Pâques 2019 : une vie de défis (jour 2) !

Malgré une courte nuit (départ à 6h30), on se retrouve motivés pour le deuxième jour de notre Congrès de Pâques ! Le moment pour moi de te résumer ces plénières riches en défis à relever.

Plénière 1 : « Relève le défi de vivre par la grâce de Dieu »

Philippe Evan nous interpelle avec une question importante : C’est quoi un bon chrétien ?

Est-ce que c’est celui qui lit sa Bible ? qui prie ? et fait vœu d’abstinence ?

En tout cas, si être un bon chrétien signifie réussir à respecter une série de commandements, ce raisonnement pose deux problèmes : notre incapacité à réussir et notre orgueil.

Ces deux problèmes étaient déjà présents à l’époque de l’apôtre Paul. C’était l’idée de se dire « Dieu va-t-il m’aimer si je fais tel ou tel chose ? ». C’est pourquoi, dans son épître aux Galates (3. 1-14), Paul donne 4 points démontrant que la grâce est la clé pour notre vie chrétienne :

La grâce est la puissance par laquelle Dieu transformé nos vies : nous ne sommes pas sauvés par nos œuvres mais par le don de la grâce. Tel un paratonnerre qui absorbe la foudre, Jésus a attiré sur lui la colère de Dieu.

La grâce est la puissance de Dieu par laquelle Dieu continue de transformer nos vies : cette fois-ci, l’orateur prend l’exemple d’un bateau de ski nautique. Cette pratique nous oblige à tendre nos bras pour ne pas tomber. Toutefois, c’est le navire qui a réellement le contrôle de la situation.

C’est la même chose pour notre marche chrétienne. Elle n’est pas guidée par nos actions, mais elle l’est par la puissance de la grâce.

« Chaque jour Dieu te crie « je t’aime à la hauteur de mon sacrifice ». C’est pour ça que tu peux être motivé pour le servir. Pas pour le gagner mais parce qu’il t’a déjà gagné. » – Philippe Evan

 La grâce nous montre notre incapacité à être dans la présence de Dieu : c’est le point le plus difficile à accepter. Si nous cherchons à plaire à Dieu en appliquant seulement sa loi, nous demeurons sous la malédiction. Puisque tout ce que nous faisons, ne peut pas convenir aux normes de Dieu.

La grâce est la puissance de l’Amour de Dieu (Galates 3.13-14) : et là, c’est le point le plus merveilleux : notre Créateur a accepté d’être maudit pour que nous soyons libérés de notre malédiction (cf. l’exemple du paratonnerre). Pourquoi ? Parce qu’il nous a aimés. C’est ce qui change tout.

 Plénière 2 : « Relève le défi le plus important de ta vie »

  • Quel est le plus grand défi de nos vies ? C’est la question posée par Philippe Monnery lors de cette 2ème plénière.

Le chapitre 6 du livre d’Ésaïe donne des clés pour répondre à cette question. À l’époque du prophète, le peuple d’Israël ne pense qu’à s’enrichir et faire la fête, ce qui déplaît à Dieu. Sans compter sur la désobéissance de leur roi Osias. Il se croyait tellement grand qu’il s’est permis d’apporter une offrande sur l’autel des parfums, à la place des prêtres. Dieu l’a alors frappé de lèpre.

La même année de la mort du roi, Ésaïe a une vision. Il voit la gloire de Dieu dans le temple (là où le roi avait péché). Cela nous présente un contraste entre ce petit roi déchu et ce grand Dieu puissant. À cette instant, Dieu souhaite démontrer à Ésaïe sa grandeur. Et c’est ce qu’il veut aussi nous enseigner.

Dieu est au-dessus de toutes choses. Il tient absolument tout entre ses mains. Même le péché des hommes est contrôlé par lui. Il est souverain et parfaitement pur (le mal ne peut même pas subsister devant sa face). Réalises-tu qui est Dieu ? Souverain, glorieux et totalement saint.

Face à la sainteté de Dieu, le prophète se met à avoir peur. Il réalise à quel point son péché devrait le conduire à la mort.

  • Mais dis-moi, qu’en est-il de nous ? Comment te vois-tu ? Comme Ésaïe, humble et conscient de son péché ou comme le roi Osias, orgueilleux et condescendant ?

La Bible est claire : tout être humain naît par nature séparé de Dieu. Notre casier judiciaire est énorme devant lui. Nous ne pouvons que dire « Malheur à nous ».

Mais le chapitre 6 d’Ésaïe nous donne aussi la solution à notre problème. Dans la vision du prophète, l’ange prend une braise là où coule le sang des sacrifices pour toucher la bouche d’Ésaïe. Ainsi, ce dernier est pardonné de ses péchés.

Finalement, ces sacrifices d’animaux annonçaient l’œuvre de l’homme parfait qui paierait le prix de tous les péchés. Jésus. « L’Agneau de Dieu qui ôte tous les péchés du monde ». Il donne son sang en s’offrant à Dieu. Et tu sais quoi ? Dieu l’a accepté. C’est la Bonne nouvelle de l’évangile.

Quand on reçoit la grâce, notre statut change devant Dieu. La preuve est qu’une fois qu’Ésaïe reçoit cette grâce, il est prêt à dire « Dieu, envoie-moi ». Oui, malgré ces temps calamiteux, la grâce l’a poussé à l’action.

Voilà le plus grand défi pour nos vies : recevoir la grâce, se détourner de nos péchés et vivre une vie consacrée à Dieu.

Plénière 3 : « Relève le défi de ta nouvelle identité »

Enfin, Aurélien Castelain conclut cette série de plénières par une réflexion autour du passage de Romains 12. Il contraste par différentes sections de ce chapitre, les notions de bien et de mal que nous pensons parfois subjectives. Contrairement à ce que nous pouvons penser, elles ne sont pas relatives à une vision du monde. Elles sont à considérer au regard de « l’éthique biblique ». Le péché produit la peur mais celle-ci ne doit pas motiver nos actions.

Il affirme :

« Exister vraiment c’est croire, croire c’est vivre et que la vie trouve sa source en Dieu »

En effet, si notre foi est basée sur le respect d’une morale familiale alors elle est fragile. Et face aux premières épreuves, elle s’effondrera. Aurélien Castelain veut mettre en avant une vérité importante : la grâce est gratuite mais elle coûte.

C’est l’amour de Dieu qui nous encourage à persévérer dans la difficulté. Il illustre son propos en citant Jean 4.18 :

« La crainte n’est pas dans l’amour, mais l’amour parfait bannit la crainte ; car la crainte suppose un châtiment, et celui qui craint n’est pas parfait dans l’amour » (Jean 4.18)

Enfin, c’est notre rapport à la Bible qui prouve notre nouvelle identité. Même si certains peuvent nous prendre pour des fous, l’amour de Dieu nous transforme et c’est l’essentiel !

Alors, cher rébellutionnaire, vas-tu relever ces 3 défis pour la gloire de Dieu : vivre par la grâce, consacré à Dieu et revêtu de cette nouvelle identité en Christ ? 

 

Noémie G
Auteur : Noémie G

23 ans, disciple de Jésus, étudiante en droit, membre à Agape Campus Paris. Mais aussi : émerveillée par l'action de Dieu dans nos relations humaines !

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