoute :

« Faites donc du royaume de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. Ne vous inquiétez pas pour le lendemain ; le lendemain se souciera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » (Matthieu 6.33-34)

C’est ici que l’on voit en quoi nos inquiétudes sont un vrai problème pour le chrétien : elles nous empêchent de voir ce qui est vraiment important pour se soucier de choses passagères. Tout cela à la place de se focaliser sur les choses essentielles et éternelles !

Soucions-nous donc avec joie de l’avancement du royaume de Dieu ! C’est en nous confiant en Dieu que nos vies vont porter de bons fruits : la plante que tu entretiendras portera alors des fruits de joie, d’assurance, de confiance en Dieu, des projets empreints d’initiatives bien orientées et tu te soucieras davantage de ta vie en Christ, du salut des personnes autour de toi, de la croissance de la Parole de Christ et de son Église.

 

Auteur : Sarah-Line K.

Sarah-Line, 20 ans, est étudiante en droit européen et membre de l’église Saint Lazare à Paris.