L’alcool ne peut pas nous satisfaire, mais l’Évangile le peut

C’est tentant de croire qu’être bourré en soirée peut nous apporter le bonheur éternel que nous cherchons. Mais ce n’est pas vrai.

L’auteur de l’Ecclésiaste, probablement le roi Salomon, en a fait l’expérience. Dans Ecclésiaste 2.1-11 on voit qu’il a fait une sorte de plan. Un plan pour essayer de voir quel est le but de la vie sur terre, ce qui est le plus important, ce dans quoi on doit s’investir à fond.

La course de Salomon « à la recherche du bonheur  »

Il va donc se lancer dans une course « à la recherche du bonheur ». Il dit à ce sujet : « Je n’ai rien refusé à mes yeux de tout ce qu’ils réclamaient, je n’ai privé mon cœur d’aucune joie. » (Ecclésiaste 2.10). En gros, tous les désirs qu’il avait, il se donnait les moyens de les réaliser (il le pouvait parce qu’il était roi, il avait le pouvoir et la richesse !). Cela l’a amené à avoir un nombre impressionnant de vignes (et donc de profiter du vin), de palaces, de femmes, de troupeaux de bœufs et de brebis (ça nous fait pas rêver maintenant mais à l’époque ça avait de la valeur !). Bref, il avait tout. Il ne lui manquait rien d’un point de vue humain. Il était au top de la richesse, de la gloire, du plaisir.

Et pourtant, il conclut son expérience avec ces paroles :

« Puis j’ai réfléchi à tout ce que mes mains avaient entrepris, à la peine que j’avais eue pour le faire, et j’ai constaté que tout n’est que fumée et revient à poursuivre le vent. » – Ecclésiaste 2.11

Il a réfléchi, et il a réalisé que toutes ces choses n’avaient aucune valeur. Il a pris un peu de recul, et il a réalisé qu’il était en train d’investir sa vie dans quelque chose qui n’allait pas durer. Tout allait partir en fumée.

Salomon s’est fait avoir par le mythe du plaisir immédiat. Ces choses n’ont pas pu le satisfaire. L’alcool n’a pas pu le satisfaire.

L’expérience de Salomon est frappante, parce qu’on apprend qu’être bourré en soirée c’est tellement éphémère. Ne crois pas que c’est ça qui va te rendre heureux. Vivre dans le plaisir de l’alcool est simplement un moyen de ne pas regarder la réalité en face. C’est un moyen de « maquiller » la vérité.

La réalité de notre cœur et la solution de l’Évangile

La réalité est que nous sommes tous pécheurs, coupables et condamnés. Pécheurs parce que nous n’avons pas vécu comme il le fallait – en faisant toujours le bien et jamais ce qui est mal. Coupables parce que nous avons offensé Dieu qui est Saint – c’est-à-dire entièrement parfait. Et condamnés parce que Dieu est juste et qu’il ne peut pas laisser le mal impuni. Voilà notre plus grand problème : notre cœur qui est mauvais. Et l’alcool ne fait rien pour régler ce problème. On reste toujours aussi insatisfaits et perdus après avoir bu « le verre de trop ». L’alcool ne change pas l’état de notre cœur et notre situation devant Dieu.

Ce dont Salomon avait besoin pour être pleinement satisfait, et ce dont nous avons besoin aussi, c’est d’un cœur changé. Nous avons besoin de pardon. Nous avons besoin d’un Sauveur.

La réponse à ce besoin se trouve dans la Bible, dans l’Évangile. C’est la bonne nouvelle de Jésus – Dieu fait homme – qui vient vivre une vie parfaite et mourir à notre place pour nous réconcilier avec Dieu. C’est la mort de Jésus sur la croix et son sang qui a coulé qui peuvent nous rendre justes devant Dieu. Le salut, qu’on trouve en plaçant notre confiance en Jésus, règle notre besoin le plus grand. Et nous pouvons alors trouver la paix de notre âme. On peut trouver la joie que Salomon cherchait. On peut être réconciliés avec Dieu, en paix avec lui. On peut vivre une nouvelle jeunesse.

On peut tout avoir et manquer de l’essentiel

On peut tout avoir, comme Salomon, et manquer de l’essentiel. L’essentiel, c’est Jésus. C’est la seule chose qui ne « part pas en fumée » (pour reprendre l’expression de Salomon).

Alors ce dont tu as besoin, c’est pas d’une nouvelle cuite. Mais c’est de te détourner de tes fautes pour te tourner vers Jésus, afin de trouver en lui un pardon généreux, un cœur changé, une vie nouvelle.

Jésus peut-être ton Sauveur et régler ton plus grand problème. Est-ce que tu crois en lui ?

Benjamin Eggen

Benjamin Eggen

25 ans, français exilé à Bruxelles, passionné par l'Evangile, les bons livres et la mission. Auteur du livre Soif de plus ? et co-auteur de Une vie de défis. Vous pouvez suivre Benjamin sur sa chaîne Youtube et son compte Instagram.

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6 Commentaires

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  • Je ne chercherai jamais à justifier le fait d’être ivre.
    Ne pas être maître de soi, de surcroît nauséeux avec des céphalées n’a strictement aucun intérêt et peut au contraire entraîner beaucoup trop de dérives (accidents, dérives sexuelles, propos déplacés, violence etc.)

    Cependant, avec modération, l’alcool est vecteur de détente et d’inhibition qui permettent ce que l’on appelle « l’alcool joyeux » où l’on reste maître de soi.
    J’ai bien compris (j’espère) que le but de l’article n’était pas de diaboliser la consommation d’alcool mais cette précision me paraît importante car elle n’est jamais mentionnée.

    Si la véritable sagesse consiste à ne pas tester ses limite et à rester dans le raisonnable. Boire de l’alcool n’est pas une mauvaise chose en soit. La bible ne dit-elle pas que le vin réjouit le cœur de l’homme et fait resplendir son visage (Psaume 104:15) ? Paul mentionnant même ses vertus thérapeutiques (1 Timothée 5:23) ! Et que dire de notre Seigneur conscient de son importance lors des fêtes et qui à sciemment apporté plus de vin au moment où la fête était déjà avancée et surtout au moment où les personnes avait tellement bu qu’elles n’était plus capables de faire la différence entre le bon et le mauvais vin (Jean 2:10) ?

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  • L’alcool de la bible ne dépassait pas les 10 degrés. Aujourd’hui, celui que l’on produit est bien plus fort.
    Il fait 49000 morts par an en France.
    50% de ces décès concernent des non dépendants.
    38000 décèdent par maladie.
    1 verre par jour augmente le risque de cirrhose chez la femme de 140% contre 27% chez l’homme, et le risque du cancer du sein de 10%.
    Ce ne devrait pas être un produit du quotidien

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  • Bonjour,
    J’ai donc parcouru cet article qui met donc en avant la voie sans issue de l’alcool et qui présente Jésus comme étant le seul qui peut satisfaire un coeur malheureux en passant par la croix.
    Le commentaire ci dessus minimise trop a mon sens le danger que peut représenter l’alcool. La vraie joie profonde viendra de Dieu. Or, le vin est pour ceux qui ont l’amertume dans l’âme, c’est pourquoi ils y trouvent un peu de consolation mais comme le vin ne peut satisfaire le vide intérieur de l’homme, pour ceux qui ne connaissent pas , vient alors l’enivrement. Prendre le prétexte que c’est l’exces de tout qui nuit ouvre tot ou tard la porte à l’exces. C’est pourquoi j’encourage à l’abstinence pour les chrétiens et de toujours s’affectionner aux choses d’en haut. Le vin fermenté conduit d’abord au plaisir puis à la débauche. finalement,ils sont disciples de Jésus et je vois mal Paul avec un verre de biere ou de vin à la main.
    Toujours en rapport avec le commentaire ci dessus: je vois tres mal Jésus donner du vin alcoolisé à ceux qui étaient déja ivre. Le vin que Jésus avait donné était un vin spécial céleste de son cru sans fermentation . Qu’on ne se leurre pas, lors des noces de l’agneau, il n’y aura pas d’alcool, ni vin fermenté ni envivrement, mais il y aura certainement la joie pur et l’amour non sensuelle qui viendra du coeur de l’Agneau.
    Ce qui serait bon, c’est de prendre tous les passages de la Bible qui traitent de l’alcool, du vin, du fruit de la vigne , de les voir dans leur contexte et dans leur signification hébraique et grec. Combien de sortes de vin il y avait? Et surtout les juifs buvaient leur vin a quel degré d’alcool? Ils aimaient boire du jus de raisin frais. La fermentation comme le levain représentait quoi? Il faut se poser les bonnes questions. l’alcool comprend il des vitamines. l’alcool empeche de reflechir avec objectivité et fait grossir les veines et arteres puisque il passe directement dans le sang.
    Par exemple deux passage trés clair en Lévitique 10:8 et Apocalypse 1:6: vas tu etre alcoolisé tout en étant dans la communion avec le Seigneur ou en étant dans Sa présence?
    Sois fortifié et en effet l’acool que ce soit peu ou beaucoup ne satisfait nullement l’homme. A quoi bon s’attarder devant du vin ou de l’alcool? il vaut mieux s’attarder devant la Parole de Dieu, y obéir et marcher avec le Seigneur pour réussir sa vie.
    J’espere avoir pu encouragé quelqu’un a l’abstinence et a rechercher les choses d’en haut.
    Ma grâce te suffit, et ma puissance s’accomplit dans la faiblesse, dit le Seigneur.

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    • Jérôme,

      Je n’ai aucun mal à comprendre le bien fondé de votre intervention.
      Cependant, elle n’est malheureusement ni conforté par les écritures, ni de manière plus large par l’archéologie, l’ethnologie ou l’histoire.

      Je commencerai pas une fois de plus combattre avec véhémence l’idée d’une quelconque justification de l’ébriété.
      Être soumis à l’emprise de l’alcool n’est absolument pas une bonne chose non plus et les méfaits de l’intempérance sont à de maintes reprise condamné par la Parole. Et évidemment, le vin et l’alcool ne sont pas des choses à chercher en priorité.

      Mal utiliser l’alcool comprend des risques évident. Tout excès l’est. Où même si vous me permettez l’analogie, le sucre également ! À bien plus forte raison d’ailleurs d’un point de vue médical ! Encore une autre analogie, un couteau est un ustensile très pratique. Mal utilisé, il peut être utilisé comme une arme. Faut-il s’abstenir de sucre et de couteaux ? Je ne pense pas.
      Si une personne connaît sa faiblesse par rapport au sucre ou à l’alcool et qu’elle décide de s’en passer ! Grand bien lui en fasse et je vais faire de mon mieux pour l’accompagner. Mais l’ériger en règle pour l’ensemble des chrétiens, c’est à mon sens s’imposer un joug inutile.

      Ceci étant dit, vous faites des approximations au niveau de la Bible afin de conforter votre point de vue et en ça, je trouve cela dommageable. Dire que « Le vin fermenté conduit d’abord au plaisir puis à la débauche » est une généralité qui ne repose sur rien, ni d’un point de vue biblique, ni médical. On en revient à la notion d’excès qui là rentre mieux en compte.
      Par ailleurs, vous manquez de connaissance sur la viticulture de l’époque antique et il ne fait aucun doute que le « vin » (וְיַ֤יִן en hébreux, οἶνον en grec) tel qu’il est décrit dans la bible était bien alcoolisé. Certainement qu’il était coupé avec du miel ou des épices (comme par exemple le vin aigre de Jean 19:29).Quand Jésus célèbre la première cène, il choisit le vin pour représenter son sang. Donc quand vous dites « Je vois mal Paul avec un verre de biere ou de vin à la main », imaginez déjà Jésus avec un verre de vin à la main. Donc oui, un verre de vin alcoolisé ! Comparez d’ailleurs ce que Jésus lui même dit de lui en Luc 7:34 avec le verset précédent à propos de Jean-Baptiste.

      Vous dites : « je vois tres mal Jésus donner du vin alcoolisé à ceux qui étaient déja ivre ».
      Mais moi aussi et pourtant, le texte (Jean 2:10) ne laisse que peut de place au doute quand on lit ce qu’explique l’intendant (l’organisateur du repas). Jésus a réalisé son miracle ou les invités commençaient d’une part à manquer de vin (donc avaient déjà bu assez convenablement) et d’autre part à un moment où les invité commençaient, émoussés, à ne plus faire la différence entre les vins. D’ailleurs, si tel n’était pas le cas, ce verset n’aurait strictement aucun intérêt narratif et Jésus aurait très bien pu réaliser ce miracle au tout début du mariage.

      Vous dites : « Le vin que Jésus avait donné était un vin spécial céleste de son cru sans fermentation . »
      Si je vous accorde que ce vin était céleste et fut d’ailleurs à n’en pas douter le vin le plus exquis de l’histoire de l’humanité ; vous n’avez hélas en revanche aucun moyen de prouver qu’il n’était pas fermenté autrement que votre intime conviction. L’intendant ne serait certainement pas laissé berner et n’aurait pas appelé ça du vin. Rappelons que c’était une partie intégrante de son métier.
      Je comprends une fois de plus la probité de votre intention mais elle n’excuse pas de tirer de façon péremptoire des versets pour les déformer en les alignant à ses convictions. Que vous le fassiez pour vous très bien. Mais en l’occurrence, vous semblez l’ériger en dogme auprès de nos frères et sœurs. Jésus au travers d’un acte symbolique fort (l’interprétation de l’eau changée en vin) a également privilégié la fête lors de ces noces de Cana.

      Vous dites « Qu’on ne se leurre pas, lors des noces de l’agneau, il n’y aura pas d’alcool, ni vin fermenté ni envivrement, mais il y aura certainement la joie pur et l’amour non sensuelle qui viendra du coeur de l’Agneau. »
      Je crains que justement vous vous leurriez vous-même. Encore une fois, cela ne repose qu’uniquement sur des convictions personnelles. Ou plus simplement sans doute sur une confusion entre l’ébriété (l’excès) et le simple fait de boire de l’alcool sans en souffrir les méfaits. Donc oui, je n’ai aucun mal à m’imaginer boire du vin auprès du Seigneur, d’autant plus quand je vois toute la symbolique que la bible elle même met sur cette boisson … alcoolisée.
      J’aurais du mal à m’imaginer tomber dans l’excès et être saoul tout comme je n’ai aucun mal à m’imaginer profiter du « festin » des noces de l’agneau sans pour autant m’imaginer tomber dans l’excès de la gourmandise et de la gloutonnerie.

      J’espère avoir répondu à vos remarques.
      Je vous souhaite de continuer à progresser dans ses voies mais à faire preuve d’amour envers vos frères et sœurs et à ne pas leur mettre un joug inutile. Rappelez-vous de Paul et des viandes sacrifiées aux idoles.

      Fraternellement,

      Inbo

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      • Au commentaire precedent, je repondrai par 3 versets de la Bible:
        «Tout m’est permis, mais tout n est pas utile. Tout m est permis, mais tout n edifie pas. »
        1 Corin 10:23

        Marchez selon l Esprit et vous n accomplirez pas la convoitise de la chair. Gal 5:16

        «Frere, vous avez ete appelé a la liberté, seulement ne faites pas de cette liberté un pretexte pour vivre selon la chair, mais rendez vois par amour serviteur les uns les autres» Galates 5:13

        Je ne suis ni legaliste ni ascetique mais seulement une ame qui cherche a suivre Jesus-Christ avec son secours . Voir Luc 9:23

        Mieux vaut Son amour que le vin…

        Bonne marche avec Christ!

        Soit Christ, soit l alcool? Que choisiras tu?

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        • Si vous êtes ni légaliste, ni ascétique alors votre commentaire et votre dernière question si elle m’est adressée sont du vent et hors-sujet puisque j’ai suffisamment été clair sur ma position. Je ne défend pas le fait de mettre l’alcool à la place de Dieu mais de le considérer à la place qu’il mérite d’avoir, une substance sur laquelle chaque être humain doit être totalement maître et non asservit.

          Si votre dernière question est une question rhétorique lancée à l’ensemble des rébellutionnaires alors, elle mérite d’être posée comme l’ensemble -je dis bien l’ensemble- de ce qui nous régit et qui peut devenir une idolâtrie. Alcool, travail, fête, jeux et même l’église, la Rebellution, le paraître, les œuvres etc.

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