De la nécessité de se prêcher l’Évangile

20 Nov 2019 0 commentaire

Ah la Réforme ! On vient d’en fêter les 502 ans, et beaucoup d’entre nous sont fiers, et à raison, de se réclamer de cet héritage. En effet, quel bol d’air a été la redécouverte des nombreuses vérités bibliques qu’on résume couramment par les solas (ça ne te parle pas ? C’est pourtant clé, regarde ici : https://www.larebellution.com/reforme/).
Mais vis-tu réellement de cette redécouverte du véritable Évangile ? Sola Gratia : est-ce seulement un slogan stylé que tu arbores à l’occasion sur ton tee-shirt chrétien ou une réalité dont tu es pleinement convaincu ?
Cette question est de la plus haute importance, et il te faut absolument prendre le temps d’y réfléchir.

 

I- L’Évangile : un message de grâce radicale

La majorité d’entre nous connait bien le message de grâce redécouvert par les réformateurs. Nous sommes complètement pêcheurs, indignes de tout mérite devant Dieu. Et Dieu est venu en chair en Jésus-Christ, mener une vie parfaite et mourir pour nous. Et si nous mettons notre confiance en Jésus-Christ, il nous offre son pardon, nous revêt de sa justice, et nous pouvons être réconcilié avec Dieu. Gratuitement.
Si toi aussi tu as grandi dans l’Église, c’est un message que tu as sûrement entendu des milliers de fois. Mais as-tu vraiment pris le temps de penser à tout ce que ça implique ? Prends 5 minutes et réfléchis à ce que tu viens de lire : ce message est RÉELLEMENT de la dynamite.
Lorsqu’on lit ces vérités, on devrait être rempli de joie et d’adoration envers Dieu pour ce si grand salut. On devrait exploser de reconnaissance pour cette délivrance éternelle. Et pourtant, durant notre vie chrétienne, nous passons par des temps où notre passion pour Dieu est parfois au point mort. Et malheureusement, il peut nous arriver de lire ces vérités de manière passive, comme on lirait le compte-rendu du match de foot de la veille, sans en être impacté. Et c’est dans ces moments-là qu’il est vital de nous souvenir d’où nous venons, de notre changement de cœur, et de notre espérance éternelle rendus possibles par l’Évangile.

II – La nécessité de se prêcher l’Évangile

Dans son livre intitulé « Dépression spirituelle », Martyn Lloyd-Jones nous livre une clé pour ne pas être un chrétien sans zèle, morose et froid : se prêcher l’Évangile à soi-même. Pour diverses raisons (activisme, orgueil, …), on peut être amené à se disperser et à oublier le message central de l’Évangile. C’est dans ces moments-là qu’il convient de se rappeler du cœur même de notre espérance.
Oui nous sommes pêcheurs et la seule chose qu’on peut apporter à Dieu, ce sont nos mains vides. Mais nous avons aussi l’assurance que le sang de Christ nous procure le pardon, si on place notre confiance en lui (1 Jean 5.13).

Amis lecteurs, si vous passez par des moments difficiles, faites comme le psalmiste (Psaumes 42.12) et prêchez ces vérités à votre âme. Ce ne sont pas de simples slogans, des belles phrases à répéter par cœur, mais des réalités à graver dans nos cœurs. Souvenons-nous de là d’où Dieu nous a tiré. Souvenons-nous que son salut est réellement gratuit et confessons à Dieu notre manque d’amour pour lui, qui est une offense au premier commandement.

 

III – Un témoignage et un encouragement

Il y a peu de temps, j’ai traversé un temps de réel « désert spirituel », ou de « dépression spirituelle », pour reprendre l’expression utilisée plus haut. Et pour tâcher de palier à cette situation, ma réaction immédiate a été de multiplier les actions (prière, lecture de nombreux livres, …), pour essayer de retrouver cet amour ardent pour Dieu. Ces choses n’étaient pas mauvaises en soi, mais j’avais seulement besoin de l’essentiel : me prêcher l’Évangile à nouveau. Il me fallait seulement me souvenir du cœur de mon espérance, revenir à nouveau à Jésus en lui confessant mon orgueil, et en lui apportant mon cœur vide et mon incapacité totale à m’en sortir par moi-même, pour qu’il puisse à nouveau me remplir de sa joie et de sa paix.
En fait, tout cela est la base du christianisme. Mais lamentablement, le temps avait fait passer le cœur de ce message au second plan dans mon cœur. Cher ami, ne fais pas la même erreur, et ne cesse jamais de regarder à Christ, à sa grâce gratuite et pleinement suffisante.

Colin C.
Auteur : Colin C.

Colin, 19 ans, Étudiant à Sciences-Po Lyon et à la faculté de théologie Jean Calvin. Amateur de sport, de musique... et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la question de Dieu !

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