On ne fait pas toujours ce que l’on veut dans la vie

« J’ai pas envie. » C’est la première pensée qui nous vient à l’esprit face à plusieurs situations de notre vie : faire ses devoirs, donner un coup de main à nos parents, se lever après avoir repoussé 12 fois notre réveil. Cette pensée nous envahit également dans d’autres situations, concernant notre vie spirituelle : quand il faut résister à la tentation, lutter contre un péché, sortir de sa zone de confort, relever un défi. Naturellement, nous avons envie de répondre « j’ai pas envie », et de laisser tomber.

C’est l’argument béton que j’avais quand j’étais petit, pour ne pas manger mes légumes ou ranger ma chambre. Ma mère avait cependant un refrain qu’elle répétait sans cesse : « On ne fait pas toujours ce que l’on veut dans la vie. ». Cette phrase est restée gravée dans ma mémoire. Si quand j’étais petit je ne comprenais pas vraiment ce que ça pouvait bien signifier, aujourd’hui je réalise toute la pertinence de cette phrase. (Big up à ma maman, cet article lui est dédié !)

Si l’on faisait uniquement ce que l’on voulait

Si nous faisions uniquement ce dont nous avions envie dans la vie, nous passerions nos journées à manger des bonbons en regardant des séries. Personne n’arriverait à l’heure en cours, les cuisiniers de la cantine prépareraient toujours des pizzas, et les profs ne corrigeraient plus leurs copies. Mais bien plus que ça, si chacun faisait uniquement ce qu’il voulait, ce serait l’anarchie. Il n’y aurait aucune règle respectée et aucun code de conduite universel qui tienne. Ce serait terrible. Bref, on ne peut pas faire uniquement ce que l’on veut.

Un problème plus grand

Le problème est plus profond qu’une simple question d’envie. « J’ai pas envie » n’est pas simplement une pensée qui traverse notre esprit, c’est aussi une réalité ancrée dans notre cœur. Naturellement, en tant qu’être humain, notre cœur est tourné vers le mal. Si donc on faisait uniquement ce que l’on avait envie de faire, on ne ferait que pécher. C’est d’ailleurs la description que donne l’apôtre Paul de l’être humain en dehors de Jésus :

« (…) il n’y en a aucun qui fasse le bien, pas même un seul ; leur gosier est une tombe ouverte, ils se servent de leur langue pour tromper. Ils ont sur les lèvres un venin de vipère ; leur bouche est pleine de malédiction et d’amertume. (…) Il n’y a aucune crainte de Dieu devant leurs yeux. » – Romains 3.10-18

Triste description, n’est-ce pas ? C’est ce que nous sommes, chacun de nous, par nature.

Une solution plus grande

Mais l’apôtre Paul, après avoir décrit le problème de l’humanité, décrit aussi sa solution :

« C’est la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n’y a pas de différence : tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ. » – Romains 3.22-24

Par la foi en Jésus, nous pouvons être déclarés justes aux yeux de Dieu. Nous pouvons avoir un cœur changé. Dieu œuvre en nous, par son Esprit, pour nous transformer de l’intérieur. Pour nous faire naître de nouveau.

Nos buts ne sont alors plus les mêmes. Si avant nous étions sans cesse attirés vers le mal, nous voulons maintenant vivre pour le bien ! Ce n’est pas que nous sommes devenus parfaits, ou que nous ne péchons plus, mais il y a eu un changement complet. Nous voulons maintenant rejeter le mal que nous aimions avant, et nous voulons poursuivre le bien que nous rejetions auparavant.

Le péché reste malgré tout présent dans notre vie, et nous devons lutter jour après jour pour le faire mourir. Ce péché crie « J’ai pas envie ! » devant les bonnes choses que Dieu veut que nous fassions, et face à ces situations, nous pouvons alors prendre du recul et laisser l’Evangile nous transformer, réaliser ce que nous sommes par nature, ce que Dieu a fait pour nous, et ce que nous voulons faire pour lui en retour.

L’Evangile nous appelle à faire ce que l’on ne veut pas faire

L’Evangile nous appelle à faire même ce que l’on ne voudrait pas faire naturellement, que ce soit pour des raisons légitimes (question de goût, de différences culturelles, de disponibilités) : je vais par exemple renoncer à une habitude que j’ai pour ne pas choquer un frère ou une sœur en Christ, ou accepter de faire quelque chose que je n’ai pas vraiment envie de faire par amour pour cette personne. Nous pouvons aussi le faire pour des raisons illégitimes (paresse, manque d’amour, tentation) : je vais résister à la tentation de parler mal dans le dos de mon ami, même si dans mon cœur j’en ai très envie.

Pour te donner un exemple plus concret, imaginons que j’aie prévu de passer une soirée tranquille, dans mon canapé à lire un bon livre. Un(e) ami(e) m’appelle et me demande un coup de main. Quelle sera ma première pensée ? « J’ai pas envie… ». Quelle sera la suivante ? « A la lumière de ce que Dieu a fait pour moi en Jésus, et par amour pour mon ami(e), je veux renoncer à un confort légitime pour l’aider ! ». C’est ce à quoi l’Evangile nous appelle, pour la gloire de Dieu et pour notre joie. Prêt à relever le défi ?

PS : Tu sais, je n’avais pas très envie d’écrire cet article. Mais dans la vie, on ne fait pas toujours ce que l’on veut. Et heureusement :-)

Benjamin E
Auteur : Benjamin E

23 ans, parisien vivant à Bruxelles, étudiant à l'Institut Biblique Belge. Amateur de bons livres, apprenti blogueur et Webdesigner freelance. Mais surtout : passionné par l'Évangile, sauvé par grâce, disciple de Jésus.

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