Faire face aux différentes épreuves

Ces derniers mois ont été remplis de différents défis dans ma vie. Je ne parle pas du genre de défis qu’on essaie de relever à la Réb’, mais plutôt de situations plus ou moins cocasses, dans lesquelles je n’ai pas trop su quoi penser, ni comment réagir. C’est en y réfléchissant que je me suis rendu compte que l’épreuve, telle qu’on l’entend bibliquement, peut prendre différentes formes. Voici quelques exemples de différentes « épreuves » que l’on peut rencontrer en tant que chrétiens.

 

Il y a d’abord le péché, qui revient constamment, par exemple sous la forme d’une addiction. Quand cela traîne sur le long terme, cela devient une épreuve. Il y a aussi la tiédeur, c’est-à-dire un manque d’ardeur pour servir Dieu ou même pour quoi que ce soit, consciemment ou non. Ces épreuves peuvent être frustrantes lorsqu’on pense comme Paul : « Je ne fais pas le bien que je veux, mais le mal que je ne veux pas, je le commets » (Romains 7.19). Mais soyons encouragés : quand Esaïe prophétise aux Israélites la venue de Jésus, il annonce un Dieu qui « donne de la force à celui qui est épuisé et augmente la vigueur de celui qui est à bout de ressources » (Esaïe 40.29). Je te souhaite donc de garder cette vérité en tête si tu passes par ce genre de période. Et rappelle-toi que Dieu se réjouit de ta persévérance dans ce qu’il demande de toi.

 

Les épreuves peuvent aussi être formées par toutes sortes de doutes, que ce soit sur l’existence de Dieu ou des fondements de notre foi, ou encore sur la voie que l’on envisage d’emprunter. Par exemple, on peut se demander si notre orientation professionnelle, ou quelque chose de conséquent dans lequel on aimerait s’engager, plaît à Dieu. On cherche la volonté de Dieu sans être certain du bien-fondé de nos actions. J’ai également noté le moment où l’on peut être tenté de se sentir comme Job. Bien sûr, je doute qu’aucun d’entre nous ait subi le dixième des épreuves par lesquelles est passé ce dernier (qui, rappelons-le, a perdu toutes ses richesses, ses enfants, ses amis, et a été aux portes de la mort). Seulement, lorsqu’on est zélé pour Dieu et qu’on recherche sa volonté, il peut être difficile de comprendre ce qui nous arrive. N’oublions pas de nous appuyer sur Dieu : « Quand un malheureux crie, l’Éternel entend » (Psaumes 34.7). Il nous promet une espérance éternelle bien au-delà de nos tourments terrestres (Marc 10.27-31).

 

Quelque chose de plus néfaste peut être le moment où l’on abandonne face à l’épreuve. Je n’en ai pris conscience que récemment, mais le moment fatidique est celui où l’on arrête de combattre, où l’on laisse les situations énoncées précédemment avoir raison de nos efforts. On s’éloigne doucement de la volonté de Dieu, on se révolte même parfois, ayant perdu de vue l’objectif initial. Si nous pouvons avoir du mal à l’admettre, la marche avec Dieu n’est un long fleuve tranquille pour personne. Le diable cherche constamment à nous éloigner de Dieu, mais souvenons-nous que la charge qui nous est imposée est légère (Matthieu 11.30). De plus, nous avons la chance de vivre notre foi en communauté au travers de l’Église. N’hésitons donc pas à nous supporter, à nous aider les uns les autres à porter nos fardeaux respectifs (Éphésiens 4.2 ; Galates 6.2).

 

En somme, nous passons tous par des moments d’épreuves, mais l’attitude à adopter face à ceux-ci est capitale. En nous soutenant les uns les autres et en étant convaincus de vérités provenant de la Parole de Dieu, nous pouvons supporter ces épreuves qui ne s’avéreront jamais trop grandes pour nous.

 

« Nous tirons notre fierté de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve nourrit l’espérance. » Romains 5.3-4

Auteur : Capucine C

Capucine, 18 ans, est étudiante en chimie au Mans. Elle aime parler à Dieu et avec les gens.