Dieu est-il gentil ?

Dieu est amour. Est-ce à dire qu’il est aussi gentil ?

Si vous avez grandi ou évolué dans une église évangélique, vous avez souvent dû entendre parler du pardon gratuit de Dieu, de sa grâce, de son « accueil inconditionnel ». Peut-être avez-vous aussi entendu que Dieu nous sauvait « sans les œuvres ». Mais est-ce que cela signifie que Dieu serait gentil ? Qu’au final, Dieu sait « faire la part des choses », voir les « circonstances atténuantes » et que nos péchés ne seraient pas si graves à ses yeux ? Qu’est-ce que cela signifie que Dieu nous pardonne ?

Dieu siège sur un trône de grâce, pas sur un trône de gentillesse

L’épître aux Hébreux nous dit que lorsque nous nous approchons de Dieu, nous avons un libre accès auprès de lui. L’auteur affirme que nous nous approchons d’un trône de grâce. Mais la grâce n’est pas un oubli des péchés par un dieu sénile. Elle n’est pas non plus un « C’est pas grave, je te pardonne ». En fait, la grâce de Dieu est immense parce que notre faute est immensément grave.

Dieu affirme la pleine culpabilité de l’homme, de tous les hommes. Pardonner, pour Dieu, ne signifie certainement pas mettre de côté sa sainteté et sa justice. Que diriez-vous d’un juge qui, face à un coupable vous ayant lésé, se contentait de dire « je suis gentil, je te pardonne » ? Le pardon de Dieu n’est pas injuste. La justice doit être rendue. Nos fautes doivent être punies. Mais comment Dieu peut-il nous pardonner si nous ne pouvons pas payer notre dette ?

Sauvés par les œuvres ?

Nous disons parfois un peu rapidement, en utilisant des mots que la Bible n’utilise jamais, que Dieu a un « amour inconditionnel » envers nous. Ce n’est pas faux, pas totalement. Mais cela ne doit pas occulter la vérité dont la Bible parle explicitement : l’amour éternel de Dieu a une condition et elle fut remplie pour nous par Jésus-Christ. Autrement dit, si Dieu nous aime d’un amour inconditionnel, c’est parce qu’un autre a rempli la condition pour nous.

Nous sommes en réalité sauvés par les œuvres. Les œuvres de Jésus-Christ nous sauvent. C’est sa justice, sa mort, sa résurrection et son ascension auprès du Père pour défendre notre cause qui est notre salut. Dire que Dieu ne nous sauve pas « par les œuvres de la Loi » ne signifie certainement pas que Dieu a mis sa Loi éternelle de côté. Comment pourrait-il mettre de côté ce qui est bon, juste et qui reflète son caractère ?

Dieu n’a pas dit « Je vois que vous avez du mal à respecter ma Loi. C’est vrai qu’elle est peut-être un peu trop difficile pour vous. Vous savez quoi ? On va faire plus simple : croyez et je fais comme si vous aviez obéi à toute ma Loi. »

Au contraire, Christ est venu accomplir la Loi. La Loi de Dieu compte tellement à ses yeux que dans la Personne éternelle du Fils, Dieu s’est fait homme pour accomplir la Loi et pour subir dans son humanité la malédiction de la Loi que le monde entier mérite : la mort et la séparation d’avec Dieu. Dieu ne pouvait se renier lui-même, il n’est pas menteur. Il ne pouvait pas mettre de côté sa justice. Autrement il aurait cessé d’être Dieu car tout en lui est justice. Mais il ne voulait pas non plus laisser sa créature se perdre. La croix du Christ est la seule solution qui pouvait montrer la justice de Dieu et sauver le coupable. Dieu nous donne la justice de Christ en nous unissant à lui par la foi par son Saint-Esprit. Christ a payé et expié les péchés de tous ceux qui se confient en lui.

Conclusion

Si Dieu était « gentil » (par opposition à « gracieux »), il n’y aurait pas de croix. Il n’y aurait pas non plus d’enfer. Ces deux réalités nous montrent que Dieu n’a pas cessé d’être juste et saint. Mais dans sa sagesse il a conçu un plan éternel pour sauver le coupable, déclarer juste l’impie.

Auteur : Maxime G.

Maxime, 21 ans, étudie officiellement la médecine mais ne rate jamais l’occasion de consulter un livre de théologie, surtout s’il est vieux. Il vit à Lille avec son épouse Vanessa et administre le blog Par la foi.