Se libérer des chaînes de l’amour propre

Aime-toi.

La phrase-bateau retentit dans ma génération promettant paix, accomplissement et joie.

La culture l’adopte, tout comme plusieurs de mes amis chrétiens. Mais je ne voudrais pas la toucher avec mon petit doigt en portant une combinaison de déminage.

Pourquoi ? Il suffit de creuser un peu plus en profondeur pour s’apercevoir que cette philosophie du « tourné vers soi » qui s’auto-glorifie n’a aucun fondement biblique. En fait, je crois que le message que notre culture nous envoie au sujet de la priorité cruciale de l’amour propre est une tromperie incompatible avec le christianisme.

Dieu ne nous dit pas que nous devons nous aimer nous-mêmes par-dessus tout, et il ne nous dit pas que reconnaître notre propre côté impressionnant est la clé de la vie. Non, il nous dit une histoire très différente – une histoire qui commence avec Adam et Eve, mais nous allons sauter jusqu’à Israël.

A quel point Israël était mauvais ?

Malgré ce que la philosophie humaniste popularisée dans notre culture dirait, nous ne sommes pas intrinsèquement bons. Honnêtement, nous ne sommes même pas dignes d’être aimés.

Le livre d’Ézéchiel donne un récit approfondi et répété de l’état d’Israël selon Dieu. Il dit aux gens que la raison pour laquelle il les punit est qu’ils ont été totalement infidèles. Il l’explique au chapitre 16 à travers cette histoire :

Israël était née nue et couvert de sang, rejetée et seule. Dieu l’a vue, et lui a donné la vie, et elle a prospéré et grandi. Quand elle eut atteint l’âge de l’amour, il lui a donné tout son amour, et elle est devenue sienne. Ils étaient dans une alliance ensemble, et il l’a purifiée et habillée jusqu’à ce qu’elle soit parfaite dans la beauté qu’il lui avait donnée.

Pourtant après tout cela, celle qui devait tout à Dieu l’a quitté, échangeant volontairement son ornement somptueux pour la saleté de l’idolâtrie et de l’immoralité sexuelle. Elle est devenue mauvaise au point d’offrir en sacrifice ses propres enfants aux idoles. La méchanceté d’Israël, qui était choisie, aimée, et mise à part par Dieu, excédait celle des nations païennes qui l’entourait.

Ça, c’est toi et moi.

T’es-tu déjà demandé pourquoi Dieu a passé tant de temps à appeler, établir, faire grandir, punir et secourir Israël avant qu’il envoie Jésus ?

Israël nous représente, toi et moi. En rejetant totalement Dieu malgré son amour clairement exprimé pour eux, les Israélites représentent l’état de toute l’humanité. C’est à ce point là que chacun d’entre nous sommes méchants. Dans nos cœurs, si ce n’est littéralement, nous, êtres humains, sommes adultères, meurtriers, et idolâtres.

S’il y a bien une chose que l’Ancien Testament m’a permis de réalise, c’est ceci : nous sommes tous de grossiers pécheurs, complètement mauvais, rebelles et méchants.

Quel est l’intérêt de tout ça ?

Dieu ne nous aime pas parce que nous le méritons ; nous méritons l’enfer. Dieu nous aime à cause de sa grâce.

Et c’en est là toute la beauté !

Ça peut sembler déprimant de réaliser à quel point nous ne sommes vraiment pas aimables, mais ça n’a pas pour but d’être déprimant.

C’est seulement à la lumière de la profondeur de notre péché que nous pouvons vraiment apprécier la grandeur de la grâce de Dieu. Parce qu’il n’y avait rien de bon en nous pour l’attirer à nous, nous pouvons être sûrs de la force de son amour. Et s’il nous a aimés alors que nous étions ses ennemis, nous devrions nous réjouir maintenant qu’il nous aime comme ses enfants.

Paul l’explique ainsi :

« A peine mourrait-on pour un juste ; peut-être accepterait-on de mourir pour quelqu’un de bien. Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous. […] En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés. » – Romains 5.7-8, 10

Le vrai chemin vers la satisfaction, l’épanouissement et la joie.

Le bon berger est venu afin que nous ayons la vie en abondance, à travers le don de sa vie. A quoi ça ressemble vraiment de vivre une vie abondante ? C’est simplement suivre le berger. Nous avons été créés pour demeurer parmi son troupeau, entendre sa voix, être connus de lui et le suivre. Il est la porte qui conduit aux pâturages de la vie éternelle et le Berger de nos âmes (Jean 10).

Malgré ce que nos cœurs peuvent penser, la meilleure vie que nous puissions avoir est vécue dans l’enclos de Dieu. Cet enclos n’étouffe ni ne confine pas, nous empêchant d’atteindre un potentiel plus grand. Nous y sommes protégés, aimés, et pris en charge. C’est ici que nous sommes censés être, parce que nous avons été créés pour être avec Lui.

Nous devrions être les brebis les plus heureuses, parce que nous avons le meilleur des bergers.

Il nous a aimés au point de donner sa vie pour nous, et se réjouit du salut d’une brebis sur un troupeau de milliers.

Il nous appelle par notre nom.

Aime Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force. Ecoute la voix du berger, sois connu(e) de lui et suis-le. Vis pour le Seigneur au lieu de vivre pour toi. Et ainsi tu pourras vivre une vie de liberté, trouvant l’épanouissement en étant ce pour quoi Dieu t’a fait.

T’aimer toi-même peut sembler un bon plan, mais ce n’est rien en comparaison avec la joie d’aimer et d’être aimé par Dieu.


Article traduit de l’anglais, avec autorisation. Merci à Catharina pour la traduction.

Auteur : Olivia White