Malgré ces pulsions, tu as une grande espérance

18 Sep 2016 3 commentaires Anonyme

Ô chrétien véritable, tu constates souvent en toi des mouvements et des pensées indignes du Royaume des cieux. Ta chair ne se repose jamais de faire franc accueil à la tentation, ton corps de mort semble si vivace et se refuse à une soumission totale à la loi de Dieu. Il n’est pas rare que tu surprennes, ici une pensée impure, là une médisance ; ton corps de mort laisse volontiers échapper tel ou tel vice, ou encore un blasphème affligeant (Romains 7.15-19). Face à une telle activité du péché, la résignation et le découragement paraissent les seules attitudes raisonnables (Jérémie 13.13). Car, comment fermer les yeux sur tant de corruption ? Comment espérer quand de telles pulsions proclament, en concert avec la loi de Dieu : « Le salaire que je mérite, c’est la mort » ?  (Genèse 2.17 ; Deutéronome 27.26 ; Romains 5.12 ; 1 Galates 5.19-21 ; Apocalypse 21.8)

Tu te dis : « N’est-ce pas le commandement de ce Dieu juste, à qui je veux plaire, que je sois saint comme lui est saint (1 Pierre 1.15-16) ? Et sa parole ne dit-elle pas que celui qui pratique le péché est enfant du diable (1 Jean 3.7, 10) ? » Et la terreur semble n’avoir aucun remède.

Et pourtant… tu as une grande espérance !

Oui, toi, chrétien véritable, si tout autant tourmenté que tu l’es par la loi de ta chair, tu es comblé de joie par la loi de ton Seigneur dans ton être intérieur (Romains 7.21-25). Ce sont là les prémices de ton salut, la fenêtre par laquelle tu peux déjà contempler les merveilles de la gloire de Dieu. Ta vie est le spectacle de la nouvelle naissance, vraie assurance de voir notre doux Seigneur Jésus (Romains 6.22 ; 1 Pierre 1.3-9). Car, s’il est vrai que la nature humaine refuse et est incapable de se soumettre à la loi de Dieu (Romains 8.7), ton plaisir authentique à contempler la croix du Christ, à méditer les saintes Écritures et tes soupirs après la maison du Père ; tout cela c’est l’Esprit d’adoption qui l’a suscité en toi (Jean 6.63 ; Romains 8.15-16 ; 2 Corinthiens 3.18). Ô chrétien, tu es vivant en Esprit, sans lequel l’Évangile n’aurait aucune saveur ni aucun éclat. Mais l’Esprit de Christ habite en toi et te fait crier : « Abba, Père. »  C’est aussi cet Esprit qui t’afflige du péché (Éphésiens 4.30). Tes aspirations profondes sont nouvelles et tu désires faire mourir les œuvres de la chair. Tu désires la sanctification pour être inondé de la présence glorieuse de ton Dieu. Tu désires avoir et donner à ton prochain la charité même qui est en Christ. Ne vois-tu pas ton espérance ? Qui est, sur cette terre, transformé à la ressemblance du Christ  sans avoir une grande assurance ? Lis-ici la réponse :

« Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin que son Fils fût le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés ; et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés. » – Romains 8.29-30

Observe et admire cette chaîne vertueuse. Si tu es rendu, dans tes aspirations profondes, conforme au Fils, c’est que tu as été appelé et justifié. Or aucun des justifiés de Dieu ne manquera au rendez-vous des glorifiés. (Romains 8.31-39)

Alors, lève les yeux vers les monts, et ne détourne pas ton regard de la cité céleste (Psaumes 121). Chéris-la comme la cité qui doit accueillir pour toujours, la réunion de ceux qui s’aiment en Jésus et sont aimés de lui (Psaumes 122). Ô, assurance bénie, Ô cri d’allégresse, Ô Esprit d’adoption par qui je suis fait enfant de Dieu, par la foi, par la grâce (Jean 1.9-13)

Voici quelques directions pour la suite de ton pèlerinage. Accorde-leur une réelle attention, te reposant sur Dieu lui-même.

1. La bataille décisive était à Golgotha

Le Fils de Dieu est l’agneau que Dieu même a égorgé sur l’autel et sur lequel, par la foi, tu poses tes mains afin que sa mort soit la tienne. Médite régulièrement cette vérité car il n’y a plus de condamnation pour ceux qui ont reçu de Dieu même le sacrifice pour leurs péchés (Lévitique 16.15-22 ; Ésaïe 53.10 ; Jean 1.29 ; Romains 8.32)

2. La victoire est confirmée au troisième jour

Si Christ est ressuscité, prouvant son innocence et son onction divine, c’est pour que tu sois assuré que celui qui est mort pour le péché n’était lui-même pas un pécheur. La mort ne pouvait pas le retenir. Or, uni au Christ dans sa mort, il t’entraîne aussi, par l’Esprit, dans la vie nouvelle. Tu es régénéré, tu es nouveau, « les choses anciennes sont passées » ; tu n’as plus de dette envers ta vielle nature, comme si tu devais encore te soumettre à elle. Tu n’es plus esclave du péché mais de la justice. (Hébreux 5.7-9 ; Actes 2.24 ; Romains 6.3-11 ; Éphésiens 2.4-6 ; 1 Corinthiens 15.20-23 ; Colossiens 2.12-13)

3. Il reste une bataille, ne la néglige pas

Le péché est rendu impuissant pour te condamner (Romains 8.1 ; Colossiens 1.14). Mais il reste présent dans tes membres et ne se reposera pas avant d’avoir été mis à mort, encore, encore et encore (Romains 8.13). Ton attitude vis-à-vis de cette bataille ferra de toi un chrétien triste et terne ou un chrétien réjouis et éclatant de la gloire du Seigneur. Fais-donc mourir le péché qui demeure en toi par tous les moyens divins mis à ta disposition : la parole, la prière, la communion, la confession, la sainte cène, la justice et les bonnes œuvres (Éphésiens 6.10-17 ; 2 Pierre 1.3-9 ; Jacques 5.16 ; Éphésiens 2.10 ; Actes 2.41-42 ; Hébreux 13.1-17). Voilà un bon commencement. Ne cède pas au mensonge qui consiste à dire : « Je n’y peux rien » car l’apôtre a parlé ainsi de la part de ton Sauveur :

« Comme sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, au moyen de la connaissance de celui qui nous a appelés par sa propre gloire et par sa vertu, lesquelles nous assurent de sa part les plus grandes et les plus précieuses promesses, afin que par elles vous deveniez participants de la nature divine, en fuyant la corruption qui existe dans le monde par la convoitise. » – 2 Pierre 1.3-4

4. Sois reconnaissant et compte les bienfaits de Dieu

Ce qui peut contrebalancer la pression de la chair pour faire désespérer le chrétien, c’est un cœur reconnaissant (Philippiens 4.6-7). En effet, quand Dieu est à l’œuvre dans un cœur, sa lumière chasse les ténèbres (2 Corinthiens 4.6) ; la gratitude appelle l’honneur, l’honneur appelle la gratitude. En effet, plus tu contempleras la grâce et la patience de Dieu envers toi, plus tu voudras lui faire honneur par tout ce qui est en toi. Or, Dieu honore celui qui l’honore (1 Samuel 2.30 ; Luc 12.37). Et cet honneur que Dieu nous rend est incomparablement transportant d’allégresse et alimente la reconnaissance (Psaumes 8.4-10 ; 2 Samuel 7 ; Psaumes 23). Vois-tu le cercle vertueux ?

5. Les instants difficiles sont des occasions d’espérer

Ton pèlerinage, s’il est authentique, ne sera pas exempt de tribulations. Le monde et ta chair étant unis pour te faire trébucher, tu devras, même atterré par des assauts réussis du péché, garder les yeux fixés sur le rocher de ton salut. Redis-toi l’histoire de Jésus et entoure-toi de ceux qui aiment entendre et proclamer le récit du héros de nos âmes, champion de nos cœurs, apôtre de notre foi, rocher de notre salut. (Psaumes 61 ; Psaumes 62 ; Psaumes 42 ; Hébreux 12.4-11 ; Jean 10)

Rébellutionnaire, voilà de bonnes raisons d’espérer !

Auteur : Anonyme