En fonction de qui est-ce que tu agis ?

Je suis face à un dilemme. J’hésite. Je ne sais pas trop. J’ai envie d’écrire cet article, mais je ne suis pas une partisane de la maxime : « Fais ce que je dis et pas ce que je fais ». C’est-à-dire que ce que je vais écrire maintenant, je devrai ensuite l’appliquer dans ma vie. Et je n’en ai pas du tout envie ! Mais si c’est ce que Dieu veut, ma foi, allons-y !

Ces dernières vacances, c’est-à-dire celles de décembre, un verset m’a interpellé. Mais vraiment, hein ! C’est genre le verset cash qui te remet à ta place. Il se trouve dans Romains 5 aux versets 7 et 8 :

« A peine mourrait-on pour un juste ; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien. Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pêcheurs, Christ est mort pour nous. » – Romains 5.7-8

Mourir pour quelqu’un de bien ? Mouais…

La première fois que j’ai lu ce verset, j’ai rien compris. Puis, Dieu a comme ouvert mon esprit et j’ai été frappée par la pertinence de ces phrases. Je te les explique : « A peine mourrait-on pour un juste » veut dire qu’en tant qu’êtres humains assez égoïstes, on ne serait pas vraiment prêts à mourir pour une personne qui exerce la justice. Quand on agit mal, on n’aime pas recevoir ce qu’on a récolté. Même si c’est juste ! Alors pourquoi donner sa vie pour la personne qui nous attribue la punition ? Tu comprends ? Ensuite, le verset dit : « Peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien ». C’est en crescendo, en fait ! « A peine », « peut-être », la probabilité augmente mais elle reste faible. Contrairement à l’homme juste, on serait sûrement plus favorable au fait de mourir pour une bonne personne. Mais là encore, il y aurait beaucoup d’hésitations ; donner sa vie ce n’est pas comme donner son goûter. (Déjà que donner son goûter ce n’est pas facile !)

Mais Jésus fait bien mieux !

La dernière phrase est : « Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pêcheurs, Christ est mort pour nous. » (v.8)

Wouah ! Donc finalement, toi comme moi n’étions ni dans la catégorie « juste » ou « quelqu’un de bien ». Nous étions dans la catégorie « pécheur ». Mais Jésus, le Fils Unique de Dieu, est descendu de son ciel où il était très bien pour payer le prix de nos fautes. Ce verset impose une remise en question ; on doit en tirer une leçon. Dieu, en envoyant son Fils, n’a pas regardé à nos fautes mais à son amour pour nous. Il aurait dû nous rendre la monnaie de notre pièce (je veux dire par là nous annihiler de la surface de la Terre), mais il ne l’a pas fait. Pourquoi ? Parce qu’il est amour. Sauf que ce n’est pas là où je veux en venir aujourd’hui. Je veux te parler de toi et de ton attitude. En fonction de qui agis-tu ? Sur qui bases-tu ton comportement ? Sur Dieu, sur Jésus ? Ou sur les autres ?

Avant que Jésus n’arrive, la société disait : « Œil pour œil, dent pour dent ». Mais lui, il a dit : « Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous détestent, bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. » (Luc 6.26-28) Jésus est venu sur Terre et est mort pour nous, sachant très bien qu’on pourrait le rejeter. Et il nous invite à faire pareil ; à aimer les autres peu importe leur attitude. Si quelqu’un te sourit, souris-lui. Mais si quelqu’un te fait une grimace, souris-lui quand même. Tu sais quel est le plus grand commandement ? C’est d’aimer Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée. Mais tu sais quel est le deuxième plus grand commandement ? C’est celui d’aimer ton prochain comme toi-même. Jésus lui-même l’a dit ! Dès aujourd’hui (parce que demain n’existe peut-être même pas), décidons de nous comporter avec nos camarades de classe, nos collègues, les membres de notre famille comme Dieu le voudrait : avec amour. Peu importe leur attitude ! Et même si c’est dur, que tu as l’impression que c’est ridicule ou inutile, fais confiance à Dieu !

Et crois-moi, un jour tu auras ta récompense.

Auteur : Elykia G.

Elykia, 16 ans, est une lycéenne ordinaire qui a une passion pour la couleur bleu et le fait de rire. Entre cours et cours elle chante, écrit et aime aimer les autres - car c'est parce que Dieu nous a tant aimés qu'il a envoyé Jésus pour nous sauver.