Être sincère dans un monde de « ça va »

« Salut ! Ça va ? » me demande une amie en passant rapidement.

« Ça va. Et toi ? » est la réponse inévitable, renvoyée presque sans y penser.

« Ça va », me répond-elle avec un sourire qui sert de masque pour voiler un cœur blessé.

La sincérité n’a pas la cote. Souvent nous préférerions garder nos luttes et nos tentations pour nous et les affronter seuls. Beaucoup préféreraient faire semblant que tout va bien et simplement choisir d’ignorer leurs circonstances actuelles.

Peut-être que nous croyons que les autres n’auront pas envie d’écouter ou de s’occuper de notre désordre, ou que c’est trop risqué de nous mettre à découvert et de nous rendre vulnérables. Peut-être que nous préférerions ne pas parler de ce que nous traversons réellement, ou peut-être que c’est juste trop douloureux de le faire. Il est tout à fait possible que nous nous sentions juste plus confortables à échanger des banalités qu’à être sincères au sujet de nos péchés, tentations et luttes, ou même à encourager les autres.

Cependant, Dieu ne nous a pas créés pour lutter seuls ! Il nous a créés pour vivre en communauté avec d’autres croyants et pour à la fois les encourager et être encouragés par eux.

La vérité, c’est que les gens luttent. Toi et moi luttons, mais Dieu nous a donné une famille spirituelle pour nous exhorter à persévérer, et même pour nous rediriger gracieusement sur le droit chemin si nous nous en éloignons.

Salomon nous y a exhortés dans Ecclésiaste 4.9-12 :

« Mieux vaut être à deux que tout seul. On tire alors un bon profit de son travail. Et si l’un tombe, l’autre le relève, mais malheur à celui qui est seul et qui vient à tomber sans avoir personne pour l’aider à se relever. De même, si deux personnes dorment ensemble, elles se tiennent chaud, mais comment celui qui est seul se réchauffera-t-il ? Un homme seul est facilement maîtrisé par un adversaire, mais à deux ils pourront tenir tête à celui-ci. Et une corde à triple brin n’est pas vite rompue. »

Laisse les autres être là pour toi

La véritable amitié commence en étant prêt à parler à certains individus dignes de confiance de tes luttes, aussi banales en apparence qu’elles soient. Que tu sois en train de lutter au sujet de tes parents, la prière, tes amitiés, pour être patient avec tes frères et sœurs, pour résister à la tentation, ou pour avoir de la joie, nous sommes faits pour interagir en étant redevables les uns envers les autres.

Ne reste pas à lutter seul dans l’obscurité, mais va voir quelqu’un à qui tu fais confiance et sois prêt à lui dire avec quoi tu galères.

Que ce soit un ami, un responsable, un pasteur, ou un parent, même si ça peut être quelque peu humiliant, dis-leur. Ne laisse pas ton orgueil faire obstacle à ta croissance spirituelle et l’élimination des péchés qui t’empêchent d’avoir une relation plus profonde avec Jésus-Christ.

Cacher notre péché et nos luttes peut sembler plus confortable sur le coup, mais cela peut nous plonger dans un gouffre de culpabilité et de désespoir, alors que le Seigneur veut que nous venions d’abord à lui et puis que nous cherchions aussi de l’aide auprès d’autres croyants. Jacques 5.16 nous dit : « Confessez vos péchés les uns aux autres et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. »

Tu n’es pas fait pour courir cette course tout seul. Tu es fait pour vivre en famille spirituelle.

Sois là pour les autres

Je ne sais pas pour toi, mais j’en ai assez de la salutation « Ça va, et toi ? » que nous crachons en passant. Je veux entendre ce que traversent les autres et les soutenir par tous les moyens.

Mais dans cette ère numérique, nous avons caché nos vies personnelles derrière la façade de nos profils sur les réseaux sociaux. Nous disons peut-être que nous ne nous sentons pas confortables, mais c’est peut-être juste notre peur du rejet qui sert d’abîme entre nous et une vraie famille spirituelle.

Alors je me suis demandé : comment est-ce que je peux être là pour ceux qui ne veulent pas se livrer ?

Je sais que juste le fait d’être présent quand tes amis traversent un moment difficile, et leur demander souvent comment ils vont, est essentiel dans nos relations. Tu peux faire ça en leur laissant un mot sympathique, en leur donnant une accolade, ou juste en leur envoyant un ou deux versets encourageants.

Tu peux leur demander comment prier pour eux, et prier pour eux régulièrement. Demande-leur souvent comment ils vont et montre que tu les soutiens et veux être là pour eux. Soucie-toi vraiment d’eux.

Avant tout, sois à l’écoute. Être attentionné est rare dans cette époque de divertissement et d’autosatisfaction permanents. Mais tu peux être cet ami attentionné et altruiste. Tu peux être celui qui sors de ta zone de confort pour réellement communiquer la compassion de Jésus.

J’ai récemment eu l’occasion de parler avec quelqu’un qui était fragile dans sa foi, et profondément blessée. Sa situation familiale avait été étouffante et destructrice, et elle m’a dit à quel point elle était découragée et brisée. J’ai eu le grand privilège de lui parler plusieurs fois, en essayant simplement de l’écouter et de lui servir d’appui. Même si je ne sais pas vraiment où elle en est actuellement dans son cheminement, je prie que le Seigneur utilise mes tentatives imparfaites pour l’encourager en Christ.

Dieu m’a appris à travers cette amitié à ressentir la douleur des autres, être en deuil quand ils sont en deuil, et se réjouir quand ils se réjouissent. Vis ta vie à leurs côtés.

Ne reste pas enveloppé dans ton duvet, refusant d’admettre que les autres souffrent. Sois prêt à être là pour eux quand ils ont besoin de toi, et même quand ils pensent qu’ils n’ont besoin de personne.

L’intention de Dieu n’a jamais été que nous luttions seuls.

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1 Commentaire

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  • Touchant , édifiant

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