Une vie transformée #10 : Christelle

Je suis sûr qu’une bonne partie d’entre-vous êtes nés dans une famille chrétienne. N’est-ce pas ? C’est aussi le cas de Christelle, 19 ans, qui nous partage son témoignage pour notre rubrique « Vie transformée ». Christelle, c’est à toi !

Née dans une famille chrétienne

J’ai grandi dans une famille chrétienne, j’ai donc été très tôt convaincue de l’existence de Dieu. Au début j’avais un peu la flemme de me plier à toute les « règles sans but » que son existence impliquait.

Puis au fil des années, en plus d’aller à l’église le dimanche, j’ai commencé à lire ma Bible à peu près tous les jours, à acquérir une certaine morale, et globalement j’essayais d’être quelqu’un de bien, mais sans jamais vraiment comprendre le but exact de ces choses.

Et puis en troisième, tout a changé. J’avais 14 ans et j’ai été humiliée par un camarade de classe. C’est un événement qui m’a énormément marquée, mes amis de l’époque n’ayant en plus pas essayé de me comprendre ou de m’aider. Je me suis sentie abandonnée, aussi bien par eux que par Dieu, qui avait permis que ça arrive. Il était devenu une entité lointaine qui ne s’intéressait pas vraiment à nos peines ou à nos vies. Même si j’étais toujours sûre qu’il existait, et que je le craignais, je ne trouvais aucune joie en lui et je n’avais pas envie de le connaître.

Quelques semaines après cet événement, j’ai rencontré un garçon qui m’a comprise, épaulée, et en qui j’ai placé en toute ma confiance et mon affection. Je me suis énormément attachée à lui –  même trop – il est devenu vital. Jusqu’au jour où je l’ai blessé sans vraiment m’en rendre compte. Il en a alors fait de même pour se protéger. Avec quelques mots et un abandon total, il m’a fait encore plus mal que quiconque avant, son absence ayant en plus fait ressortir tout ce qui n’allait pas.

J’avais 15 ans, j’étais désormais parfaitement incapable d’avoir confiance en qui que ce soit, et j’étais convaincue d’être seule. J’ai donc tenté de me débrouiller, toujours dans une mélancolie profonde, sans espoir et sans Dieu. J’allais à l’église à reculons, j’avais totalement arrêté de lire ma Bible, je ne priais plus non plus. Mais je ne voulais pas qu’on sache combien j’étais faible, alors extérieurement je faisais tout pour rester normale, ça me permettait en plus de me sentir un minimum en sécurité. Les mois ont passé, j’étais désormais au milieu de ma première, j’avais 16 ans, et j’étais bien partie pour continuer sur cette bien triste lancée.

Jusqu’à ce que :

Après des semaines d’hésitation, mes parents m’ont inscrit à l’événement Radical Love de l’IBG à Pâques 2014. En trois jours, j’ai redécouvert le concept d’amour. J’étais pour la première fois heureuse d’apprendre des choses sur Dieu. Et c’était vraiment cool. Je suis rentrée pleine d’optimisme, que j’ai vite perdu avec le retour du lycée, qui était un cadre très décourageant pour moi. Mais malgré tout cela, j’avais quelqu’un à qui vraiment m’accrocher, un Dieu qui était bien présent, et j’en étais à nouveau consciente.

Progressivement, je me suis remise à lire ma Bible, à prier, à penser à Dieu, qui prenait petit à petit plus de place dans ma vie. J’ai même fini par pardonner à ceux qui m’avaient fait du mal.

Ça a été long et la dernière étape de ce processus furent les attentats du 13 novembre, juste après lesquels j’ai dû prendre les transports, et j’ai réalisé que j’avais quand même super peur de mourir. Forcément c’est qu’il y avait quelque chose qui me manquait, donc pendant plusieurs semaines j’ai prié pour ça.

Et un beau jour, j’ai lu pour une énième fois que Jésus était mort pour moi. Mais pour la première fois, j’ai compris la profondeur de cette vérité. Tout est devenu clair : iil m’aimait assez pour mourir pour moi. Alors seulement j’ai commencé à aller à l’église avec grand plaisir. Je voulais écouter et apprendre toujours plus sur Dieu. J’ai eu envie de faire des choses pour lui. Je réalisais que j’étais sûre que si ma vie s’arrêtait, je serais avec lui, et qu’il avait toujours été là, dans les bons moments et encore plus dans les mauvais, mais aussi qu’il le sera toujours.

« En effet, j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur. » – Romains 8.38-39

Et malgré les bas que je peux traverser, j’ai toujours cette espérance que je le rejoindrai un jour, je sais qu’il est là et que si je trébuche, il me retiendra !

Gloire à Dieu pour son œuvre dans la vie de Christelle ! Et toi, comment le Seigneur a changé ta vie ?

Auteur : Vie transformée

Chaque mois, un jeune chrétien nous raconte courtement comment il a rencontré le Seigneur Jésus, et la manière dont cela a transformé sa vie.