Quelques réflexions sur le début de Romains

20 Avr 2016 2 commentaires

J’ai commencé à étudier l’épître aux Romains il y a maintenant plus d’un an, et je n’ai toujours pas fini. On peut dire que je n’en suis qu’au début du premier chapitre. Mais après avoir passé beaucoup de temps sur ces premiers versets (v1-5) je te partage mes réflexions et mes applications. Bien avant tous mes passages préférés de Romains (ou même de toute la Bible) se limitaient à Romains 3.9-31 où on trouve selon moi la meilleure explication de l’Évangile et du problème auquel il répond, et à Romains 8, un grand passage sur les privilèges inégalables du chrétien ; mais après avoir étudié tout Romains et en particulier le chapitre 1, je me suis rendu compte que dès le début, Romains est une véritable mine d’or, pas besoin d’attendre le chapitre 3 ! Mais ne t’inquiète pas, pendant plus d’un an j’ai au moins étudié en large et balayé la lettre aux Romains entier !

1. Mis à part pour annoncer l’Évangile de Dieu

On apprend que Paul a été séparé des autres hommes par Dieu pour une raison précise : être apôtre et annoncer l’Évangile de Dieu, et cela pour la gloire de Dieu. Dieu ne choisit jamais de sauver des hommes pour les laisser inactifs et paresseux. Tous les élus de Dieu sont bien sûr appelés à bien des choses liées à leur élection, à la sanctification, la crainte de Dieu, la gratitude… Mais nous avons ici une mission à laquelle Dieu a appelé Paul, Dieu l’a choisi pour le sauver ; mais cela n’était pas une fin en soi, le but de Dieu était de l’utiliser pour sa gloire spécialement à travers le rôle d’apôtre des non-Juifs qu’il allait jouer. Paul a été le plus grand évangéliste des païens, c’est lui qui a largement diffusé l’Évangile dans les contrées qui n’en avaient jamais entendu parler. Il s’appelait lui-même « l’apôtre des païens » en faisant un contraste avec Pierre, « l’apôtre des Juifs ».

On pourrait rapidement limiter ce principe à Paul, après tout, nous ne sommes pas apôtres. Certes, mais je pense que ce qui s’applique d’une manière spécifique à Paul (Paul était appelé à être apôtre, nous ne le sommes pas), s’applique aussi à nous d’une manière moindre. Nous tous, chrétiens qui avons été prédestinés par Dieu au salut, nous sommes aussi appelés à annoncer l’Évangile de Dieu (Matthieu 28.18-20) pour son nom (sa gloire) ; c’est le but de notre conversion. Cette mission n’est pas une option et elle n’est pas réservée à une élite (ni aux apôtres, ni aux pasteurs, ni aux missionnaires, ni aux chrétiens du Ier siècle tel que Paul). Annonçons donc l’Évangile avec autant de zèle que Paul.

2. L’Évangile de Dieu

Dans le début de la lettre aux Romains, Dieu nous a laissé par la plume de Paul une merveilleuse description de l’Évangile, bien que non exhaustive.

  • Premièrement l’Évangile ou la bonne nouvelle vient de Dieu (c’est ce que « Évangile de Dieu » veut dire) ; de la même manière que les rois faisaient annoncer les bonnes nouvelles concernant le bien-être, la sécurité et l’abondance du Royaume, de la même manière l’Évangile vient de Dieu.
  • Deuxièmement l’Évangile biblique concerne Jésus-Christ. Tout Évangile qui ne parle presque pas de Jésus ou dans le pire des cas pas du tout, n’est pas conforme à la Bible. L’Évangile n’est pas tourné vers l’Homme, ni vers son bien-être, ni vers son salut, ni vers la joie, ni vers le soutien dans les épreuves mais vers Jésus-Christ.
    Le Jésus-Christ de l’Évangile doit être à la fois homme et Dieu (Romains 1.3), avoir entièrement la nature humaine et la nature divine.  La nature humaine pour s’identifier à nous, mourir et remporter pour notre cause les récompenses de la nouvelle alliance. La nature divine pour vivre une vie parfaite sans péché, ce qui n’est pas possible pour un homme normal descendant d’Adam et uni à sa désobéissance et sa malédiction. Ce Christ là doit aussi être né de la descendance de David selon la promesse que Dieu avait faite depuis bien longtemps à David (2 Samuel 7), il est le roi promis qui régnera pour toujours.
    Il est le roi qui a vécu les réalités liées à « l’ère de la chair » : la mort, le péché et l’humiliation. (Romains 1.3 : « selon la chair »). Mais après sa mort, par sa résurrection, il est entré dans son règne et est devenu le « Fils de Dieu avec puissance » ayant vaincu la mort, le péché, satan et les puissances maléfiques à la croix ; il est celui qui a inauguré la nouvelle ère dominée par la justice, le don du Saint-Esprit et la vie (Romains 1.4 : « selon l’Esprit de sainteté »). Il donne la vie éternelle et l’Esprit à qui il veut.

Notre Évangile doit donc parler des deux natures de Christ, divine et humaine, et de ses deux statuts dans l’histoire humaine dès qu’il s’est incarné : celui avant sa résurrection en tant qu’homme vivant comme chaque homme soumis au dur régime de la chair et celui après celle-ci glorieux, puissant et plus soumis à l’ancien régime. Est-ce l’Évangile que nous prêchons ? Est-ce l’Évangile que nous défendons ? Souvent les erreurs liées à l’Évangile sont liées aux natures et aux statuts de Jésus-Christ, comme un refus de sa divinité par exemple. Pour plus d’informations sur l’Évangile de Dieu dans les écrits de Paul, lis Romains 1.16-18 et 1 Corinthiens 15.3-4.

3. L’Évangile de Dieu qui avait été promis auparavant

Contrairement à beaucoup de préjugés, tels que : « l’Ancien Testament est le plan A de Dieu alors que le Nouveau est le plan B », nous voyons totalement l’inverse : l’Évangile, le message central du Nouveau Testament est l’accomplissement des promesses de Dieu faites à Israël et aux nations dans l’Ancien Testament. C’est Dieu lui-même qui l’avait promis en parlant par des hommes intermédiaires, ses prophètes (Romains 1.2 : « par ses prophètes »). Toutes ces promesses sont consignées dans les Saintes Écritures (Romains 1.2 : « dans les Saintes Écritures »). Que l’on ne se trompe pas, à l’époque où Paul rédige sa lettre, le Nouveau Testament n’était pas encore complet. Par conséquent, Paul fait sûrement référence à l’Ancien Testament. Ne considérons donc pas l’Ancien Testament uniquement comme un récit choquant, barbare, ennuyant, compliqué et dénué de sens, mais comme le livre renfermant les promesses de Dieu accomplies dans le Nouveau Testament. (Ex : Genèse 3.15 ; 3.21 ; 12.3 ; Exode 12 ; 2 Samuel 7 ; Esaïe 53 ; Jérémie 31.31-34 etc)  Dès lors que tu liras l’AT dans cette perspective, beaucoup de choses te sembleront plus claires. Cher frère ou chère sœur, ne néglige donc pas l’Ancien Testament. Étudie le sérieusement de peur de ne pas comprendre profondément le Nouveau Testament, l’Ancien Testament est la base et le pilier du Nouveau Testament. Lorsque nous lisons l’Ancien Testament et découvrons comment il a accompli ses promesses, et nous pouvons louer Dieu pour sa fidélité !

Laurent
Auteur : Laurent

20ans, Rébellutionaire et étudiant.

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