Survivre à la sècheresse spirituelle

20 Sep 2019 0 commentaire

On peut être un chrétien authentique, et passer par des moments de sécheresse spirituelle. Vous savez, ces moments où tout semble dur : prier, lire la Bible, louer Dieu. La joie et le zèle pour Dieu n’est plus là, et on en souffre terriblement.  En fait je suis persuadé que tout chrétien passe par ces moments-là au cours de sa marche vers la cité céleste ! Mais dans ces moments difficiles à vivre, où on a l’impression que le retour à la joie de la communion avec Dieu est inaccessible, comment prier ?

« La maison de mon âme est étroite pour vous recevoir, élargissez-la. Elle tombe en ruines, réparez-la. Çà et là elle blesse vos yeux, je l’avoue et le sais; mais qui la balayera? A quel autre que vous crierai-je: «Purifiez-moi de mes secrètes souillures, Seigneur, et n’imputez pas celles d’autrui à votre serviteur (Ps XVIII, 13-14)?» »

Voici quelques conseils qu’on peut tirer de ce petit paragraphe, issue du livre 1 des confessions de Saint-Augustin, œuvre majeure de ce Père de l’église du 4e siècle.

1 – TOUT nous vient de Dieu, y compris la joie et la paix qu’on peut ressentir dans la communion avec sa personne (1 Cor 8.6). Ainsi, lorsque notre cœur est froid et notre âme en lutte avec la morosité, crions à Dieu et reconnaissons honnêtement notre état devant lui. (Ps 51.10). C’est lui qui nous purifie de nos souillures secrètes et qui peut élargir la maison de notre âme.

2 – Evidemment, on peut et il est nécessaire d’agir de différentes manières pour lutter contre cet état, en adoptant des dynamiques positives et nécessaires pour notre vie spirituelle (exemple : décider malgré ce moment difficile d’adopter un plan de lecture de la Bible pour que celle-ci renouvelle notre esprit). Cela est très bon ! Cependant, ultimement, ce n’est pas de FAIRE qui me permettra de retrouver la joie de mon salut, car c’est seulement une action de la grâce de Dieu. Cela peut être un moyen que Dieu utilise pour arriver à ses fins, mais celui qui décide des fins reste Dieu. Tout est grâce, n’oublions donc jamais d’aller vers Dieu avant toute chose, en le suppliant de nous redonner cette joie, car tout vient de lui.

3 – Gardons aussi en tête que les promesses de Dieu sont vraies, peu importe mon ressenti et mes sentiments du moment. «Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé.» (Rom 10.9). Voilà une promesse solide et sûre, qui ne chancelle pas avec le temps, à la différence de nos émotions.  N’oublions pas que notre salut ne dépend pas du degré de notre foi, mais du fait qu’on a placé notre confiance en une personne : Jésus-Christ. Même une foi faible est une foi salvatrice si elle est placée en Jésus-Christ, selon les promesses de Dieu contenu dans sa Parole (Marc 9.24).

Mon ami, toi qui luttes dans ta vie de chrétien : prends courage. Prie le seigneur qu’il t’accorde de retrouver la joie de ton salut, et rappelle-toi que notre salut ne dépend pas de notre ressenti mais de l’œuvre de Jésus-Christ à la croix. Dieu connait ses brebis et ne permettra pas qu’une seule d’entre elle ne se perde. Rendons grâce à Dieu pour sa fidélité, qui est constante même quand nous vacillons.

Colin C.
Auteur : Colin C.

Colin, 19 ans, Étudiant à Sciences-Po Lyon et à la faculté de théologie Jean Calvin. Amateur de sport, de musique... et de tout ce qui se rapporte de près ou de loin à la question de Dieu !

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