La tentation, la chute… et nos parents

La Bible est vraiment un livre incroyable. Par de simples histoires, elle permet de nous révéler de grandes choses. Dans la vie chrétienne, tout comme dans la vie non-chrétienne, on est tous confrontés à la tentation. La question qu’il reste à se poser, c’est comment je réagis face à cette tentation? Est-ce que je me laisse tenter ? Est-ce que j’y résiste ? Je te laisse répondre personnellement à ces questions. Néanmoins, que tu ne résistes pas ou que tu résistes, il y aura toujours des conséquences dans ta vie.

La Bible raconte l’histoire d’hommes et de femmes, comme toi et moi, qui ont également été confrontés à ce choix. Ils ont été tentés tout comme nous le sommes, toi et moi. Seulement, ils n’ont pas pris la bonne décision et ce mauvais choix a eu impact tragique : la venue du péché, du mal dans le monde.

Le verset 1 de Genèse 3 nous dit que le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs que le Seigneur Dieu avait faits. Dans la Bible, le serpent symbolise le mal, le diable. Celui-ci utilise sa « ruse », sa malice et sa facilité à tromper l’homme pour introduire le doute dans la vie de celui-ci.

Tout d’abord, il dit à la femme : « Alors, Dieu vous a vraiment dit : “Vous ne mangerez d’aucun arbre du jardin” ? » Par-là, nous voyons que le serpent déforme les propos de Dieu. En effet, il prétend que Dieu a interdit à Adam et Eve de manger de tous les arbres du jardin alors que ce n’est pas vrai.

Tout comme Eve, quand nos parents nous disent de ranger nos chambres ou de faire nos devoirs, il nous arrive parfois d’entendre une petite voix qui nous dit : « tu peux le faire plus tard » ou alors « tu as encore tout ton temps pour le faire ».

Cette petite voix a le don de te mettre dans le doute, de te faire douter de ce que tes parents t’ont dit. Ce doute te donne une mauvaise vision de la réalité. Ainsi, les « va ranger ta chambre ! » de tes parents se transforment en « tu pourras ranger ta chambre ? ». Les « va faire tes devoirs ! » deviennent « tu pourras faire tes devoirs ? » C’est également le cas d’Eve qui va jusqu’à dire ce que Dieu n’a pas dit.

En effet, elle répond au serpent : « Nous mangeons les fruits des arbres du jardin. Mais, pour le fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : “Vous n’en mangerez pas, vous n’y toucherez pas, sinon vous mourrez.” » Ici, Eve affirme que Dieu a interdit de toucher l’arbre alors que Dieu lui a seulement interdit d’en manger le fruit.

Ainsi, le doute entraîne la désobéissance. En effet, on finit par transformer les ordres de nos parents en demande et parfois même on en vient à les contredire en inventant des excuses : « quels rabats joie ces parents », « ils ne veulent pas que je m’amuse », « c’est pas grave, au pire, je le ferai plus tard ».

C’est exactement ce que le serpent va faire en disant « Pas du tout ! Vous ne mourrez pas ! Mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront, et vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. » Non seulement, le serpent contredit la parole de Dieu mais, en plus, celui-ci donne la fausse impression que Dieu cherche à refuser à Adam et Eve quelque chose qui leur serait bénéfique.

C’est souvent ce que nous avons tendance à penser. Nos parents, tout comme Dieu, ne nous comprennent pas assez, ils ne veulent pas notre bonheur, ils sont seulement là pour mettre des barrières à notre épanouissement. Le résultat, c’est que nous désobéissons, tout comme Eve qui prit du fruit, et en mangea. Elle en donna aussi à son mari, et il en mangea. Cet acte simple qu’est le fait de croquer dans un fruit a encore des conséquences dans notre vie, dans le monde où l’on vit, avec la venue du mal.

Chacune de nos désobéissances a un impact plus ou moins grand dans nos vies. Ce qui est sûr, c’est que pour Dieu, l’impact sera le même : sa tristesse, son désarroi, sa colère. Heureusement, Dieu pardonne. Il veut que nous soyons tous sauvés, au point même de donner son propre fils en sacrifice afin d’effacer le mal qui est en nous, le péché qui nous détruit.

Auteur : Anne-Miranda T.