Ton orgueil corrompt ton bonheur

Je suis un homme orgueilleux.

Sérieusement. L’expert dans ce domaine, c’est moi.

Je ne suis pas en train d’essayer d’être prétentieux. Je veux être honnête et transparent. J’ai expérimenté les problèmes qui viennent avec l’orgueil. J’ai trop souvent permis à l’orgueil d’avoir de l’influence sur ma vie, et ça ne m’a jamais fait du bien. L’intérêt pour « moi » n’a servi qu’à me frustrer et, trop souvent, à arracher de la joie à ma vie.

Ne t’y trompe pas, l’orgueil est dangereux. Une personne orgueilleuse lutte avec Dieu lui-même. Cette bataille, tu n’as pas envie de la combattre et tu ne peux pas la gagner.

Combattre le bon combat

Nous avons tous entendu parler des dangers de l’orgueil. Nous savons que l’arrogance, l’égocentrisme et l’exaltation de notre propre personne sont inconvenants pour un chrétien. Si tu ne l’as pas entendu explicitement, tu le sais intuitivement : nous devons éviter l’orgueil. Pourtant, pour différentes raisons, les gens comme moi luttent beaucoup trop souvent avec l’orgueil et l’arrogance.

Nous avons été avertis et pourtant nous courons au danger tête baissée. Et ici chacun d’entre nous est en danger.

L’orgueil est caché dans tous les cœurs humains sans exception. Il est urgent de se préparer à une guerre totale contre l’orgueil. Je veux simplement t’aider à combattre le bon combat.

L’orgueil coule dans nos veines

Charles Bridges a dit que l’orgueil « lutte pour la suprématie ». C. J. Mahaney écrit : « L’orgueil est lorsque les être humains pécheurs aspirent au statut et à la position de Dieu et refusent de reconnaître leur dépendance envers lui. » Et puisque « l’orgueil coule dans nos veines », c’est quelque chose avec lequel nous luttons tous à un moment ou à un autre et à divers degrés.

Quand nous parlons des dangers de l’orgueil, nous sommes en train de parler du danger du désir présent en chacun d’entre nous de nous glorifier nous-mêmes à la place de Dieu et de prouver au monde que nous sommes indépendants. Quand je parais indépendant, grand, puissant et capable, je donne au monde une raison de me louer. Et quand cela arrive, j’obtiens la joie qui accompagne leurs louanges.

Cette dernière phrase nous emmène plus loin dans le problème de l’orgueil. Pour le célèbre philosophe des Lumières Blaise Pascal, il était fondamental que « tous les hommes recherchent à être heureux. […] C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes, jusqu’à ceux qui vont se pendre ».

Voici la principale promesse de l’orgueil : « Si je peux recueillir les louanges et l’adoration de ceux qui sont autour de moi, je serai heureux. »

Ou du moins c’est ce que nous croyons.

Combattre l’orgueil par le plaisir

John Owen a averti un jour : « Met le péché à mort ou c’est lui qui te mettra à mort. » Voilà ce que l’orgueil fera. Il finira par te tuer et t’envoyer en enfer. En effet, « l’arrogance précède la ruine et l’orgueil précède la chute » (Proverbes 16.18). Et crois-moi, la destruction viendra parce que le Seigneur « punit sévèrement les orgueilleux » (Psaumes 31.24).

Si nous voulons éviter cette destruction certaine à laquelle Dieu condamne les orgueilleux, nous avons besoin de combattre contre elle. Mais comment nous éloigner du péché et nous rapprocher de l’humilité ? Il y a un certain nombre de stratégies pour le combat, mais laisse-moi me concentrer sur une seule d’entre elles : considère de combattre l’orgueil par le plaisir. Laisse-moi expliquer.

Le bélier de destruction de l’orgueil

Tout d’abord, notre compréhension de l’Évangile détruit nos raisons d’être fiers. L’Évangile de grâce rencontre le dieu du Moi et nous rappelle notre iniquité. Le dieu du Moi ne ressemble pas vraiment à un dieu à la lumière de la nouvelle du Sauveur crucifié. En d’autres termes, quand nous en venons à voir que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23), notre orgueil paraît incroyablement absurde.

L’Évangile fait tomber le dieu du Moi au sol. Dieu nous a tant aimés qu’il a envoyé son fils unique vivre, mourir et ressusciter pour nous réconcilier avec lui (Jean 3.16 ; Romains 5.10 ; 2 Corinthiens 5.18 ; Éphésiens 2.16 ; Colossiens 1.22). Ceci est le seul moyen pour que nous soyons sauvés – cette œuvre de Jésus à notre place était nécessaire (Actes 17.3).

L’Évangile nous rappelle qu’il a fallu que le fils de Dieu meure à notre place pour que nous soyons sauvés du péché, de la mort et de l’enfer. Le dieu du Moi est un dieu faible, incapable de se sauver lui-même de la destruction. Il est difficile d’être orgueilleux quand l’Évangile nous dit que nous sommes pécheurs et mauvais, et ceci même depuis la naissance (Psaumes 51.5). L’orgueil est une folie pour ceux qui savent qu’ils sont incapables de se sauver eux-mêmes et qu’ils doivent être aidés par quelqu’un d’autre.

En d’autres termes, l’Évangile de grâce détruit le dieu du Moi en montrant combien nous sommes peu semblables à des dieux. Il nous rend libres de louer le Dieu de notre salut. Mais ceci n’est pas une bonne nouvelle en elle-même – une vision de nous-mêmes qui nous laisse humbles mais misérables est peut-être juste, mais elle n’est pas convaincante. Nous avons besoin de trouver le bonheur que nous cherchons tous. L’Évangile nous délivre.

Vidé de l’orgueil, rempli de plaisir

Mon cœur recherchait auparavant le bonheur dans les louanges des hommes. Mais Dieu m’a donné des yeux pour voir que Jésus offre le bonheur dans la présence de Dieu, à la main droite duquel se trouvent des plaisirs à jamais (Psaumes 16.11). Je trouve le plaisir éternel dans l’ultime trésor de Dieu mon Sauveur.

Encore une fois, l’orgueil est à propos du plaisir. Pour moi, il s’agissait de trouver le plaisir dans les louanges des hommes. Cependant, les plaisirs des hommes sont des ordures comparés au sentiment de plaisir de « la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur » (Philippiens 3.8). On ne trouve pas le plaisir véritable, complet, durable en recevant les louanges des hommes, mais en louant Jésus, notre plus grand trésor.

Est-ce que tu comprends ? Nous désirons tous être heureux. Nous sommes tous des « demandeurs de joie ». L’orgueil nous ment et nous dit qu’on trouve le bonheur à nous glorifier à la place de Dieu. Si je pouvais atterrir à cette position, je recevrais les louanges des hommes et je trouverais de la joie pour mon âme.

L’Évangile nous fait une meilleure promesse. Oui, l’Évangile nous dit que nous sommes mauvais et indignes de louange. Il nous abaisse. Mais ensuite, l’Évangile nous relève. L’Évangile nous dit que Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs afin de nous réconcilier avec Dieu. Il nous relève, non pas pour faire de nous des « dieux », mais pour nous rendre libres de chanter les louanges de notre Seigneur et Dieu.

Autrement dit, louer Dieu, en ne recherchant pas et en ne recevant pas les louanges des hommes avec orgueil, est là où nous trouvons le bonheur durable.

Article traduit de l’anglais avec autorisation. Merci à Léa-Ly pour la traduction.