Ce que j’ai appris en ratant mon défi le plus important de l’année

J’ai raté mon défi le plus important de l’année. Il s’agissait d’un certain nombre de livres que je me fixe à lire dans l’année, pour me motiver à lire davantage. En 2019, j’ai échoué. Je n’ai pas atteint l’objectif espéré, je l’ai manqué (et de loin), et j’ai donc raté mon défi.

Paradoxalement, cette même année j’ai publié un livre sur la vie de défis, que j’ai écrit avec mon ami Nicolas Blocher : Une vie de défis. Notre but dans ce livre est de t’encourager à voir ta vie comme une succession de défis, pour la gloire de Dieu.

Est-ce que cela ne paraît pas un peu contradictoire ? Publier un livre sur les défis, et puis rater les défis que je me lance ? Est-ce que cela ne me discrédite pas totalement ? Nico, tu peux supprimer mon nom de la couverture !

Blague à part, je crois qu’en fait cela confirme plutôt le postulat de base que nous avons eu dans le livre : la grâce est à la base de la vie de défis.

La grâce est à la base de tous nos défis

La grâce, c’est cette faveur imméritée de Dieu qu’il nous donne. C’est un cadeau qu’il nous fait, et que nous ne devrions pas recevoir. Cette grâce, c’est le salut que nous trouvons par la foi en Jésus, qui a pris sur lui le jugement que l’on devait subir. Et c’est cette grâce qui fonde la vie de défis.

Les défis ne sont pas des moyens d’impressionner Dieu

Parce qu’il y aurait un danger de voir ces défis comme des moyens de prouver que l’on mérite la faveur de Dieu. Nous pourrions penser, après avoir relevé tel ou tel défi : « Je suis quand même un bon chrétien. Tout va bien dans ma vie. C’est normal que Dieu m’aime. » Quelle grave erreur ce serait ! Les défis ne sont pas là pour nous donner un moyen d’impressionner Dieu, ou de prouver notre valeur aux yeux des autres. Rien de ce que l’on fait ne pourrait impressionner Dieu et nous faire gagner son amour. Notre seul espoir, c’est sa grâce.

La grâce règle notre grave problème

De plus, nous avons de base un grave problème en tant qu’êtres humains : nous avons péché contre Dieu, et nous méritons un jugement juste de sa part. Aucun défi que nous pourrions relever ne pourrait changer cette situation, ne pourrait changer notre cœur mauvais. C’est pour cela que la grâce est nécessaire à la vie de défis. Dans le livre, nous l’exprimons ainsi :

Avant de vouloir changer le monde, la grâce doit d’abord te changer. Avant de faire de grandes choses pour Dieu, tu as besoin d’avoir une vie transformée par la mort et la résurrection de Jésus-Christ. Tu as besoin du pardon de tes péchés, de la réconciliation avec Dieu, d’une vie nouvelle. (Une vie de défis, p.51)

La vie de défis est la réponse appropriée à la grâce de Dieu

Nous avons donc besoin de nous souvenir que vivre une vie de défis ne nous rendra pas plus spirituels. Cela ne fera pas de nous de meilleurs chrétiens. Si je veux me lancer des défis et t’encourager à le faire, c’est uniquement en réponse à la grâce merveilleuse que Dieu nous a manifestée. C’est cette grâce qui nous motivera justement à faire des choses difficiles, même si elles sont difficiles, parce que nous voulons plaire au Dieu qui nous a tant aimés.

Tu veux creuser plus ? Tu peux (re)lire le chapitre 7 du livre !

Benjamin Eggen

Benjamin Eggen

25 ans, français exilé à Bruxelles, passionné par l'Evangile, les bons livres et la mission. Auteur du livre Soif de plus ? et co-auteur de Une vie de défis. Vous pouvez suivre Benjamin sur sa chaîne Youtube et son compte Instagram.

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