« Il faut bien porter sa croix… »

« Faut bien porter sa croix ». C’est une expression que tu as peut-être déjà entendue, et qui pourtant est souvent mal utilisée. On s’imagine parfois que cela signifie accepter des situations contraignantes, prendre sur soi quand tout va mal, etc. Mais faisons aujourd’hui un survol rapide de ce qu’est la pensée biblique de cette expression.

 « De grandes foules faisaient route avec Jésus. Il se retourna, et leur dit : Si quelqu’un vient à moi, et s’il ne hait pas son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, et ses sœurs, et même sa propre vie, il ne peut être mon disciple. Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut être mon disciple. (…) Ainsi donc, quiconque d’entre vous ne renonce pas à tout ce qu’il possède ne peut être mon disciple. » – Luc 14.25-27 et 33

Wouah ! Quelle déclaration surprenante de la part de Jésus. Jésus a eu, à plusieurs reprises dans les évangiles, des paroles qui peuvent sembler dures. Pourtant, il ne faut jamais perdre de vue que Jésus était « doux et humble de cœur » (Matt 11.29) et que ses paroles étaient toujours pleines d’amour. Alors, pourquoi ces paroles si dures au premier abord ?

Posons-nous la question : que signifie être disciple de Christ ? Jésus donne la réponse dans l’évangile de Jean :

« Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples. » – Jean 15.8

Un disciple est quelqu’un qui porte du fruit, le premier étant l’amour (1 Corinthiens 13 et Galates 5.22).

« En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé qui est tombé en terre ne meurt, il reste seul; mais, s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Celui qui aime sa vie la perdra, et celui qui hait sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle. » – Jean 12.24-25

Si Jésus nous demande de porter notre croix, ou on pourrait aussi dire de mourir à nous-mêmes, c’est afin de ne plus servir nos intérêts, mais ceux des autres. Afin de voir plus loin que les plaisirs passagers que le monde nous offre, et de considérer qu’il y a des enjeux éternels selon ce que nous faisons ou ne faisons pas pendant notre vie sur terre.

C’est là le centre de l’enseignement de Jésus : « Aimez-vous les uns les autres ». C’est en vivant cette vie de serviteur, où l’on fait don de notre vie, que nous serons vraiment heureux… Oui oui ! Tu ne rêves pas ! La Bible dit dans Actes 20.35 « Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». Quelle joie de donner le sourire à quelqu’un qui était triste, de donner à manger à ceux qui ont faim, de donner de l’amour et de la compassion à ceux qui en ont besoin, ou encore de voir des gens sauvés après que nous leur ayons parlé de Jésus ! C’est ça la vie qui vaut la peine d’être vécue, et c’est celle à laquelle Jésus nous invite ! Jésus a dit que son fardeau était doux et léger (Matthieu 11.30) : il y a bien un fardeau, mais il est bon à porter ! Il vaut la peine d’être porté, qui plus est quand notre aide s’appelle Jésus.

Paul dira ces paroles magnifiques dans sa lettre aux Galates :

« J’ai été crucifié avec Christ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m’a aimé et qui s’est livré lui-même pour moi. » – Galates 2.20

Ceci ne signifie pas que Paul ne contrôle plus ses membres parce que Christ habite en lui, loin de là ! Mais Paul veut dire qu’il a adopté la mentalité, les sentiments, l’Esprit, les objectifs, l’amour de Christ.

Je t’encourage alors à vivre pleinement cette vie ou l’on se met au service de notre prochain, et je te conseille ce très beau chant de Samuel Olivier, qui nous amène à considérer le don de Jésus sur la croix, le plus bel exemple de ce que signifie « porter sa croix », c’est-à-dire faire don de sa vie pour les autres.

Auteur : Guillaume E.G.

Guillaume, 18 ans, est étudiant en maths à l'université de Caen, passionné de basket et - par dessus tout - passionné par Jésus !