Jésus, meilleur que : Noé

12 Juin 2017 0 commentaire

C’est la suite de la série « Jésus, meilleur que » (deuxième article sur Abel ici). Cette série a pour but de montrer comment Jésus surpasse tous les personnages de l’Ancien Testament qui le préfiguraient. On arrive à Noé.

Le background de Noé

Avant de se lancer dans l’analyse du passage de Genèse qui parle de l’histoire de Noé, rappelons la situation. Suite au meurtre d’Abel par son frère Caïn et l’exil de ce dernier, on fait face à deux généalogies.

La première est celle de la descendance de Caïn. On ne peut s’empêcher de repérer la méchanceté des membres de cette lignée. Par exemple, Lémec tue des hommes et vole à Dieu le droit et l’autorité de faire et de rendre la justice (Genèse 4.23). Il est probable que la majorité des descendants de Caïn ne respectaient pas Dieu et avaient un style de vie qui lui déplaisait. Cela est confirmé par le fait qu’aucun survivant du Déluge n’appartenait à cette famille.

La deuxième parle de la descendance de Seth, que Dieu a donné à Ève pour remplacer Abel (Genèse 4.25). Contrairement à l’autre descendance, elle a gardé un respect pour Dieu et une foi profonde en lui. C’est elle qui commence à prier l’Éternel (Genèse 4.26). Elle compte parmi elle deux hommes remarquables : Hénoc et Noé. Le premier « marcha avec Dieu, puis il ne fut plus là, parce que Dieu l’avait pris. » (Genèse 5.24). Son enlèvement au ciel sans passer par la mort (telle que les hommes la connaissent généralement) montre qu’il a été accepté par Dieu et reconnu comme juste. Il préfigure l’approbation du vrai Juste (Jésus-Christ) et l’espérance de tous ceux qui placent leur confiance en l’Éternel pour leur salut.

Mais malheureusement, le péché après avoir contaminé Caïn et Lémec (Genèse 6.5-7), comme une grippe, se propage à tous les hommes (peu importe la lignée à laquelle ils appartiennent), même aux rois (Genèse 6.1-3).

L’histoire de Noé : un nouvel espoir

C’est à cette époque là que naît Noé de Lémec, un descendant de Seth. Il l’appela Noé en disant : « Celui-ci nous consolera de notre travail et de la peine que ce sol procure à nos mains parce que l’Éternel l’a maudit. » (Genèse 5.29). Le nom de Noé signifie « Repos ». La malédiction du sol de Genèse 3.17 semble atteindre un pic. Elle devient insupportable pour le peuple de Dieu qui voit en Noé l’homme que Dieu va utiliser pour sauver son peuple du jugement et des forces du mal (les descendants de Caïn fortement influencés par Satan).

L’histoire de Noé : un prophète

Un passage dans le Nouveau Testament nous apprend que Noé (dirigé par Christ), avant l’arrivée certaine du jugement de Dieu, appelait ses contemporains à changer d’attitude et à revenir à Dieu. « C’est alors aussi que Christ est allé faire une proclamation aux esprits (maintenant) en prison, ceux-là mêmes qui avaient été rebelles autrefois, lorsque la patience de Dieu se prolongeait à l’époque de Noé, pendant la construction de l’arche. » (1 Pierre 3.18-19) Cependant, très peu de personnes (voir aucune) ont réagi positivement au message qu’il annonçait comme seulement « un petit nombre de personnes, à savoir huit, sont entrées dans ce bateau (l’Arche de Noé) et ont été sauvées à travers l’eau. » (1 Pierre 3.20). Tous les autres allaient périr sans se douter de rien (Matthieu 24.38).

L’histoire de Noé : un homme juste…

« Noé était un homme juste et intègre dans sa génération, Noé marchait avec Dieu. » (Genèse 6.9). C’est pour cette raison que contrairement à tous les autres hommes, « Noé obtint la faveur de l’Éternel » (Genèse 6.8, Version Semeur) et qu’il fut ainsi sauvé du Déluge. Par son obéissance, il a permis à sa famille (ses fils, les trois femmes de ses fils et sa femme) d’échapper à la mort. Comme Adam, il était représentant de sa famille. Seule différence, au lieu de causer leur mort, il leur a obtenu le salut du déluge (Genèse 6.18).

En parlant d’Adam, sa description et le récit de Genèse 6-11 le présentent comme un « Second Adam » avec qui Dieu recommence son histoire à zéro à cause de la corruption de l’humanité qu’il détruit. Il est intéressant de remarquer que pour Pierre (2 Pierre 3.6-7), le jugement mondial de Dieu (ici le déluge) marque la transition entre deux ères, deux mondes : le passage du « monde d’alors » au « monde présent ». C’est comme si Dieu recréait le monde à nouveau par la purification du monde ancien. Ainsi, en sortant de l’arche, Noé, sa famille et les animaux découvraient et entraient dans un ciel et une terre nettoyés du mal par le jugement de Dieu.

Comme avec Adam, Dieu traite une alliance avec Noé (Genèse 9.9) dans le cadre de laquelle ce dernier représente tous les hommes et toute la Création avec (animaux, plantes …). Dieu leur donne la même mission qu’Adam en Genèse 1.28 : « Reproduisez-vous, devenez nombreux et remplissez la terre. » (Genèse 9.1). Il leur donné également la domination sur le reste de la Création (Genèse 9.2).

…mais quand même imparfait

Malheureusement, Noé ne reprend pas seulement les éléments positifs d’Adam mais reproduit aussi ses fautes. Comme Adam a péché dans un jardin, Noé s’est enivré dans son « jardin », avec une vigne (Genèse 9.20-22). Comme la faute d’Adam, celle Noé s’est terminée à la fois par une malédiction (contre Canaan) et une bénédiction (pour Sem et Japhet). Enfin le bouleversement de la nudité apparaît encore comme une conséquence du péché (Genèse 9.21). Noé n’était donc pas le vrai « Deuxième Adam » tant attendu. Il n’a pas apporté le vrai et ultime repos pour le peuple de Dieu.

Le vrai Noé et le vrai Adam

Même si l’histoire de Noé n’est pas idéale, elle ressemble énormément à celle de Jésus, tu ne trouves pas ? Christ a un nom qui ressemble fort à celui de Noé qui signifie « Dieu sauve ». C’est lui qui donne le véritable repos (Hébreux 4.9) et qui nous rachète de la malédiction de la loi (Galates 3.13) : il annule et nous console des conséquences désastreuses de la faute d’Adam. Jésus n’affranchit pas seulement son peuple du péché mais le monde entier (Romains 8.18-25).

Avant sa mort, Jésus invitait les hommes à changer d’attitude (Marc 1.15). Après sa mort, il continue son œuvre à travers la prédication de ses disciples (2 Corinthiens 5.20) avant le jugement dernier. Jésus est le Juste par excellence (Actes 3.14), le Fils bien-aimé de Dieu en qui il a mis toute son affection (Matthieu 3.17).

C’est par sa justice que l’Église sauvée du péché, de la colère à venir, pourra entrer dans un « nouveau ciel et une nouvelle terre … où il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur » (Apocalypse 21.1-4) après le jugement final. Contrairement à Noé, Jésus est le vrai Adam, il accomplit sa mission sans mal agir.

Noé sauve sa famille… Christ sauve son peuple

Noé sauve sa famille de la mort physique par son obéissance imparfaite alors que Christ sauve son peuple de la mort éternelle par une obéissance parfaite. Noé préserve la Création d’une destruction totale et lui permet d’être purifiée du péché mais qui plus tard, la corrompra de nouveau. Jésus, au contraire, sauve la Création du péché et de ses conséquences pour toujours et la fait entrer dans un état de gloire ultime auquel Dieu l’avait destinée. Jésus est le prophète par excellence et donne le repos éternel.

« Puisque tout notre monde doit être dissous, combien votre conduite et votre piété doivent-elles être saintes ! Attendez et hâtez la venue du jour de Dieu, jour où le ciel enflammé se désagrégera et où les éléments embrasés fondront. Mais nous attendons, conformément à sa promesse, un nouveau ciel et une nouvelle terre où la justice habitera. C’est pourquoi, bien-aimés, dans cette attente, faites tous vos efforts pour qu’il vous trouve sans tache et irréprochables dans la paix. Considérez bien que la patience de notre Seigneur est votre salut. » (2 Pierre 3.11-15)

Quelques textes pour continuer à réfléchir sur le sujet : Genèse 6 à 9, Matthieu 24.36-44, 1 Pierre 3.18-22 et 2 Pierre 3.1-15.

As-tu remarqué d’autres choses sur Noé et Christ ?

Laurent
Auteur : Laurent

20ans, Rébellutionaire et étudiant.

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