La résurrection de Jésus : conte de fées ou réalité prometteuse ?

C’est un fait : la foi chrétienne n’est actuellement pas le système de croyance qui a le plus le vent en poupe. En fait, s’afficher comme chrétien(ne) convaincu(e) c’est risquer de ne plus être pris au sérieux ou, pire encore, de devenir l’objet des moqueries de son entourage. En effet, croire à la mort de Jésus c’est une chose, nous dit-on, mais baser sa vie sur sa résurrection c’est comme fonder sa vie sur un conte de fées. Du moins, c’est ce que la plupart de nos contemporains pensent, même s’ils ne sont pas prêts à le déclarer publiquement. Et puis, il faut l’avouer, la résurrection de Jésus est un événement tellement surnaturel et unique que rares sont les chrétiens qui n’en doutent pas à un moment ou un autre, même après leur conversion. Enfin, le scepticisme latent de nos concitoyens vis-à-vis de la résurrection du Christ, notre propre manque de conviction de la véracité et de la portée de cet événement, et nos craintes des réactions auxquelles nous risquons de devoir faire face attiédissent souvent notre témoignage. Mais soyons rassurés : le Christ est véritablement ressuscité, et cela nous donne une assurance et une espérance inégalées qui sont le vent qui souffle dans nos voiles, nous poussant à persévérer dans notre annonce de l’Évangile même dans un contexte difficile.

La résurrection de Jésus : une réalité prometteuse

Dans la première épître de Paul aux Corinthiens, nous lisons que plusieurs chrétiens en étaient arrivés à ne plus croire à la résurrection des morts (1 Corinthiens 15.12), ce qui remettait en cause la résurrection de Jésus lui-même (1 Corinthiens 15.13). Face à cette déviation alarmante du cœur du message chrétien, Paul trouve nécessaire de leur rappeler le message de l’Évangile auquel plusieurs d’entre eux étaient encore fermement attachés et qu’ils devaient tous retenir dans les termes où il le leur avait annoncé, sans quoi leur foi aurait été inutile (1 Corinthiens 15.1-2) : Christ est mort pour nos péchés et il est ressuscité (1 Corinthiens 15.3-4). En effet, c’est seulement en croyant que Jésus est ressuscité des morts que les chrétiens ont l’assurance de ne plus être dans leurs péchés1 (1 Corinthiens 15.17) et qu’ils ont l’espérance certaine de ce que, tout comme Jésus, ils revêtiront un corps incorruptible et glorieux après la mort ou au moment de son retour (1 Corinthiens 15.18-28 ; 35-57).

Face à des chrétiens en proie au doute et hésitant probablement à ouvrir la bouche pour parler du Christ ressuscité, Paul donne des preuves de poids confirmant qu’il est bien réellement ressuscité2 :

  1. Christ est mort, a été enseveli et est ressuscité conformément aux Écritures (1 Corinthiens 15.3-4 ; voir p.ex. Esaie 52.13-53.12).
  2. Les nombreux témoins oculaires (1 Corinthiens 15.5-8).
  3. Le témoignage d’un Apôtre qui avait persécuté l’Église jusqu’à sa rencontre avec le Christ ressuscité (1 Corinthiens 15.8-10 ; cf. Actes 9 et 26).
  4. La conviction et la bonne conscience des témoins oculaires (1 Corinthiens 15.13-15 ; cf. Luc 1.1-4 ; 1 Jean 1.1-4 ; 2 Pierre 1.12s).
  5. Les souffrances des témoins oculaires à cause du Christ ressuscité (1 Corinthiens 15.30-32 ; cf. Actes 4.1-22).

Nous pouvons donc être sûrs que Christ est bien ressuscité, ce qui est une réalité prometteuse : elle nous assure la réconciliation avec Dieu dès aujourd’hui et un avenir glorieux et éternel avec lui !

Persévérer dans l’annonce de l’Évangile

Voici comment se conclut ce chapitre :

« Ainsi, mes frères et sœurs bien-aimés, soyez fermes, inébranlables. Travaillez de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas sans résultat dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15.58).

Par le petit mot de liaison « ainsi » ou « c’est pourquoi » qui débute ce verset, nous apprenons que cette réalité prometteuse de la résurrection de Jésus est la raison pour laquelle nous devrions être fermement attachés à cet Évangile ainsi qu’à la mission de le faire connaître à tous, chrétiens et non-chrétiens. En effet, à chaque fois que Paul parle de « l’œuvre dans le/du Seigneur », « du travail/de la peine dans le Seigneur », ou de quelque chose qui « (n’)est (pas) vain/sans résultat » (et autres expressions voisines de ces dernières), c’est dans un contexte de proclamation de l’Évangile auprès de chrétiens pour qu’ils persévèrent dans la foi (1 Corinthiens 3.9-13-15 ; 15.10-14 ; 16.10) ou auprès de non-chrétiens pour qu’ils se confient en Jésus (1 Corinthiens 9.1 ; 15.10-14 ; 16.10). Il vaut donc bien la peine de persévérer dans le partage de l’Évangile avec les jeunes de votre petit groupe d’ados, avec vos camarades de classe, avec vos collègues du bureau, avec les membres de votre Église, avec vos voisins, et avec les membres de votre famille. À cause de la réalité prometteuse et glorieuse de la résurrection de Jésus pour nous-mêmes et pour notre entourage, toute notre peine et tout notre travail n’est pas vain, quelles que soient les oppositions et les difficultés auxquelles nous pouvons être confrontés !


Les deux messages de la conférence Hérauts qui a eu lieu en février 2017 à Bruxelles sont maintenant disponibles : « Follement sauvés » et « Follement résolus ». On vous encourage vraiment à prendre le temps de les écouter ! Les voici ci-dessous :

 

  1. Non qu’ils ne pèchent plus mais Jésus a subi le châtiment qu’ils méritent à cause de leur rébellion, à leur place à la croix (cf. v. 3).
  2. Voici plusieurs preuves de taille exposées par Paul en 1 Corinthiens 15. Pour un exposé des objections les plus sérieuses mises en avant contre la résurrection de Jésus et des réponses à ces objections, voir le message « Follement Résolus » (deuxième message en séance plénière de HERAUTS, la nouvelle convention annuelle des GBU de Belgique) sur la chaîne YouTube « GBU Belgique ».
Auteur : Alexandre Manlow

Alexandre Manlow, Secrétaire Général des GBU de Belgique et professeur de l'évangile de Marc à l'Institut Biblique Belge. Marié à Sara, qui est aussi employée par les GBU, ils ont une adorable petite fille nommée Natalina.