L’inactivité : mauvaise idée !

Ça y’est, les vacances sont là ! Tu peux oublier les copies, les sonneries matinales et le bouton « snooze » que tu faisais répéter 3 fois avant de te lever. Tu peux oublier aussi le prof de maths qui te poursuivait quotidiennement avec ses équations bizarres. Fini les examens, fini le BAC, fini les partiels – c’est enfin le repos total ! Tu vas pouvoir ne rien faire…

Oui, mais attention à l’inactivité !

Je voudrais te mettre en garde contre un danger auquel il est facile de se laisser entraîner. Ce danger, c’est l’inactivité. L’inactivité n’est pas bonne, car elle nous entraîne à pécher.

Attention, je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut jamais « ne rien faire » ! Il est bon d’avoir des moments de repos, des moments où l’on coupe tout et où l’on prend un temps pour souffler, des moments où on n’a pas d’agenda, et rien de particulier de prévu. Ces moments sont bons, agréables et nécessaires.[1]

Mais ces moments devraient être des exceptions, et non une norme pour notre vie. Lorsque l’on reste à ne rien faire, c’est là qu’on est le plus en danger par rapport à la tentation. Quand on n’est pas sur nos gardes, c’est là que l’ennemi vient nous attaquer.

L’exemple d’inactivité du roi David

Beaucoup d’entre nous connaissent l’histoire du roi David. C’était un jeune garçon plein de courage, que Dieu avait fait parvenir à la tête du royaume d’Israël. C’était un homme fidèle, consacré à Dieu, un modèle ! Et pourtant, il a chuté. Il a commis un adultère avec Bath Schéba, ainsi qu’un meurtre et plusieurs mensonges… Quel renversement de situation ! Qu’est-ce qui a donné lieu à tout cela ? L’inactivité de David.

« Au printemps suivant – c’est la saison où, d’habitude, les rois partent pour la guerre –, le roi David envoya le général Joab, à la tête de l’armée d’Israël et de ses officiers, combattre les Ammonites […]. David, lui, était resté à Jérusalem. » – 2 Samuel 11.1

Alors que tous les rois partent en guerre, David, lui, décide de rester à Jérusalem. Il envoie quelqu’un d’autre à sa place. Peut-être souhaite-t-il se reposer un peu, peut-être souhaite-t-il rester à ne rien faire. Ce n’est pas mauvais, en soi ! Mais ce n’est pas le moment. Puis au verset d’après, on peut lire :

« Or un après-midi, après s’être reposé, David se leva et alla se promener sur le toit en terrasse du palais. » – 2 Samuel 11.2

Si tu lis la suite du passage dans ta Bible, tu verras que c’est là que la chute de David commence, c’est là qu’il tombe dans le piège du péché. Tout simplement parce que David n’est pas là où Dieu le veut ! Il est en train de se prélasser, se reposer et se promener sans but précis, alors qu’il aurait dû être en train de livrer bataille.

Un exemple pour nous

Apprenons des erreurs de David, et qu’elles puissent nous servir d’exemple. Ne relâchons pas notre garde ! Pendant ces moments de vacances et de repos – prenons le temps de nous reposer, oui – mais sans jamais baisser la garde, sans jamais aller là où Dieu ne veut pas que nous allions, en restant dans une attitude humble et avec un cœur qui désire glorifier le Seigneur.

« Soyez sobres, restez vigilants : votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. » – 1 Pierre 5.18

Notre adversaire rôde, alors soyons sobres et restons vigilants ! Prenons les bonnes décisions pour ces vacances afin qu’elles glorifient le Seigneur et qu’elles ne soient pas une occasion de chute pour nous.

Si nous avons chuté

Peut-être t’est-il arrivé de chuter, et tu ne sais que faire. Tu t’es laissé aller à l’inactivité et cela t’as entraîné dans toutes sortes de choses. Tu peux alors crier avec David « J’ai péché contre l’Éternel ! » (2 Samuel 12.13). Je t’encourage à méditer et prier, comme David, les paroles de ce Psaume :

« Détourne ton regard de mes péchés, efface toutes mes fautes ! O Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé ! Ne me rejette pas loin de toi, ne me retire pas ton Esprit saint ! Rends-moi la joie de ton salut, et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne ! » – Psaumes 51.11-14

Et sois dans l’assurance, car nous savons que « si nous reconnaissons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de tout mal » (1 Jean 1.9). Gloire à Dieu !

Et voici quelques articles pour t’aider à bien occuper tes vacances et ne pas rester inactif :


[1] Il aurait été aussi intéressant de parler de l’activisme, ou de la suractivité. Ça aussi, ce n’est pas bon – mais ce sera pour un prochain article !

Benjamin Eggen

Benjamin Eggen

25 ans, français exilé à Bruxelles, passionné par l'Evangile, les bons livres et la mission. Auteur du livre Soif de plus ? et co-auteur de Une vie de défis. Vous pouvez suivre Benjamin sur sa chaîne Youtube et son compte Instagram.

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6 Commentaires

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  • Wouah ! Comme ça confirme ce que j’ai ressenti dernièrement ! Tout ce que tu as dit est vrai. Ces derniers jours j’ai vraiment expérimenté le danger de l’inactivité, que dans mon cas j’ai appelé « paresse ».

    Je suis en vacances depuis presque deux mois, et je m’étais pourtant dit « je vais profiter de ces vacances pour étudier la Bible, lire pleins de choses sur Dieu, et Le chercher plus ! ». Jusque là ça me paraissait tout à fait bon. Cependant, ces derniers jours, je commençais à me sentir languissante, et je n’arrivais pas à avoir les victoires que je voulais avoir sur ma propre chair (même si je voulais confier en Jésus et Son Esprit Saint pour les avoir): être plus patiente envers ma famille, être remplie d’amour, honorer mes parents comme il se doit, etc. Au contraire, je me sentais très irritable, et je me disais « je veux être disciple de Jésus, mais je suis remplie de méchanceté ! ». Jusqu’à ce que je craque et aille en parler à mon père pour qu’il prie pour moi.

    Et là, il me dit ce qu’il avez ressenti de me dire ce même jour : mon inactivité, (ou paresse dans mon cas), déplaisait probablement au Seigneur, et mon attitude languissante ne Le plaisait pas, et me rendait même plus faible et plus vulnérable aux attaques du diable. Il donna exactement l’exemple de David. Puis il me proposa de travailler chez moi, et de faire pleins de petites tâches qui occuperaient mes journées. Quand il me parlait, je sentais qu’il avait raison, et que j’avais été corrigée par le Seigneur pour ne pas me plaire à l’inactivité, et pour justement ne pas être vulnérable aux attaques du diable qui me rendaient incapable d’avoir une maîtrise de soi dans ma manière de parler.

    Voilà donc la deuxième journée où j’occupe une bonne partie de ma journée à faire des tâches ménagères chez moi (ce qui justement honore mes parents), et où je laisse principalement le matin et le soir pour lire la Bible et prier. Les changements sont évidents ! Grâce au Seigneur, je me sens plus patiente, plus aimante, plus respectueuse, et même plus audacieuse pour témoigner dans la rue ! Merci Seigneur !

    Fuyons la paresse même si elle semble déguisée par une soif des choses spirituelles !

      Benjamin E
    • Merci Dodo pour ce commentaire et petit témoignage ! Vraiment, très édifiant de voir ce que tu as vécu. Il m’est aussi arrivé d’être dans la même situation que toi, et à l’époque c’est ce qui m’a poussé à faire du bénévolat dans des associations chrétiennes. Que le Seigneur te bénisse et te garde plus près de lui chaque jour !

      Benjamin

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  • Bonjour Benjamin,
    Je te remercie grandement pour cet article. Il répond en tous points à toutes les interrogations qui m’habitent depuis quelques jours.
    Que le Seigneur te garde ! A bientôt !

      Benjamin E
    • Bonjour Marie,

      Merci pour ton commentaire, content que cet article ait pu t’être utile ! Que le Seigneur te conduise en tout,

      Benjamin

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  • Bonjour !

    Merci pour cet article, ainsi que pour vos témoignages !

    Je rajouterai aussi qu’il convient effectivement, pour le côté « négatif », de se garder « de ne plus rien vouloir faire », en tout cas de refuser « de laisser son cerveau au placard ». Côté « positif », outre le fait d’en profiter pour du grand ménage, pourquoi ne pas en profiter pour prendre un autre rythme, « plus lent » et moins éffréné, en prenant « le temps de » : s’aérer, s’émerveiller en pleine nature des beautés de la création, lire un (vrai) livre, écrire ou encore visiter des personnes, se montrer plus disponible pour certaines choses ou certaines personnes, ce que nous avions jugé « impossible », du fait de « notre emploi du temps de ministre ». Et ce, sans viser une performance quelconque ?

    Bien à vous et bien fraternellement,
    Pep’s

      Benjamin E
    • Oui, tu as tout à fait raison. Merci pour cette remarque pertinente, il est en effet bon d’avoir des moments comme cela !

      En Christ,

      Benjamin

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