6 consolations dans la maladie

Extrait de « La pratique de la piété » (The practice of piety) du puritain Lewis Bayly.

Si tu es mécontent et impatient à cause de tes souffrances causées par la maladie :

1. Rappelle toi qu’à cause de tes péchés, tu méritais les souffrances de l’enfer. Par conséquent ne peux-tu pas supporter avec une plus grande patience ces corrections venant de ton Père céleste ?

2. Rappelle toi que Christ a souffert à la fois spirituellement et physiquement de bien plus grands maux pour toi. Tu devrais donc accepter de bon cœur sa volonté pour ton bien (Esaïe 53.3). C’est pourquoi, Pierre nous dit : « Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces. » (1 Pierre 2.21). Ailleurs dans la Bible nous trouvons cet encouragement : « Courons avec persévérance l’épreuve qui nous est proposée. Faisons-le en gardant les regards sur Jésus, qui fait naître la foi et la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix en méprisant la honte qui s’y attachait et il s’est assis à la droite du trône de Dieu. » (Hébreux 12.1-2)

3. Rappelle toi que tu n’es pas le seul à souffrir, car « les mêmes souffrances sont imposées à vos frères et sœurs dans le monde » comme nous l’affirme Pierre (1 Pierre 5.9). Bien sûr, celles de Job étaient bien plus graves. Aucun chrétien encore vivant, ne jouit déjà du repos avec les joies du ciel mais il persévère dans cette vie autant que toi avant d’y arriver. En effet, beaucoup d’entre eux souffrent de tous les tourments imaginables que les tyrans peuvent leur infliger, pour qu’ils puissent parvenir à ces joies célestes auxquelles ils sont appelés par Dieu. De plus, tu as la promesse que « le Dieu de toute grâce, Après que tu aura souffert un peu de temps, te rétablira lui-même, t’affermira, te fortifiera, et te rendra inébranlable ». (1 Pierre 5.10)

4. Rappelle toi que Dieu a déterminé d’avance le moment où ton épreuve prendra fin, de la même manière qu’il en a prévu le commencement. Trente-huit ans ont été fixés pour l’homme malade de la piscine de Béthesda (Jean 5.5). Douze ans pour la femme souffrante d’hémorragies (Matthieu 9.20). Trois mois pour Moïse (Exode 2.2). Dix jours pour la tribulation de l’ange de l’Église de Smyrne (Apocalypse 2.10). Trois jours pour la peste dans le pays de David (2 Samuel 24.13). Sans aucun doute, chaque larme du croyant est inscrite dans le livre de l’Éternel et leur quantité dans son outre (Psaumes 56.8).

D’après Christ, nos détresses durent seulement un tout petit instant (Jean 16.16). La colère de Dieu dure un instant, mais sa grâce toute la vie (Psaume 30.5). Un petit moment encore (Apocalypse 6.11) dit le Seigneur, et tout cela sera fini. C’est pourquoi quand il parle de « l’heure de la tristesse », il fait référence à la durée de notre souffrance (Jean 16.21). Le roi David la compare à un torrent à cause de la brièveté de cette période (Psaumes 110.7) et le père de l’Église Athanase à une douche.

Compare les plus longues misères qu’un homme peut subir dans cette vie à l’éternité des joies célestes, et tu verras que ces misères paraîtront minuscules ! « J’estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous. » (Romains 18.18) « La femme, lorsqu’elle enfante, éprouve de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais, lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de la souffrance, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. » (Jean 16.21)

Comme Etienne a oublié ses propres blessures, sa mort imminente et les terreurs de la lapidation, pour remettre calmement son esprit entre les mains de son Sauveur (Actes 7), oublie tes propres douleurs et pense à celles de Christ. « Sois fidèle jusqu’à la mort, et il te donnera la couronne de vie. » (Apocalypse 2.10)

5. Rappelle toi que tu es appelé à reproduire les souffrances de Christ pour évaluer tes progrès dans la foi, la patience et la piété durant ta vie, et pour voir si tu peux comme Job, accepter de la part de Dieu le mal autant que le bien (Job 2.10). Ainsi, comme tu as toujours prié de cette manière « Que ta volonté soit faite », ne sois pas contrarié par ce qui t’arrive par sa sainte volonté.

6. Rappelle toi que « tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu » de telle manière que « ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations etc. ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur ». (Romains 8.28, 38-39)
Sois assuré que chaque douleur que tu subis est une vaccination aux douleurs de l’enfer, chaque répit la promesse d’un repos céleste. Qu’est-ce que la mort si ce n’est la croix de Christ par laquelle le monde est crucifié pour toi afin que tu puisses rejoindre Christ et vivre éternellement avec celui qui a été crucifié pour toi. Étant donné que tu es un vrai chrétien, prends sa sainte croix avec tes deux bras comme Simon de Cyrène, porte la derrière lui et jusqu’à lui. Tes souffrances disparaîtront bientôt et tes joies n’auront pas de fin.

Et toi rébellutionnaire, as-tu d’autres consolations qui soulagent dans la maladie ?

Pour aller plus loin sur ce sujet, consulte ces deux articles d’Évangile 21 :

Auteur : Lewis Bayly