Pornographie : quand le bonheur des uns fait le malheur des autres

Chaque jour, tu n’as qu’une seule hâte, c’est de la revoir. Tu penses à ses cheveux, sa bouche, ses yeux, son corps et ce si joli sourire qu’elle te lance. Elle est tellement belle et sur l’instant, te remplit d’un bonheur inexplicable. Tu l’aimes avec un désir profond et la félicite pour ses prouesses. Tu penses aussi à ses copines qui rigolent et qui affichent un visage d’extase rien que pour toi et pour tes yeux hypnotisés par ce qu’elles font. Tu as eu ce que tu voulais pendant quelques minutes ou plusieurs heures. Rassasié et avec la certitude qu’elles sont ravies de t’avoir apporté un moment de rêve, tu les quittes une nouvelle fois jusqu’au lendemain. Tout semble parfait. Parfait pour toi. Parfait pour elles aussi… du moins c’est ce qu’elles veulent te faire croire, parce qu’en réalité, leur vie est un enfer.

Le trafic humain dans l’industrie de la pornographie

Il peut être compliqué de trouver une raison valable pour arrêter de regarder des vidéos ou magazines pornographiques. Parfois, même les arguments qui vous montrent que ce genre d’images est mauvais pour votre condition familiale ou pour votre âme, ne semblent pas assez suffisants pour prendre la décision d’éviter la pornographie. Cette fois-ci, j’aimerais vous donner une autre raison pour garder vos yeux loin de ces images hypnotisantes. Et cette raison est le trafic humain dans l’industrie de la pornographie. Chaque centime que vous dépensez dans des magazines ou DVD, chaque clique sur un lien ou une vidéo pornographique, est de l’argent que vous donnez à leurs auteurs, confirmant que vous acceptez, tolérez mais aussi supportez leurs créations. Dans tout cet argent, une bonne partie est reversée à un agresseur d’une des victimes que vous aimez regarder. Aujourd’hui, il y a entre 20 et 30 millions de victimes de trafic humains. 80% d’entre elles sont exploitées sexuellement et 80% sont des femmes, la moitié sont des enfants. La moyenne d’âge des réseaux sexuels est entre 12 et 14 ans aux États-Unis. Intéressant quand on sait que le deuxième genre de pornographie le plus recherché sur Google est celui incluant des adolescents[1].

Il ne faut pas croire que ces victimes ont une vie paradisiaque. Une grande partie sont des filles qui se sont enfuit de chez elles et qui ont croisé une personne, « par hasard », leur promettant une vie de rêve et de bonheur. Leurs conditions de vie se résument à être forcée de tourner dans des films pornographique, avec la ferme certitude d’être violée, droguée et torturée hors des yeux de ceux qui apprécient la visionner à travers un écran ou un magazine.

L’industrie de la pornographie rapporte annuellement 13 milliards de dollars[2]. Cet industrie s’agrandit avec internet où il est plus facile de diffuser ce genre d’images. Sites gratuits ou payants, amateurs ou professionnels, médiocres ou de haute qualité, vos cliques rapportent de l’argent aux auteurs et plus précisément aux trafiquants qui forcent des vies innocentes, de différents âges, à sourire devant les caméras, menacées d’être abusées, ou au plus pire des cas, tuées si le travail est jugé mal fait.

« Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché. » – Jacques 4.17

Parfois, éviter de cliquer est suffisant pour faire une différence dans ce monde où le mal règne.

Ne cliquez pas.


[1] Source (EN) : https://www.dosomething.org/us/facts/11-facts-about-human-trafficking
[2] Source (EN) : http://list25.com/25-shocking-facts-about-porn/

Auteur : Naomi G.

Naomi, 21 ans, vit en ce moment en tant que fille au pair à Londres.