Ce que j’ai pu apprendre avec mon nouvel appart

Salut Rébellutionaire ! C’est la rentrée ! Et tu viens peut-être juste de rentrer à la fac, ou de changer de ville pour ta formation. Si c’est le cas, tu découvres peut-être la joie d’un premier appartement : recherche, nettoyage, ameublement, décoration, …

Et peut-être que tu découvres la solitude en rentrant chez toi, les brimades de tes camarades si tu as essayé de témoigner, ou au contraire que tu as contemplé, horrifié, ta prompte capacité à ne pas agir en enfant de Dieu avec tes potes ou tes profs. Ouaip, une rentrée c’est jamais simple. Mais tu sais quoi ? Dieu peut faire parler les pierres. Il peut utiliser ton appart pour te parler ! C’est fou ? Voilà la théologie de mon appart.

J’ai choisi cet appart dans un vieil immeuble, et dans mes moyens, donc dans un état … améliorable ! Plein de travaux à faire et de nettoyage ! Mais dans mes yeux je vois ce que cet appartement sera, et je l’aime déjà ! Alors je nettoie tout, et il est déjà mieux, j’aménage, je mets des meubles, des posters.

Peu à peu il devient beau, et mon père trouve l’appart super, pendant que ma mère me montre les nombreux défauts et zones qui restent à nettoyer, avec plein de conseils ! Et même si je vois tous ces défauts, et que le nettoie peu à peu, je sais qu’il sera parfait à un moment, quand tout le travail sera fini, et j’aime mon appart. Je le vois déjà parfait !

Depuis deux semaines que j’aménage, je me réveille déprimé. L’homme ancien en moi tape pas mal à la porte en ce moment. Mon comportement m’attriste souvent. Mes péchés m’accablent. Mais ce matin, quand je me réveille avec les aménagements du jour en tête, Dieu a un autre plan. Dieu veut me parler par mon appart, et ça fait tilt. Mon appart, il n’est pas beau et parfait. Mais je l’aime. Il a plein de défauts, qui se manifestent. Mais je l’aime. Et je travaille à le rendre beau, parfait et sans défaut. Comme Dieu avec moi.

« Je découvre donc cette loi : alors que je veux faire le bien, c’est le mal qui est à ma portée. En effet, je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon être intérieur, mais je constate qu’il y a dans mes membres une autre loi ; elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres. Malheureux être humain que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ? J’en remercie Dieu, c’est possible par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi donc, moi-même, je suis par l’entendement esclave de la loi de Dieu, et je suis par la chair esclave de la loi du péché. » Romains 7.21-25

« Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son terme, jusqu’au jour de Jésus-Christ. » Philippiens 1.6

Je suis comme mon appart : il me reste des traces de l’homme ancien. J’ai reçu un nouvel homme spirituel de Christ, je suis né de nouveau ! Mais je vis dans mon corps de mort. Mon appart a reçu de nouveaux meubles, un nouvel agencement, mais il reste toujours à améliorer sur tellement de points. Comme mon appart, j’apparais parfois beau et propre à l’œil nouveau, et parfois encore un peu pourri dans les coins.

Parfois je manque la cible, je pèche. Mais alors je me dis la même chose que je dis à mes visiteurs : les travaux ne sont pas finis ! Dieu continue la bonne œuvre qu’il a commencée en moi !

Et alors chaque jour, comme je nettoie mon appart, chaque jour je demande à Dieu de me renouveler. Chaque jour je crucifie l’homme ancien, l’homme charnel, et j’essaie de marcher par l’Esprit, par ce nouvel homme spirituel dont Dieu m’a fait. Chaque jour, je me soumets, et je demande à Dieu de me transformer. Et je lutte, armé de toutes les armes que Dieu m’a données, sachant que Christ a vaincu (Romains 8.31-39) et que Dieu combat pour moi (Exode 14.13-14).

Et je sais que pendant ce temps, comme mon appartement, j’ai un but et une utilité : je suis serviteur de Dieu, et il me fait la grâce de m’utiliser pour son royaume ! Alors chaque jour, que ce soit un jour de réussite ou un jour de détresse, un jour de joie ou un jour de peine, je loue mon Seigneur et je lève haut le bouclier de la foi. Et comme disait Cesbron : « En attendant que je sois tel qu’il m’aime, je sais qu’il m’aime tel que je suis. »

Gloire à Dieu !