Qui est-ce que tu sers : le Seigneur ou toi même ?

28 Août 2017 1 commentaire Anthony R.

Si effectivement le cœur humain est par nature dépravé en conséquence du péché originel, nous devrions garder en tête que même nos actions les plus honorables demeurent souillées. John Bunyan, l’un des théologiens puritains du 17ème siècle, citait : « Même dans ma plus belle prière il y a suffisamment de péché pour damner le monde entier. »

Un appel à résister

Ce constat devrait nous exhorter à veiller afin de ne pas demeurer dans les entraves de l’ennemi. Bien que nous sommes en effet rendus justes par Christ, libérés de la mort, de la loi et du péché, pardonnés pour nos fautes, et plus que vainqueurs sur l’ennemi, nous demeurons dans le même temps en attente du jugement final divin qui annihilera définitivement le prince de ce monde et la corruption de la chair. Dans cette attente, il nous est demandé de résister fermement au diable qui rôde comme un lion, de tenir ferme dans notre foi, et de lutter pour marcher non pas dans la chair mais dans l’Esprit. C’est à ce titre que nous devrions sans cesse examiner notre cœur. En effet, bien qu’étant enfants de Dieu, de par notre condition terrestre, nous restons sujets aux faiblesses de notre chair. Romains 8.6-7 nous dit que l’affection de la chair nous conduit à la mort et à l’inimitié contre Dieu.

Les péchés manifestes et les péchés qu’on accepte

Dans le Nouveau Testament, je constate que Paul parle aux Corinthiens comme à des chrétiens charnels (1 Corinthiens 3.1-3) du fait de leurs péchés manifestes : impudicité, querelles, jalousies. Et en parallèle, l’apôtre prévient Timothée, le pasteur de l’Église d’Éphèse, (1 Timothée 4.1-5) des faux enseignants guidés vraisemblablement par la chair et prescrivant de fausses doctrines légalistes. Ce dont je me rends compte, c’est qu’aujourd’hui nous avons tant de facilité à reconnaître et à condamner les péchés « évidents » comme l’adultère, l’impudicité, la convoitise, l’ivrognerie etc, tels que pratiqués dans l’Église de Corinthe. Pourtant nous avons plus de mal à reconnaître l’orgueil et l’idolâtrie qui s’immiscent dans nos cœurs et qui nous poussent à enseigner et à imposer par exemple des règles légalistes à l’apparence de sagesse mais en réalité dénuées de vérité, à nos frères, comme dans le cas des faux enseignants, dans le seul but de satisfaire notre conception charnelle et erronée de la foi.

Un chrétien spirituel n’est pas nécessairement celui qui a le plus l’apparence de la piété. En effet, qu’ai-je à gagner à lire la Bible toute entière, à prier des heures, à partager mes biens, à prêcher dans toutes les nations, à servir dans mon assemblée, ou même à marcher dans la pureté en m’imposant toutes sortes de restrictions si je ne le fais pas pour la gloire de Dieu mais pour ma propre gloire ? Que je sache, si Dieu regarde au cœur, nous devrions être d’autant plus attentifs aux motivations qui nous poussent à agir. Jésus a moins condamné les œuvres en tant que telles des pharisiens que leur attitude de cœur. Les pharisiens œuvraient pour être bien vus et paraître spirituels, alors qu’en réalité leur cœur était plein d’orgueil, d’idolâtrie, et d’hypocrisie.

Le mauvais exemple des pharisiens

Les pharisiens étaient charnels à cause de :

  • L’orgueil qui les poussait à s’endurcir en ne se mêlant pas aux autres, à refuser d’être repris ou enseignés par d’autres, et à ajouter des règles supplémentaires comme si le commandement de Dieu n’était pas suffisant.
  • L’idolâtrie de leur propre personne en cherchant à se glorifier de leurs actions, ils se considéraient comme étant les plus spirituels et nourrissaient un profond sentiment d’auto-satisfaction.
  • L’hypocrisie de leurs actions, quelques soient leurs œuvres, les dîmes, les offrandes, ou le jeûne, ils effectuaient ces actions par désir d’être reconnus comme étant pieux plutôt que par piété véritable.

À nous tous qui œuvrons pour le Seigneur, repentons-nous si nous étions en faute, ne soyons pas de ceux qui disent servir le Seigneur alors qu’en réalité ils ne servent qu’eux-mêmes. Demeurons dans l’humilité et le dépouillement en reconnaissant notre dépendance totale envers le Seigneur. Ne cherchons pas nos propres intérêts mais ceux de Dieu.

« Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie d‘avoir de l’intelligence et de me connaître, de savoir que je suis l’Éternel, qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre ; car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel. » – Jérémie 9.24

Auteur : Anthony R.

Âgé de 24 ans et résidant en Île-de-France, Anthony est un jeune chrétien récemment diplômé de l'ESC Montpellier. Il est actuellement entrepreneur et amateur de théologie.