Une vie transformée #28 : Florine

Après deux mois de pause, reprise de notre rubrique mensuelle « Une vie transformée », avec le témoignage de Florine, 28 ans, agent des finances publiques à Saint-Quentin.

Je suis Florine Georgel, née dans une famille chrétienne en 1990. Mon père est pasteur, ma mère infirmière, et nous sommes 5 enfants.

A 3 ans, je suis diagnostiquée par ma mère comme étant atteinte d’une myopathie rare et méconnue.

J’ai donc grandi en étant différente des autres : avec les moqueries et les regards. J’ai toujours cru qu’il existait un Dieu, mais étant déjà différente, tout ce que je voulais c’était être comme la majorité dans la société. Donc je m’étais dit : « je verrai plus tard… ».

Lors de mes années de collège, malgré mon envie d’être comme tout le monde, ça ne fonctionnait pas. J’avais un mal-être permanent : je priais tous les soirs pour que le Seigneur me guérisse, mais il ne le permettait pas. Pour moi, c’était une réponse qu’il s’en fichait, que je n’étais pas importante à ses yeux.

J’ai donc eu envie de mourir : j’étais une charge pour ma famille, pour la société, et moquée par la plupart des enfants, même ceux issu de familles chrétiennes. Quitte à être inutile, autant ne plus exister…

Le problème, à l’âge de 11 ans, c’est que je ne savais pas comment m’y prendre, et je n’ai pas réussi à aller jusqu’au bout de mon idée.

J’ai donc continué à vivre comme ça en attendant tout simplement que ça passe, et j’ai arrêté de prier pour être guérie : c’était une perte de temps.

En 2015, je suis allée en colonie de vacances avec Vilodec, j’en suis ressortie motivée à mettre ma vie en règle. Un message m’avait particulièrement frappée : Dieu ne nous donne pas tout ce qu’on veut, même s’il nous aime, et ce n’est pas parce que mes parents sont sauvés que si je meurs je serai sauvée également. Et vu la souffrance que je vivais déjà sur terre, ce que je voulais c’était au moins ne plus souffrir dans le futur.

Il est écrit dans Apocalypse 21.4 : « il essuiera toutes larmes de leurs yeux », et c’est tout ce à quoi j’aspirai.

J’ai donc remis ma vie à Christ et j’ai décidé de vivre sous sa grâce et sa volonté.

J’ai re-découvert que Dieu m’aimait, même si je n’étais pas normale selon les critères du monde, avec ce verset : «  regardez les oiseaux du ciel : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers ; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? » (Matthieu 6.26).

Ma vie n’est pas devenue plus facile pour autant. J’ai évidemment eu des combats et des déceptions, mais je reste appuyée sur Lui comme dans le Psaumes 46.2 : « Dieu est pour nous un rempart, il est un refuge, un secours toujours offert lorsque survient la détresse. »

Lors de mes difficultés physiques, je vois clairement sa main protectrice. Un exemple tout bête : lorsqu’il y a du vent qui risque de me faire chuter, je prie en permanence jusqu’à ma destination.

Aujourd’hui, je peux dire que le handicap que le Seigneur m’a mis est une protection. Il m’a protégée et m’a empêchée de me détourner de lui pendant mes études (avec les sorties étudiantes inaccessibles par exemple).

J’essaie d’être un témoin avec ce handicap. Aujourd’hui je ne suis plus déprimée, j’aime la vie que le Seigneur me permet de vivre même si pour le monde elle n’est pas parfaite, et je veux lui rendre cela. Je le remercie pour toutes les réussites qu’il me permet de vivre et les combats aussi qui m’ont fait m’appuyer sur lui, car sans lui je n’ai aucune raison de vivre sur cette terre.

Auteur : Florine G.