Le mythe du plaisir immédiat

Notre génération est confrontée à un vrai problème. On veut nous faire avaler un mensonge, on cherche à nous tromper. Et le pire, c’est que la plupart d’entre nous se font avoir par ce mensonge. La plupart d’entre nous consacrons même nos vies à poursuivre cette illusion. Moi-même, j’ai gâché plusieurs années de ma jeunesse à poursuivre cet objectif, jusqu’à me rendre compte que ce n’en était pas un.

De quoi suis-je en train de parler ? Ce mythe, c’est le « mythe du plaisir immédiat ». Le mythe du plaisir immédiat c’est l’idée selon laquelle les choses que le monde nous offre peuvent nous rendre heureux immédiatement et durablement. Parce qu’en plus de nous faire croire que ce bonheur sera immédiat, on nous fait croire qu’il sera durable. On nous fait croire que le bonheur se trouve là, à notre portée. Ce mythe touche particulièrement la jeunesse : « Va en soirée, amuse toi, bois, fume, profite des plaisirs de ce monde ! C’est ça le bonheur, fais tout cela et tu seras heureux ! ». Ce que la Bible appelle débauche, le monde veut le présenter comme moralement acceptable.

Et on arrive même à en conclure que cela est vrai, puisque tout le monde autour de nous fait cela et tout le monde semble plus ou moins heureux. La plupart des gens semblent satisfaits de ce qu’ils en retirent, et ils continuent à vivre dans cette recherche effrénée du bonheur.

Jusqu’au moment où…

Jusqu’au moment où on réalise que ces choses ne durent pas vraiment. Jusqu’au moment où on réalise qu’elles ne nous satisfont pas vraiment. Jusqu’au moment où on réalise qu’on est obligé de les répéter encore et encore, toujours d’avantage, pour espérer en retirer quelque chose. Jusqu’au moment où on réalise que notre vie sur terre est courte, et passe comme une vapeur. Jusqu’au moment où on réalise que ces choses ne comblent pas le vide qui se trouve en nous, mais qu’elles servent simplement à l’agrandir et le rendre plus réel dans notre vie.

On réalise alors que les « plaisirs » que le monde nous propose sont éphémères et tellement trompeurs. Ces « plaisirs » se transforment si facilement en addictions et autres dépendances. Ces « plaisirs » sont comme des œillères qu’on mettrait à un cheval pour ne pas qu’il voit le monde qui l’entoure. Ces « plaisirs » nous empêchent de voir la réalité. Ces « plaisirs » sont si égoïstes et tellement dépourvus d’amour. Ce mythe du plaisir immédiat est un des plus grands mensonges du 21e siècle, et représente un danger réel dans lequel plusieurs d’entre nous sont tombés.

Le bonheur n’existe donc pas ?

Oui, le bonheur existe. Oui, la joie véritable et durable est possible. Oui, combler ce vide qui siège en nous, c’est accessible à chaque être humain.

Mais la réponse ne se trouve pas où l’on croit. Voici ce que dit Pascal, philosophe et théologien du 17e siècle :

« Il y eut autrefois dans l’homme un véritable bonheur, dont il ne lui reste maintenant que la marque et la trace vide qu’il essaie de remplir inutilement avec tout ce qui l’environne, recherchant dans les choses absentes le secours qu’il n’obtient pas dans les présentes. Or, toutes sont inadéquates, parce que ce gouffre infini ne peut être rempli que par un objet infini et immuable, c’est-à-dire Dieu même. »
(Blaise Pascal, Pensées, Éditions L. Brunschvicg, n°425, Paris, Hachette)

Ce vide si béant qui nous remplit ne peut être comblé que par Dieu lui-même. La Bible parle de ce vide, en ce que nous sommes séparés de notre Créateur. Dieu est Saint, et nous sommes pécheurs. Les deux ne peuvent cohabiter. Nous sommes coupables, pécheurs, perdus (cf Romains 3.23). Mais Jésus-Christ peut nous réconcilier avec Dieu. Il a été crucifié, il a payé pour notre péché. Son sang a coulé. La Bible dit que Dieu « a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix » (Colossiens 1.20).

Satisfaits en Christ

Ainsi, en Jésus-Christ nous pouvons être pleinement satisfaits. En Jésus-Christ se trouve le bonheur durable, la paix sans fin, la vie en abondance ! En Jésus-Christ, plutôt que de vivre pour des choses passagères, nous avons un but et un objectif bien plus grand. Nous vivons, non pas avec les yeux fixés sur le monde présent, mais les yeux fixés vers l’avenir, sur l’éternité que nous passerons avec Dieu. Et nous pouvons alors rejeter avec force le « mythe du plaisir immédiat », que l’ennemi qui contrôle ce monde essaye de répandre pour nous égarer. Si toi aussi tu t’es fait avoir par le « mythe du plaisir immédiat », repens-toi et confie toi en Jésus-Christ, il peut te pardonner et te transformer !

Cela ne garantit pas une vie exempte de toute souffrance – loin de là ! Il y a des renoncements, des luttes et des combats (et rejeter les attraits trompeurs du monde en est un). Mais il y a aussi une espérance vivante et solide, que rien ni personne ne peut nous ravir !

Alors rappelle-toi : le monde ne peut pas te rendre heureux. Seul Jésus-Christ le peut.

Benjamin E
Auteur : Benjamin E

24 ans, français vivant à Bruxelles, étudiant à l'Institut Biblique Belge. Coordinateur de la Réb', blogueur sur christestmavie.fr, amateur de bons livres, et co-auteur du livre Une vie de défis. Mais par-dessus tout : passionné par l'Évangile, sauvé par grâce, disciple de Jésus.

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