Trouver Jésus dans l’Ancien Testament… est-ce possible ?

Où et comment trouver Jésus-Christ ? On sait que pour venir à Dieu, il faut passer par Jésus…. Mais moi, quand je lis la Bible, j’ai pourtant bien l’impression que Jésus n’apparait qu’à partir des trois-quarts de l’ouvrage ! Et effectivement, le nom « Jésus-Christ » apparait seulement à partir de Matthieu 1.1.

On peut donc se demander : Jésus arrive-t-il comme un cheveu sur la soupe en l’an 1, sans aucune préparation ? A travers la lecture de cette courte réflexion tirée de la fin de l’Évangile de Luc, j’espère que vous aurez un zèle nouveau dans votre cœur pour creuser la Parole de Dieu et apprendre à trouver tout ce qui pointe vers Jésus dans l’intégralité de celle-ci.

I- Où trouver Jésus ?

Pour trouver Jésus-Christ, voici une clé révolutionnaire : il faut chercher dans la Bible. (incroyable non !?)

Évidemment, on peut entendre parler de Jésus dans le Nouveau Testament, et je ne vous apprendrai rien si je vous dis que les Évangiles nous parlent de sa vie.

Mais es-tu convaincu que TOUTE la Bible, et donc aussi l’Ancien Testament nous parle de Jésus ? Parfois, on peut avoir l’impression que l’Ancien Testament, ce sont seulement des histoires amusantes pour l’école du dimanche… ou au contraire des récits grégaires aux liens assez troubles avec le Nouveau Testament.

Et les disciples que Jésus croise sur le chemin d’Emmaüs souffraient aussi de ce problème : ils n’avaient pas saisi le fil conducteur qui permet d’unir l’Ancien et le Nouveau Testament. Ils étaient déboussolés à la suite de la mort de leur leader, et ils n’avaient pas saisi que la mort du Christ au calvaire était en fait l’accomplissement de ce qu’annonçait l’Ancien Testament. Et on peut comprendre cet étonnement, car on sait que les attentes du peuple juif de l’époque étaient portées vers un messie militaire qui établirait son règne avec puissance et force.

Pourtant, et c’est là l’élément clé : Jésus souhaitait leur montrer la continuité étincelante entre son œuvre et les attentes prophétiques :

 « Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua dans toutes les Écritures ce qui le concernait. ». (Luc 24.27)

Ainsi, lorsque nous lisons l’Ancien Testament, on devrait être convaincu de sa pertinence pour une meilleure compréhension de notre sauveur Jésus-Christ, et on devrait chercher à comprendre comment ces différentes sections pointent vers lui.

La Bible est une histoire cohérente, qui nous parle dans toute sa globalité de notre sauveur Jésus-Christ. La révélation pleine et entière de celui-ci va être progressive, mais il n’empêche que des sections « qui le concernaient (=Jésus) » inondent l’entièreté de la Parole (prophéties, typologies, christophanie etc).

II- Pas convaincu ? Voici quelques exemples 

Dès Genèse 3.15, on peut par exemple voir l’annonce de la victoire future de Jésus-Christ, avec ce qu’on appelle le « protévangile », qui prévoit d’avance la victoire du nouvel Adam (=Jésus), qui écrasera la tête du serpent.

Aussi, les premiers disciples s’appuyaient abondamment sur les textes l’Ancien Testament dans leur première évangélisation, en montrant qu’il pointe vers Christ.

*Pierre à la Pentecôte en Actes 3, qui cite un prophète (Joël) et les Psaumes en rapport avec l’œuvre de Christ et la nouvelle période qui s’ouvre. (Joël 3.1-5 ; Psaumes 16.8-11 ; Psaumes 110.1).

*Etienne en Actes 7, qui retrace l’histoire d’Israël, pour montrer qu’ils ont toujours été endurcis de cœur : « Lequel des prophètes vos ancêtres n’ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d’avance la venue du Juste, et c’est lui que vous avez fait maintenant arrêter et dont vous êtes devenus les meurtriers » (Actes 7.52)

*Philippe en Actes 8 qui annonce la bonne nouvelle de Jésus à partie d’Ésaïe 53. (Actes 8.32-35)

Bref, si tu lis l’Ancien Testament comme une simple narration, sans parvenir à voir le lien avec Jésus, tu manques le but !

III- Défi

Tâche d’être attentif lors de ta lecture des récits de l’Ancien Testament à ce que tu pourrais apprendre de ton sauveur dans ceux-ci : n’oublie pas que ce ne sont pas seulement des belles histoires qui s’enchaînent, mais elles préparent et pointent vers la venue de Jésus-Christ.

Si tu as un peu de temps libre, je t’encourage à lire le livre « Panorama de la Bible » de V.Roberts. Ce livre explique le message du salut de la Genèse à l’Apocalypse, et pourrait vraiment t’aider à mieux comprendre la cohérence du plan de Dieu.

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Colin C.

Colin C.

Colin, 22 ans, Étudiant à Sciences-Po Lyon et à la faculté de théologie Jean Calvin. Amateur de sport, de musique... et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la question de Dieu !

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3 Commentaires

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  • Le nom de Jésus dans le Tanak ou A.T. est Yéshou ישו sans la lettre ayin. Son nom est inclus dans des expressions qu’il faut reconnaître par le sens du texte à son propos. Il faut être un peu Qabaliste pour comprendre les différents sens qui se trouvent dans la racine ou les racines du mot.
    Voyons un exemple Gen.3/15 – il t’écrasera la tête הוּא יְשׁוּפְךָ רֹאשׁ. Dans le verbe écraser yéshouférar יְשׁוּפְךָ , le nom de Jésus est là יְשׁוּ – lui hou הוּא . Lui – הוּא – écrasera la tête rosh רֹאשׁ. Le mot shafaq שׁפךָ (répandre) est compris dans le sens que son sang sera répandu. Jésus est Yéshou.
    Dans ce verset de Gen.3/15 c’est la femme Aishet אָשִׁת , Israël ( Aqeb עָקֵב – le Talon) qui écrasera la tête du Serpent dans le futur (les ennemis d’Israël).

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    • Bonjour Alexandre,

      intéressante approche, merci.
      Effectivement, Jésus, c’est « Yeshou » ou « Yeshouah », nom qui signifie « Dieu sauve » et « Dieu élargit ».
      D’autre part, pour les « Sopherim »(scribes juifs), le cœur du livre(l’AT)se trouve en Lévitique 10v16, où il est question d’un bouc expiatoire que l’on cherche. Cette quête d’un animal que l’on offre pour les péchés est d’ailleurs l’obsession de toute la Bible, me semble-t-il : « où est l’agneau pour l’holocauste ? » (Gen.22v7)…jusqu’à la pleine révélation que Jésus est « l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jean 1v29, 36).

      Sinon, merci, Colin, pour cet étude.
      Tu as raison de rappeler que l’AT n’est pas une collection de mini-biographies, dans le style de ce que l’on raconte à l’école du dimanche, mais combien il est essentiel d’en saisir tout le fil conducteur – « le fil rouge », dirais-je.
      Ceci dit, ton article me rappelle cette histoire : « qu’est-ce qui est orange, à la queue touffue et saute de branche en branche ? » Je serai tenté de répondre « un écureuil », mais je crois que je vais répondre « Jésus » !
      Plus sérieusement, je ne sais pas s’il est juste de chercher Jésus partout dans tout l’AT, mais comme je le comprends, c’est là une invitation à lire l’AT avec « les lunettes » Jésus-Christ, le meilleur interprète des Ecritures.
      Cela signifie aussi qu’il n’est pas possible de prendre un passage de l’Ancien Testament et de l’appliquer sans tenir compte de la manière dont la venue du Christ pourrait en modifier la portée.

      Sur ce, bonne journée à tous !

      Fraternellement,
      Pep’s

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  • Que Dieu vous bénisse abondamment pour toutes ces belles orientations que vous m’avez données pour mon étude à ce sujet.

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