Accepter les conseils : difficile… mais ça vaut le coup !

Je n’avais aucune envie d’attendre.

Cela faisait déjà des mois que j’attendais. Je m’étais beaucoup préparée, j’avais beaucoup prié (car j’avais beaucoup de temps libre), je me pensais donc prête pour ce challenge.

Dieu avait mis en moi un profond désir de commencer un groupe d’étude biblique pour discipuler des filles plus jeunes que moi. Ce n’était tout simplement pas le genre de choses que je pouvais balayer d’un revers de main et chasser de ma tête, quand bien même j’essayais.

Et puis ma mère a commencé à me dire que je devais attendre au moins jusqu’au mois de janvier avant d’envisager de commencer ce ministère.

« Notre famille n’est pas encore prête pour ça », disait-elle. C’est vrai qu’en l’espace de quelques mois, nous avions déménagé plusieurs fois.

Alors que j’avais tout mon temps libre pour suivre des cours de discipulat, le reste de ma famille – mes parents en particulier – avait bien trop de choses à gérer (tout partait dans tous les sens pendant ces derniers mois de chaos).

Je ne tenais plus en place et n’avais aucune envie d’attendre, mais j’ai quand même choisi de tenir compte des conseils de ma mère.

Je n’avais parlé à personne de ce projet durant cette période. Bien que je continuais à prier pour celui-ci et à noter mes idées afin de ne pas en perdre une miette, une fois que le moment de commencer viendrait.

Ma mère m’a toujours donné de sages conseils, je ne pouvais pas le nier et elle savait de quoi elle parlait.

Après tout, c’est en grande partie d’elle que j’ai reçu ma formation sur comment discipuler les autres.

Et vous savez quoi ? Je suis bien contente d’avoir attendu (je suis sûre que vous vous y attendiez) !

Les mois qui suivirent, j’ai dû faire face à plusieurs soucis de santé qui m’ont laissée sans dessus-dessous. J’étais donc soulagée de ne pas avoir eu à former d’autres jeunes disciples pendant cette période. Je devais d’abord me rétablir.

J’ai finalement créé un groupe pour les jeunes filles en janvier (en suivant, bien sûr, les précieux conseils de maman) avec le support de mon pasteur et de ma famille. Dieu a fait des choses magnifiques dans ce groupe et s’est chargé de détails auxquels je n’aurais jamais pensé moi-même.

Et ce fut une bénédiction, autant pour les filles que pour moi.

Ce n’est certainement ni la première (ni la dernière) fois où j’ai dû apprendre à rechercher la sagesse et à demander conseil avant de m’engager dans un projet ou même au milieu d’un projet !

Il est parfois difficile d’accepter les conseils.

Surtout lorsqu’on est si passionné par quelque chose. On ne veut pas attendre, on veut tout, tout de suite. C’est si facile d’être enthousiaste et de se lancer dans quelque chose, avec toute notre force et notre énergie.

Mais nos conseillers, en particulier nos parents, peuvent souvent voir les réalités mieux que nous (Proverbes 20.29).

Ils veulent nous aider, afin qu’on ne se brûle pas les ailes, que l’on n’échoue pas ou que l’on ne perde pas notre zèle à cause de la fatigue. Ils ont la capacité de savoir quand nous avons encore besoin de préparation ou quand les circonstances font que ce n’est pas le moment, comme à l’école ou au sein même de la famille.

Ou peut-être qu’ils ne sont tout simplement pas prêts, mais pour réussir nous avons besoin d’eux, seuls nous ne pouvons rien faire. Et ce n’est pas un problème !

On peut facilement se sentir frustré, mais si nous sommes sages, nous demanderons conseil !

Dans la Bible, les Proverbes en parlent beaucoup, en voici un exemple tiré de Proverbes 24.6 (LSB)

« Car tu feras la guerre avec prudence, Et le salut est dans le grand nombre des conseillers. »

Allons donc en guerre ! Mais n’oublions pas les conseillers.


Article traduit avec autorisation. Merci à Catharina pour la traduction.

Auteur : Sara Willoughby