Vivre ensemble sans être marié, ou un mariage sans sexualité

Voici une réflexion sur le concubinage, vivre ensemble sans être marié. C’est un article écrit en réponse à un cas particulier. Tu pourras trouver l’original ici.

De très bon amis m’ont récemment demandé conseil par rapport à un jeune qui voulait s’installer avec sa petite amie avant d’être marié. Ce jeune et sa petite amie sont croyants, et sont tous les deux rattachés à une Église. Ils pensent que vivre ensemble ne sera pas un problème à partir du moment où ils n’auraient pas de rapports sexuels. Ainsi cet article résume ma réponse et ma position face à ce cas.

Vivre ensemble sans être mariés : un problème ?

Dans notre société actuelle, il est devenu impensable pour deux jeunes d’envisager de se marier sans avoircu ensemble au préalable. Cette façon de procéder gagne du terrain même au sein des Églises et peut représenter un véritable challenge pour les jeunes adultes chrétiens. Les points positifs à une cohabitation pré-maritale sont certainement nombreux. Il y a des avantages financiers lorsque deux personnes peuvent partager le prix du loyer. Cela représente un gain de temps également puisque, en habitant ensemble, un couple ne se pose plus la question de savoir où et quand ils se reverront.

Il se dégage ainsi une certaine sécurité, des bénéfices matériels, et je suis sûr que la liste est encore bien longue. Donc, on pourrait se dire qu’à partir du moment où l’on honore Dieu par notre corps et que l’on n’a pas de relations sexuelles, habiter ensemble ne devrait pas être un problème, n’est-ce pas ? Pourtant, le problème de tous les avantages listés précédemment est qu’ils sont fondés sur cette croyance creuse et populaire selon laquelle la satisfaction se trouve dans la facilité et l’arrangement. Et par ce fait, ces avantages font abstraction de la compréhension biblique du mariage.

Honorer Dieu en toutes choses

Si tu es chrétien, Dieu t’appelle à des choses plus grandes que ce que le monde attend de toi. Et la vie chrétienne ne peut pas être réduite au simple fait de suivre certaines règles comme : « Ne bois pas d’alcool », « Ne regarde pas ce genre de films » et « Pas de sexe avant le mariage ». Le Seigneur appelle ceux qui le suivent à répondre à un appel plus grand : être comme Jésus, lui appartenir et vivre une vie qui reflète sa gloire éternelle.

Lorsque l’on comprend cela en tant que chrétien, le confort et la facilité ne sont plus aussi importants, mais vivre pour la gloire de Dieu l’est beaucoup plus. Paul dit aux Corinthiens : « Quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu ». Donc si tu es chrétien, que tu sois célibataire ou en couple, fais tout pour la gloire de Dieu.

Une des choses qu’un ami et moi avions l’habitude de nous dire mutuellement lorsque l’un de nous avait un rendez vous avec une fille était : « Raccompagne-la chez elle encore plus sanctifiée qu’elle ne l’était lorsque tu es venu la chercher. » Je ne peux pas dire que j’y parvenais toujours mais je m’y efforçais. Et je peux dire que cela a été d’une grande aide pour mes relations. Le célibat peut être une période de vie difficile, mais peut également être une belle période pour honorer Dieu en menant une vie qui va à l’encontre des normes de notre société.

L’union du mariage

Paul exhorte également les Romains à « ne pas se conformer au siècle présent » mais à être renouvelés afin de comprendre quelle est la volonté de Dieu. Quand nos pensées et nos actions sont en accord avec Dieu et non avec le monde, nous l’honorons par ce fait. Un couple chrétien qui vit ensemble avec une charte d’abstinence, gâche une opportunité de témoigner de Christ au sein d’une société qui a désespérément besoin de voir des témoins de vie transformés par Christ. Ainsi un couple chrétien qui veut vivre ensemble avant d’être marié est très confus sur ce qu’est le sens du mariage. Le mariage est une union formée par Dieu entre un homme et une femme, à l’image de Christ et son Église. Ceci ne peut se faire en dehors d’un engagement complet entre les deux époux.

Dans 1 Corinthiens chapitre 7, Paul parle de l’immoralité sexuelle — c’est-à-dire du sexe en dehors du mariage — et il dit que lorsqu’une personne a des relations sexuelles avec une personne, ils ne forment plus qu’un : « Les deux deviennent une seule chair. » En d’autres termes, lorsque deux personnes s’unissent physiquement, il y a plus qu’un échange physique, mais un don de soi. Le terme grec utilisé par Paul, « sarx », signifie que les personnes sont entièrement unies. Il est mis en avant dans tous ces passages que tout ce qui compose le mariage, surtout l’aspect physique, n’est pas fait pour être séparé. Ainsi, lorsque des personnes s’unissent physiquement, elles se doivent d’être unies émotionnellement, spirituellement, financièrement et moralement. C’est ainsi que fonctionne le mariage. C’est la raison pour laquelle lorsqu’un couple a des rapports, ils sont poussés à exprimer leur dévotion l’un envers l’autre. Tout cela pour dire que si un couple a prévu de s’unir en vivant sous le même toit, financièrement — jusqu’à un certain degré —, spirituellement, moralement, avec le temps ils finiront par s’unir physiquement, et cela peu importe les vœux de pureté qu’ils ont pu se faire.

Le caractère sacré du mariage

Honorer Dieu dans ton célibat, c’est bien plus que simplement garder le lit conjugal sacré, c’est aussi garder le caractère sacré du mariage.

Un homme et une femme qui veulent vivre ensemble comme s’ils étaient mariés mais sans sexe, ne considèrent très certainement plus le mariage comme quelque chose de sacré, ou alors, beaucoup moins. C’est une façon de ternir l’image de ton futur mariage si tu n’es pas encore marié. Et je voudrais encourager tous ceux qui voyaient comme avantageux le fait de vivre ensemble avant d’être mariés à reconsidérer ces avantages… Il ne vaut vraiment pas la peine de ternir l’une des plus glorieuses institutions que Dieu ait pu créer au profit de la commodité.

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39 Commentaires

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  • « Un couple chrétien qui vit ensemble avec une charte d’abstinence, gâche une opportunité de témoigner de Christ au sein d’une société qui a désespérément besoin de voir des témoins de vie transformés par Christ. »

    Bonjour, cet argument n’est pas bon car n’est-ce pas plutôt l’inverse ? Vivre ensemble en toute abstinence attirera bien plus la curiosité des personnes non croyante et de fait, sera beaucoup plus propice au témoignage et à l’admiration : « Comment vous faites ? Moi je n’y arriverait pas ! « . Réponse : « Christ ! » et voilà : évangélisation !

    De manière générale, j’ai un reproche général à faire à ce genre d’articles, que ce soit sur la Reb’, sur d’autres blogs ou mêmes sur les livres chrétiens abordant la sexualité et le mariage : l’absence de définition du mariage en lui-même.
    Pourtant, l’article aborde ce thème avec un alléchant préambule : « Et par ce fait, ces avantages font abstraction de la compréhension biblique du mariage ». Yes, enfin quelqu’un va aborder cette « compréhension biblique ».
    Derrière, rien hormis quelques poncifs.

    Pourtant, si on aborde ce thème de prédilection pour les jeunes chrétiens qu’est l’abstinence avant mariage alors définissons au regard de la bible ce qu’est ce fameux mariage ! D’autant plus que la majorité des publications disponible dans le monde francophone sont des traductions anglo-saxonne où l’institution civile et contemporaine du mariage n’est pas du tout la même que l’institution civile française et encore moins que l’institution biblique.
    Du coup, en relisant, personne n’est d’accord sur ce « mariage » au sens le plus pur : est-ce lors de la formulation orale des vœux des futur-époux ? Lors de leur engagement préalable (fiançailles) ? Lors de la cérémonie civile ? Lors de la cérémonie (bénédiction) religieuse ? Tout ?
    Et là encore, il y a des inextricables questions sous-jacentes à chacune d’entre elles.

    Dans Éphésiens 5 (citant la Genèse), on a la définition la plus concise du mariage :
    « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. »

    Donc un « concubinage » avant la cérémonie religieuse (cérémonie qui -corrigez moi si je me trompe- n’est pas du tout une institution biblique) ne rentre-t-il pas en compatibilité avec Éphésiens 5 ?

    Nulle part dans la bible je lis clairement ou de manière plus indirecte voire supposé :
    « Et vous attendrez (la fin de) la cérémonie religieuse pour pouvoir enfin vous adonner au sexe*, car seulement à ce moment là vous serez considérés comme mari et femme » .
    Je ne dit pas que c’est faux ou que c’est mauvais. J’attire juste l’attention sur ce point de vigilance.

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    • Bonjour Inbo,

      Déjà, pour moi, vivre avec la personne que tu aime dans la même maison, dormir peut-être même dans le même lit, je n’en connaîtrai pas même un seul qui résisterai à se caresser, ou même coucher ensemble. Moi je trouve ça juste impensable qui se regarde dans les blancs des yeux et qu’ils se disent simplement : « je t’aime mon amour, Dieu nous garde d’aller plus loin. »

      Ensuite, comme tu l’as bien marqué « C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. » Qu’est ce que sa veut dire quitter son père et sa mère et s’attacher à sa femme concrètement ? ça veut dire que lorsque tu es sûre que c’est la femme que Dieu a voulu, tu prends un engagement devant ta femme et les Hommes comme quoi c’est sûre c’est elle et ensuite tu quitte t’es parent et tu t’attache à ta femme c’est à dire que vous loger sous le même toit. Le mariage symbolise l’alliance que Jésus a faite avec son église.
      Le mariage est un moyen permettant à l’homme de marcher dans la volonté de Dieu pour bien prendre le temps de se connaitre (fiançailles) et de prier pour savoir ce que Dieu veut.

      Si tu ne peux pas te marier ou tu ne veux pas attendre cette alliance avec ta future femme (ou homme si tu es une femme) alors tu n’es pas prêt à vivre sous le même toit avec elle :)

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    • J’ai pas le temps ni la connaissance requise pour discuter de l’évolution du mariage dans l’histoire de l’église, supposons juste que le mariage ne commence pas forcément après la cérémonie religieuse ou civile mais après les fiançailles.
      Le problème reste le même, je veux dire, le challenge est de rester uni ce n’est pas vraiment quand est-ce que je peux ? Les cérémonies ne sont que des « milestones » pour montrer au monde et à nous même qu’on a franchi le pas. c’est parce que nous voulons montrer à quel point on est différent du monde qu’on devrait rejeter le concubinage, même la version « chrétienne », sans sexe, car au final et je pense que l’auteur l’a mis dans le mille sur ce coup, c’est just une parodie du mariage (s’engager à être unis sur tous les points sauf sexuellement) , ça déshonore Dieu et ça ne montre pas du tout aux nous chrétiens la volonté de Dieu concernant le mariage!

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    • Le mari a toujours ete un fait societal, que ce soit du temps d’Abraham ou de nos jours. Il y a toujours eu un moment precis a partir duquel les conjoints etaient definis comme maries. Que ce soit apres la dot comme dans le cas de Rebecca ou apres une ceremonie comme dans le cas de Lea, un moment precis et concret definissait le debut du mariage. De meme en est il aujourd’hui. Suivant la legislation en vigueur a laquelle selon Rom.13 nous sommes contraints de nous plier si nous voulons plaire a Dieu, un couple est considere comme marie a partir du moment ou il rempli les conditions requises. En france il faut passer devant un officier d’etat civil, aux usa, mm un pretre deguise en Elvis dans un bar fait l’affaire. Aucune legislation ne requiert une benediction nuptiale, et les mots « je vous declare mari et femme » ne sont pas anodins. Celui qui s’est fait marier par son coloc en pyjama qui en a les pouvoirs est autant marie que celui qui a recite un long discours dans un beau costume blanc, dans la paroisse la plus mythique du pays.

      Ainsi: Un couple est marie à partir du moment ou il est declare comme tel et peut changer son etat civil sur sa carte d’identite. Du temps d’avant aussi une femme mariee se reconnaissait de loin, car voilee differemment. De meme un couple meme separe depuis des decennies n’est considere divorce que le jour que les institutions competentes le reconnaissent. J’espere avoir contribue a la definition du mot mariage.

      En ce qui concerne l’attachement, il n’est pas que physique ou emotionnel, il est aussi et surtout societal (engagement/attachement/union = mariage). Une etude du mariage juif du temps de Jesus pourrait etre tres interessante pour comprendre certaines paraboles ou meme Ephesiens 5…

      En ce qui concerne le sujet: Vivre ensemble sans etre marie est un piege pour soi et pour les autres. Ca pousse certains au peche et au scandale (et on connait la recompense de ceux qui s’offrent en pierre d’achoppement), et ca tache le temoignage, par un doute raisonnable qui sera toujours la. Par ailleurs ayant moi aussi ete fiancee, il est presque naif de croire que partager sa salle de bain avec quelqu’un qu’on aime et desire, ou le voir s’affaler en pyjama devant la tele n’attisera pas davantage le desir. La bible ne dit elle pas de FUIR le peche/la tentation plutot que de s’y soumettre?

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    • Très bon commentaire Inbo, tu as soulevé des questions pertinentes ! J’attends leur réponse

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    • Cher frère ou soeur en Christ,

      Le mariage, même dans les temps bibliques, se fait devant témoins.

      De plus Romains 13 nous dit de nous soumettre aux autorités, hors en France pour être mariés il faut passer à la mairie.

      Que Le Seigneur éternel te comble de grâces.

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    • @ JOhn,
      Je suis bien d’accord, mais justement. Tu dis, je cite : « Qu’est ce que sa veut dire quitter son père et sa mère et s’attacher à sa femme concrètement ? ça veut dire que lorsque tu es sûre que c’est la femme que Dieu a voulu, tu prends un engagement devant ta femme et les Hommes comme quoi c’est sûre c’est elle et ensuite tu quitte t’es parent et tu t’attache à ta femme c’est à dire que vous loger sous le même toit. Le mariage symbolise l’alliance que Jésus a faite avec son église ».
      En gros, décider de vivre en colocation revient exactement à ça.
      Et j’y reviendrai dans ma réponse à Knativa.

      @ Fika nofa
      Tout à fait. J’aime bien cette idée de « milestones ». En revanche, j’attends de comprendre en quoi vivre ensemble déshonore Dieu et d’où tu tires cela.

      @ Knativa + @Maxime
      Non. Dans la législation française, le concubinage est reconnu comme étant une union civile dotant le couple d’un régime social, fiscal et juridique.
      Je ne trouverai ça pas très malin dans l’absolu, mais si des chrétiens décident de s’unir en concubinage ou en Pacs au lieu du mariage civil :ils sont dans votre définition de la soumission aux autorités étant reconnues par elles (par la loi française) comme un couple fait de deux personnes vivant sous le même toit et présentant un caractère de stabilité et de continuité. Qu’est ce qui est plus important dans la définition biblique du mariage ? Le terme « mariage » ou l’engagement mutuel et réciproque des époux ? On en arrive à des absurdités presque hypocrites dans le milieu chrétien où les églises précisent bien qu’ils n’offrent qu’une bénédiction car le « vrai » mariage a eu lieu précédemment à la mairie. Quand de l’autre côté, on reprochera à un couple d’avoir « consommer » le mariage entre la mairie et cette « bénédiction ». Ou même chose venant des couples qui ne s’estimeront pas « mariés » avant la fin de la cérémonie religieuse. (Plus souvent dans les cas où les cérémonies civiles et religieuses ont lieu à des dates différentes).
      Et même, on s’égare car quand tu dit « un couple est marie à partir du moment ou il est declare comme tel et peut changer son etat civil sur sa carte d’identite ». Au yeux de la loi française oui. Et aux yeux de Dieu ?

      Pour conclure, je n’aimerai pas que vous croyez que j’encourage à tous prix les jeunes chrétiens à vivre ensemble avant le mariage. Pour moi, peu sont capable d’une bonne maîtrise de soi, s’il ont en même temps décider de s’abstenir de toute relation physique. Et je suis conscient que « l’idéal » est une belle cérémonie avec (en France) un bon contrat de mariage civil. Dans le mariage occidental moderne, ce que j’apprécie le plus, c’est l’alliance, ce bijou dont se parent les nouveaux époux, qui est un symbole de l’engagement réciproque. C’est pour moi un point essentiel du mariage tel que voulu par Dieu et quel que soit les arguments que j’ai cité précédemment, ils doivent tous inclure cette dimension : l’engagement et la fidélité. Le reste, comme les arguments de cet article sont à mon sens creux et ne vont pas dans la bonne direction et réinterrogent sur le fondement même du mariage au sens de l’alliance voulue par Dieu et non au sens de la cérémonie culturelle.

      @Hima, merci !

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    • Bonjour Inbo !

      Merci pour ta participation au débat ! Répondre à la question « Qu’est-ce qui est le plus important dans la définition biblique du mariage » est loin d’être absurde, crois moi !
      Je ne reviendrai pas aux cas précis que tu mentionnes et aux dérives qui existent bel et bien, même dans les milieux chrétiens. En revanche, si on regarde attentivement le cadre de loi sur le concubinage et le PACS, on peu difficilement (et honnêtement) comparer cela à l’alliance de Christ et l’Église !
      Pour info, le concubinage ne résulte d’aucun acte administratif, d’aucun contrat, d’aucune alliance. Le PACS, lui est une nouvelle union, moins rigide que le mariage, fruit d’une longue bataille pour la reconnaissance des couples homosexuels (qui dans les années 80 ne pouvaient pas se marier). Dans ces deux formes « d’unions », nous n’avons pas :
      – l’obligation de fidélité
      – le devoir de secours
      – la solidarité pour l’éducation des enfants
      – de droit à l’héritage, même pour le partenaire
      – de droit à l’adoption

      Mon objectif n’est pas de sacraliser le mariage civil français. Le mariage biblique et la réalité dévoilée en Christ et l’Église nous montrent une alliance bien plus profonde encore. Mais, je ne comparerai jamais le mariage que Dieu a institué en Genèse 2.24 et le concubinage (qui n’est pas une alliance) et le PACS (qui est un statut intermédiaire permettant de profiter de droits sociaux, fiscaux, juridiques comme tu le dis) !
      En revanche, je loue le Seigneur de voir encore dans ce pays une loi sur le mariage qui se modèle, même de loin, sur le mariage biblique, avec un engagement devant les autorités et des témoins, une communauté de bien, une nouveau foyer, un droit à l’héritage, le droit à la fidélité et au secours etc.
      Si un jeune couple chrétien venait me voir et me partagerait sa volonté de vivre en concubinage ou de se Pacser, j’attirerai fortement leur attention sur la nature de l’engagement de Christ et de l’Église, la beauté du mariage institué par Dieu et je les encouragerai sans doute à imiter cet engagement, avec foi.

      Bref, lorsque dans cet article il est question de vivre ensemble avant d’être marié, l’auteur veut nous montrer qu’on ne peut pas, même au XXIe siècle, substituer le concubinage au mariage selon Dieu.
      « Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » Romains 12.2

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    • Merci Nicolas pour ta réponse.

      Globalement, ne portes-tu pas trop d’importance sur l’aspect contractuel du mariage plutôt que sur son symbole et sa signification ?
      Raisonnons par l’extrême pour illustrer ce propos : Prenons un couple chrétien. Celui-ci est profondément amoureux, leur amour est sincère, la fidélité et le sens du sacrifice ne sont pas de vains mots pour eux. S’ils décident d’un commun accord de passer leur vie ensemble, à ce moment ils ne rempliraient pas d’après toi les critères nécessaires du mariage car il leur manquerait encore la définition contractuelle et civile de celui-ci ? L’exemple vaut aussi pour l’inverse. Un couple peut être marié légalement, être passé par la bénédiction religieuse et pourtant peut ne pas s’honorer par l’infidélité, l’égoïsme etc.

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    • Si « commun accord » il y a, contrat tacite il y a aussi… ;)
      Et dans cet exemple, qu’est-ce qui les empêcheraient de mettre en pratique Romains 13.1 en faisant reconnaitre par la société leur union par le mariage ?
      L’union contractuelle, même si le terme peut déranger, est le modèle que Dieu a utilisé pour faire alliance avec l’Homme… et que nous devons imiter dans le mariage (Eph. 5)

      Le fait que le mariage soit reconnu par la société n’est pas un plus pour le couple chrétien, il est plutôt un ingrédient indispensable :
      – les mariages bibliques ont toujours été reconnu dans la société de l’époque
      – c’est ce que Dieu nous enseigne dans toutes ses alliances (qui ont été conclu et ratifié de manière officielle)
      – par obéissance au commandement de Dieu, en se soumettant aux autorités qu’il a institués.

      Donc, dans notre cas en France, pour qu’une union entre deux personnes soit reconnu par la société, nous devons passer devant le maire…

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    • Nicolas, merci pour ta réponse,

      Oui. Je suis d’accord, il y a un « contrat » (moral) tacite.

      Que les choses soient claires, je ne cherche absolument pas à nier au mariage son caractère voulu par Dieu et ce qu’il « impose » aux époux bibliquement.
      Je résumerai ma pensée à la fin de mon message mais avant cela d’ailleurs, comprenons nous bien pour l’ensemble de nos échanges : je pense que le mariage civil est une bonne finalité logique pour un couple. Cependant, la temporalité et les contraintes (surtout pour la cérémonie religieuse) qu’il exige aujourd’hui et l’absence explicite de toute recommandation biblique sur la forme du mariage font que je me réinterroge sur son caractère absolu en tant que contrat ou pour caricaturer me tend à mettre l’accent beaucoup plus sur l’alliance et l’engagement moral que sur le bout de papier.
      De manière encore plus crue et parfaitement adaptée aux jeunes chrétiens : je souhaite mettre l’accent sur ce qu’il y a d’autre que « le droit au sexe » en gros, ce dont parle la Bible : fidélité, amour, respect, indissolubilité, sacrifice etc. Un mariage contractuel sans ça est pour moi comme une coquille vide.
      Le travail de sape involontaire des chrétiens entre-eux depuis plusieurs siècles fait que l’on résume aujourd’hui quasi-exclusivement le mariage à ce droit au sexe. Ce que je condamne. Disons le plus franchement avec un exemple concret : je n’ai plus comme par le passé une opposition morale ou théologique à ce qu’un jeune couple par exemple fiancé habite ensemble parce qu’ils n’ont pas les moyens financiers d’organiser leur mariage qui est néanmoins prévu. Je ne saurais pas sur quel verset me baser pour le leur reprocher (je ne sais pas s’ils couchent ensemble). Mais je ne leur parlerais pas de Romains 13.1.

      Outre que ce verset est dans ce cas « légèrement » hors-contexte, je rappelle que pour la loi française, le concubinage est une forme reconnue d’union donc théoriquement, être en concubinage ou PACSé répond à l’exigence formulée par ce verset. C’est pourquoi je complèterais ton dernier paragraphe par :
      « Donc, dans notre cas en France, pour qu’une union entre deux personnes soit reconnu par la société [COMME UN MARIAGE], nous devons passer devant le maire… »

      La question sous-jacente que tu souhaitais poser est plutôt celle de l’adéquation exclusive entre le mariage contractuel français (désolé pour les francophones d’autres pays qui liraient notre échange) et le mariage biblique. Je comprend tout à fait ton point de vue, mais si pour toi il s’agit d’une évidence, j’ai plus de réserves. J’ai conscience de parler de l’exception à la règle mais cette règle me paraît être plus un héritage sociétal voire anthropologique qu’un fondement biblique (je parle bien des cérémonies civiles ou religieuses du mariage – pas de l’alliance en tant que telle). Pour résumer toute ma pensée, je pense que le mariage biblique commence à l’instar de Genèse 2, à partir du moment où les deux époux s’engagent à prendre l’autre pour leur possession (son homme/sa femme), ce qui implique tout le devoir de fidélité etc. et se confond de moins en moins avec le mariage civil.

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    • Tiens Inbo, la définition de John Stott, que je trouve assez exhaustive !
      « Le mariage est une alliance exclusivement hétérosexuelle entre un homme et une femme, ordonnée et scellée par Dieu, précédée par un acte public de départ de la cellule parentale, consommée au travers de l’union sexuelle, résultant en un partenariat et un support mutuel permanent, et normalement couronné par la naissance d’enfants. »

      Citation trouvée ici, sur un article qui donne quelques éléments de plus, très intéressants !
      http://leboncombat.fr/le-mariage-selon-la-bible/

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    • Bonjour, Inbo. Une fille et un garçon qui vivent ensemble et peut-être dans la même chambre, comment peuvent-ils convaincre leur entourage qu’ils partagent tout sauf l’intimité ?

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    • @ Nicolas A.

      Au hasard : en leur disant ?

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    • Complètement d’ accord avec Imbo … Je reviens sur ce site après un très long temps d’ absence et je m’ aperçois que c’ est toujours le même crédo.
      Je comprend que l’ on veuille défendre le mariage et y encourager les jeunes lecteurs de ce blog, me paraît normal.
      En revanche et comme Imbo, je pense que le justifier par l’ Écriture est pour le moins fallacieux.
      En effet, la Parole nous parle avant tout d’ union et non de mariage ! Et pour cause, le mariage est d’ abord une notion civile que l’ on rencontrait déjà dans la Grèce et la Rome antiques …. Et c ‘est avec Augustin (4ème s) que l’ église catholique voit surgir la notion de sacrement.
      Ironie de l’ histoire, le protestantisme évangélique a repris le flambeau (avec zèle) et en a fait lui aussi – sans l’ avouer – un sacrement.
      Au vu des écritures, les arguments pour proscrire une union durable, sans passer au préalable par une « cérémonie » me semblent pour le moins contestables (non c ‘est bon, je sais … Paul …. etc, etc …..qui en fait parle de ce mariage qui existait déjà en son temps).
      Mais bien sûr, ce n’ est pas avouable, car on a peur que nos chères têtes blondes (ou autres, du reste) ne s’ égarent …. Ironie mise à part, je trouve que c ‘est aussi quelque peu infantilisant.
      Bref : oui pour une union « officialisée » (mariage si ça vous fait plaisir), mais de grâce, épargnez vos pierres à ceux qui ne suivent pas votre crédo, culpabilisant toute une génération de jeunes mal dans leur peau à force d’ être stigmatisés !

      Que les « pro, purs et durs mariages » :-) … me pardonnent ….. je vous aime ….. (en tout bien, tout honneur …)

      Bizz

        Benjamin E
      • Bonjour Sotil !

        Merci pour ton commentaire. C’est dommage que tu ne comprenne pas bien notre but en écrivant ces articles. Je ne veux pas relancer un énième débat sur le sujet, donc je soulèverai juste la chose suivante :

        Ce que nous voulons, c’est encourager les jeunes chrétiens à vivre une vie de pureté et de sainteté, qui glorifie Dieu. Cela implique d’agir non pas comme le monde le fait, en banalisant les relations sexuelles et en dévalorisant l’engagement l’un envers l’autre, mais d’agir dans le cadre que Dieu définit, dans l’union d’un homme et d’une femme devant Dieu.

        Il n’est pas question d’imposer des règles à des gens qui ne voudraient de toute façon pas les suivre. Nous ne voulons pas culpabiliser les jeunes en publiant ces articles.

        Comme il est dit dans l’article, la vie chrétienne ne se résume pas à un ensemble de règles. Il est avant tout question de réconciliation avec Dieu, et de transformation. Seule une personne née de nouveau pourra comprendre ET voudra d’elle même mettre en pratique ce que la Bible enseigne…

        Qu’en penses-tu ? :-)

        Bonne soirée !

        Benjamin

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        • Bonjour Benjamin
          d’ accord avec toi pour ne pas relancer un ème débat sur le sujet.
          Néanmoins, je pense que vous êtes dans un exercice difficile à défendre car pour le moins contradictoire. Et ta réponse, l’illustre bien : d’ un côté vous ne voulez pas culpabiliser et de l’autre vous prétendez que c’est vous seuls, qui êtes dans la vérité (sic).
          La fin de ton msg est d’ ailleurs assez terrible et (malheureusement) en même temps classique : « seule une personne née de nouveau pourra comprendre » !! Argghhhh donc, qui n’est pas d’ accord n’est donc pas né de nouveau et ne peut comprendre !!! Circulez y’ a rien à voir !
          Sans reprendre tous les arguments, laisse-moi juste te raconter une histoire (vécue) :
          il y a quelques années, un jeune couple non marié, de notre église, était venu nous voir, mon épouse et moi même (hé oui, je suis marié …) pour nous annoncer que la jeune femme était enceinte. Anéantis par la violence des réactions qu’ils allaient à coup sûr susciter au sein de l’église, ils avaient donc décidés ….. de faire avorter la jeune femme !
          Grâce à Dieu, nous sommes parvenus à les en dissuader. Nous les avions convaincus de garder cet enfant, de l’annoncer à la communauté et de régulariser (mariage) dès que possible.
          Comme prévu, la réaction ne s’est pas faite attendre : livrés comme il se doit à la « sainte vindicte », ils ont dû, bien sûr, purger leur peine (privation de la Sainte Cène et de toute responsabilité dans l’église) jusqu’ à la délivrance finale : le mariage ! Non mais !!

          Terrible paradoxe, n’est-il pas Benjamin ? Un avortement ! Voilà ce que vous, les tenants de la vérité avez failli provoquer.
          Qui plus est : celui a été évité, (ce couple coule aujourd’ hui des jours heureux et ils ont 2 enfants), mais combien d’autres qui ne l’ont pas été, pour ces même raisons ?

          Quelques temps après ce triste épisode, je me rendais avec mes enfants, à une conférence sur ce thème (le mariage). Et le couple de conférenciers, de prôner toutes les vertus et bénédictions de l’abstinence avant le mariage et malheur à qui ne le respectait pas. Discours évangélique maintenant traditionnel !
          Quelque peu secoué par l’expérience décrite plus haut, je m’aventurais – avec prudence – à questionner les orateurs sur le bien fondé de leurs déclarations. Mal m’en pris !! Je fus aussitôt assailli par une meute hystérique de « bienveillants et nés-de-nouveau-frères » qui m’enjoignirent de me taire sur le champ. Menaces et pressions à l’appui et – s’il vous plaît – avec un petit soufflet au passage ! Grâce à Dieu, il n’y avait pas de bûcher aux alentours :-)
          Je précise que ceci s’est passé, il y a moins de 10 ans, dans l’une des plus grandes et anciennes église de la 2ème ville de France !
          Dans notre vocabulaire français, on appelle cela, une attitude sectaire ! Ni plus, ni moins.

          Dernière anecdote, j’avais déjà écrit par le passé sur ce blog, et là aussi, les réactions aveint vraiment été violentes.

          Voilà Benjamin, jusqu’ où peut mener une attitude que je nomme dogmatique et non pas biblique. Je ne doute pas que vous vouliez préserver les jeunes, mais de grâce arrêtez de juger (qui est né de nouveau et qui ne l’ est pas)et de vous poser en censeurs ! Imitez Christ qui regarde au cœur et non pas aux apparences.
          Laissez Dieu juger de ce qui est bon ou pas.
          Une union, vois-tu, c’est comme une prière ! Ce n’est pas parce que tu pries haut et fort devant ton assemblée que tu es plus juste aux yeux de Dieu que celui qui prie en silence et dans un lieu secret !
          C’est un peu la même chose avec l’union de 2 êtres. Tu as pu célébrer tes noces comme il se doit et pour autant vivre un mariage calamiteux et qui ne plaît pas à Dieu (Nos églises regorgent de couples « dysfonctionnels »). En revanche tu peux vivre une union qui plaise à Dieu sans pour autant être passé devant ….heu … devant …. Ha oui, devant qui au fait ? prêtre, pasteur, maire, …. ? et comment (concubinage, PACS, mariage avec communauté de biens, séparation, ….) ??

          Allez, pas de soucis Benjamin. Tu es jeune et un zélé serviteur de la tradition. C’est bien, mais parfois dangereux. :
          « Ne jugez pas afin de ne pas être jugés, 2 car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis ». Matt 7 : 1-2

          Sois béni

            Benjamin E
          • C’est dommage Sotil, parce que tu as lu mon commentaire avec pleins de présupposés dans la tête, en me rangeant directement dans une case (celle des traditionalistes-évangéliques-nés-de-nouveaux-arriérés-hystériques comme tu l’appelles si bien :-) ). Du coup, tu me fais dire des choses que je n’ai pas dites.

            Par exemple, je n’ai jamais dit que ceux qui n’étaient pas d’accord avec moi (ou nous) n’étaient pas nées de nouveau. Qui suis-je pour dire une chose pareille ?! Ce que j’ai dit, c’est que seule une personne chrétienne (ou née de nouveau si tu préfères) pourra comprendre et aura la volonté de mettre en pratique la parole de Dieu. Rien ne sert donc d’imposer des lois à des personnes non chrétiennes, ou à des jeunes qui ont grandit dans l’église sans être engagés avec le Seigneur (je dis ça parce que je suis passé par là…).

            Nous ne pointons pas du doigt, nous ne voulons pas culpabiliser ni suivre une tradition évangélique quelconque… là encore, on voit que souvent ceux qui nous reprochent de « juger » sont ceux qui jugent le plus facilement :-)

            Notre seule source d’autorité est et restera la Bible. Nous voulons glorifier Dieu et le servir, peu importe le prix. S’il nous faut aller à contre courant de ce que la société enseigne, ou de ce que le mouvement évangélique enseigne, alors qu’il en soit ainsi… !

            Tu remarqueras que je ne te répond pas sur les deux « anecdotes » bien tristes que tu as énoncées, volontairement. Je les déplore, bien évidemment. Et je déplore aussi que tu nous rendre « responsables » de cela (« Un avortement ! Voilà ce que vous, les tenants de la vérité avez failli provoquer. »)…

            Bonne journée à toi !

            Benjamin

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            • Slt Benjamin

              si tu me cites, fait le au moins correctement … l’ expression « traditionalistes-évangéliques-nés-de-nouveaux-arriérés-hystériques » dont je t’ aurais qualifié ne figure pas dans mon écrit.
              En revanche, je me suis bien fait menacé par une « meute hystérique » de « chrétiens » qui se considéraient de « bienveillants et nés-de-nouveau-frères » (sic).
              Concernant les présupposés, je pense qu’ on est quitte :-)

              Désolé, de la tournure, mais tu comprends c ‘est facile de défendre des positions pour le moins contestables puis d’ écrire : « Notre seule source d’autorité est et restera la Bible. Nous voulons glorifier Dieu et le servir, peu importe le prix. S’il nous faut aller à contre courant de ce que la société enseigne, ou de ce que le mouvement évangélique enseigne, alors qu’il en soit ainsi… ! ».
              Comme si cette déclaration d’ intention suffisait à éliminer de facto, toute contradiction.
              Hé non, n’ importe qui peut parler en se justifier ainsi.

              Pour moi, le sujet reste un « irritant » fort. Ce que j’ ai vécu, m’a profondément marqué et il est possible que je prenne le sujet trop à cœur. J’avais du reste, hésité avant d’ écrire, car les échanges sur ce thème, finissent en général assez mal. Et de fait, … c ‘est toujours le cas.

              Dont acte. On ne m’ y prendra plus.
              Je te demande pardon, si je t’ ai offensé. Mon intention première était plutôt un « coup de gueule ».

              Allez sans rancune.

              Adieu La Réb’

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              • Sans surprise, je suis du même avis que Sotil.
                Avoir un avis hétérodoxe dans le milieu évangélique nous livre effectivement à une vindicte morale assez éprouvante. Encore récemment, bien que marié, j’ai émis les mêmes réserves qu’énoncées dans mes messages du début d’année mais également des points relevés par Sotil. Certains de mes amis, pourtant non mariés m’ont tancé de plusieurs remarques péremptoires avec versets bibliques.
                Pourtant, je réitère ce que j’ai dit plus tôt : la bible ne parle pas précisément du concubinage et ne donne pas de cadre précis définissant le mariage.

              • Benjamin E
              • Salut Sotil,

                Merci pour ton message. Je crois effectivement que rien ne sert de rentrer à nouveau dans un débat qui finira mal, le but n’étant pas de défendre notre position mais de chercher la vérité. Pas de problème, tu ne m’as pas offensé :-)

                C’est juste dommage dans le monde évangélique de ne plus pouvoir aborder certains sujets sans que ça finisse mal… Je ne dis pas ça pour pointer du doigt les autres, mais plutôt pour déplorer l’état de mon cœur. Que le Seigneur nous aide !

                En Jésus-Christ,

                Benjamin

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  • Et la vie chrétienne ne peut pas être réduite au simple fait de suivre certaines règles comme : « Ne bois pas d’alcool » …

    Peut-tu me dire où dans la Bible il y a une « règle » établit disant de ne pas boire de l’alcool?

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    • Justement, il n’y en a pas ! C’est le but de l’auteur de montrer ceci…

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  • Je suis assez d’accord sur le fait de définir le « mariage ».
    Parce que vivre en couple, sous le même toit sans être marié mais faire tout comme, sauf avoir des relations sexuelles résumerait le mariage au droit du sexe au sein du couple. Or c’est bien plus que ça, fort heureusement! !

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    • Aujourd’hui, on bassinera tous les jeunes couples avec cet interdit absolu et on oublie trop souvent tout le reste.
      Le mariage est presque résumé par les jeunes et plus grave pour les jeunes, aujourd’hui à -enfin- l’accès au plaisir charnel et à la légitimité de la concupiscence.
      Je me demande s’il n’y a pas un lien plus important qu’on veuille le faire croire quand je vois des jeunes couples chértiens divorcer après 4/5 ans de mariage.
      Se marier pour baiser ok, Paul dit presque ça en plus. Mais on oublie effectivement le reste.

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    • J’ai oublié les guillemets sur le mot « baiser » dans mon message précédent. Ce qui donne un côté un peu trop cru et vulgaire.

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  • Très bonne approche. Quelques mots / concepts trop technique (sacré…) pour le rendre tout public
    Un article de plus qui est bien organise

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  • Mais… dans la Bible il n’y a aucun cas de couple emménageant ensemble avt le mariage et en pratiquant l’abstinence, non ? S’il n’y en n’a pas, pr moi ça clôt définitivement le débat. Pcq s’il est vrai que parfois nous devons d’une certaine manière « extrapoler » pour donner une perspective biblique sur des sujets si modernes que c’était inconcevable au temps de la Bible et qu’elle ne peut donc en parler directement, le mariage est un motif tellement récurrent, que Dieu aurait permis qu’un cas comme celui dont nous débattons figure dans les pages du livre de la vie.

    Après, je ne pense pas qu’on puisse vraiment dire que ce soit un péché, mais c’est vouloir jouer dangereusement avec les limites. Dire que c’est un témoignage de la présence de Dieu me semble être une fausse raison ; ce serait comme si un chrétien s’amuser à longer un précipice pr montrer que s’il ne tombe c’est parce que Dieu le protège… un peu tirer par les cheveux le témoignage non ? C’est être dans une dynamique « jusqu’où je peux aller sans me brûler », plutôt que « qu’es-ce que je peux faire pour honorer pleinement Dieu ». Parce qu’il y a un point qui n’a pas été relevé jusque là me semble-t-il : POURQUOI vouloir emménager ensemble avant le mariage ?
    Si la réponse est « pr s’assurer qu’on est fait pr être ensemble », c’est un prétexte absolument pas recevable que d’autres articles de la Reb ont déjà traité je crois bien.
    Donc je ne vois pas d’autre réponse possible que « on est trop pressé ». Et du coup, c’est aussi un prétexte absolument pas recevable, puisque c’est refuser de respecter le temps de Dieu.

    En définitive je pense donc que la question de l’intention est plus importante que le fait même d’emménager ensemble ; et parce que les raisons exposées ne sont pas bonnes, je pense que, d’office, l’acte ne peut l’être non plus.

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    • Charlotte, je ne sais pas s’il est possible de comparer de manière anthropologique et sociologique les mariages dans la Bible avec notre société contemporaine. Les deux premières raisons qui me viennent à l’esprit étant l’absence formelle de l’interdiction de la polygamie dans les écritures d’une part, et l’absence de la notion de mariage d’amour d’autre part (ex : quand on vante l’amour et la patience de Jacob qui aura bossé 14 ans pour sa « bien-aimée » Rachel -sa cousine soit dit au passage- , la bible reste silencieuse sur ce qu’en pensait Rachel. Je connais bien des gars chrétiens qui seraient bien content de bosser X années s’ils ont la certitude de pouvoir « s’unir » à la fille qu’ils aiment (+sa sœur, +ses servantes). Bizarrement, les filles chrétiennes verraient d’un moins bon œil ce retour à l’archaïsme biblique. Certainement un problème de soumission ? [ironie] ).
      Donc prendre exemple des cas y figurant me paraît-être un exercice périlleux.
      Oui la patience et l’amour (quoique il a bien mal géré la rivalité entre les sœurs) de Jacob peuvent être exemplaires.
      Dans un autre registre, la classe de gentleman absolue de Joseph (qui voulait rompre en secret ses fiançailles avec Marie après qu’il eût appris qu’elle était enceinte) est un modèle et un exemple.
      Et la différence sociétale expliquera qu’on ne trouvera pas de « collocation » dans la bible.
      Cette différence explique le côté ultra expéditif du mariage qu’on retrouve souvent dans le simple « la jeune fille lui plu, il s’unit à elle ».

      Pour répondre à ta question « POURQUOI vouloir emménager ensemble avant le mariage ? »
      Peut-être que certains peuvent effectivement le faire pour voire si la vie commune fonctionne. D’autres parce qu’ils se sentent prêt de le faire. C’est une bonne question. Mais la réaction à avoir face à cela me paraît être plus tempérée qu’un simple ce « prétexte (n’est) absolument pas recevable puisque c’est refuser de respecter le temps de Dieu ».
      Et puisque tu parles du « temps de Dieu », peux-tu m’en dire plus s’il te plaît ? Car je ne vois pas de quel passage c’est tiré.

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    • Oui Charlotte, tu as tout à fait raison.
      Quand Inbo parle de se mettre ensemble « pour voir si la vie commune fonctionne » me semble comme tu l’as compris, jouer avec le feu. Il y a d’autres manières de le faire sans se mettre en danger… Une camp chrétien par exemple !
      Seuls devraient être prêts à le faire, ceux qui sont mariés…
      @Inbo, le temps de Dieu dont Charlotte fait référence, c’est juste le temps « pré-mariage », qui dépend de chaque personne. Ce temps est illustré parce qu’il n’y a pas de relations sexuelles hors mariage approuvée dans la Bible.

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    • @Inbo, si je comprends tes réticences, je pense qu’il est parfois nécessaire de prendre fermement position. L’amour de Dieu est incroyable. Il est tel qu’Il nous aime alors même que nous ne sommes que de vulgaires pêcheurs. Mais en même temps, Il déteste cet aspect de notre être et désir par-dessus tout nous transformer par son amour. En rappelant cela, je veux souligner le fait qu’il faille toujours essayer de choisir ce qui nous rapproche le plus de Dieu, et non pas ce qui nous permet de garder un pied dans le monde. Oui, Dieu s’adapte à chacun de nous ; mais ce n’est pas à nous de réclamer cette adaptation à chaque fois que nous trouvons trop difficile de respecter sa parole.

      Je pense qu’il faut veiller à ne pas trop réfléchir et remettre en question la parole sur les plans anthropologique, sociologique, etc. Bien sûr, il est important de savoir en quoi l’on croit et de pouvoir nuancer la Parole au risque de la déformer… Mais trop la nuancer peut aussi entraîner une déformation. Et puis il ne faut pas oublier que la foi appartient au domaine de l’irrationnel : je crois parce que l’amour infini d’un Dieu surnaturel et invisible a touché mon cœur et bouleversé ma vision du monde. Ceci n’a absolument rien de rationnel ! C’est comme ça, et puis c’est tout ! C’est la grâce ! Or trop réfléchir au sens de la Bible, c’est risquer de débattre sur le plan rationnel, de quelque chose qui appartient au plan de l’irrationnel… c’est un dialogue de sourd, le débat est faussé.

      Pour en revenir au sujet ^^, je pense qu’il est donc important :
      – de ne pas oublier que nous sommes appelés « à ne pas nous conformez au siècle présent » (Rom 12:2).
      – de toujours cherchez à satisfaire la volonté de Dieu avant la nôtre. Il faut que nous apprenions à toujours lui donner la première position et en TOUTE circonstance. Dieu doit être premier, même avant mon fiancé.

      Enfin, pour ce qui est du temps de Dieu que j’avais évoqué précédemment, Nicolas a bien résumé ma pensée. J’aimerais ajouter que, dans un sens plus général, c’est le moment précis que Dieu a choisi pour que telle chose ait lieu, et auquel nous devons nous conformer sans chercher à accélérer ou retarder l’échéance. Le passage qui résume cela le mieux est, pour moi, Ecclésiaste 3 que je t’invite vivement à lire pour bien comprendre ce qu’est le temps de Dieu. En le relisant pour écrire ce commentaire, j’ai d’ailleurs était émerveillée de voir à quel point Dieu a pensé à tout, puisque l’on peut lire au verset 5 : « un temps pour embrasser, et un temps pour s’éloigner des embrassements »… Ce dernier verset me semble pour le moins éloquent ;)

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    • Nicolas B.
      Le camp chrétien, c’est une blague j’espère. Tu n’apprends pas du tout la vie commune ou la collocation dans un camp chrétien.
      Et rassures moi, tu ne parles pas des flirts la nuit tombée en esquivant la vigilance des moniteurs ?

      Charlotte.
      Tu te bases sur le postulat de base que la colocation serait « se conformer au siècle présent ». Je n’ai aucun mal que ce soit ta conviction, mais accepte que ce n’est pas le cas pour tout le monde. Tout le monde n’a pas le même bagage, la même sensibilité et la même façon d’interpréter la Parole.
      Par exemple, ton utilisation d’Ecclésiaste 3:5 me paraît hors de propos. Si ce verset te parle, tant mieux. Mais pour moi, il signifie quelque chose de beaucoup plus terre à terre et cynique qui n’a rien à voir avec la colocation et vivre avec une personne.

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      • Pas du tout.
        Par contre, une précision, je pensais plus à le faire en tant qu’animateur ou autre figure d’autorité. Les ados de 15 ans qui fuguent la nuit ne se posent pas trop la question qui nous concerne dans cet article !
        J’ai personnellement fait beaucoup de camp en tant que volontaire à différents postes (cuisine, service, animation, enseignement), dans différents milieux et j’ai appris beaucoup sur la vie commune. J’encouragerais même tout jeune couple chrétien à faire au moins une fois la même chose avant de s’engager. Pour le « vivre ensemble », mais aussi pour le « travailler ensemble », le « être exemplaire (même fatigués) ensemble », etc.

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  • Étymologiquement, un concubin étant « celui qui couche avec », j’ai du mal à être en phase avec « concubinage = mariage sans sexe », surtout que c’est plutôt « concubinage = sexe sans mariage » ;-)

    La situation présentée dans l’article est en fait une colocation. Qui ne poserait aucun problème dans l’absolu si les deux personnes en questions n’étaient pas amoureux l’un de l’autre. De fait, il leur est fait un procès d’intention de « finir par s’unir physiquement » dans ce genre de situation. Comme s’il n’y avait que lorsque deux amoureux vivent ensemble qu’ils prennent le risque de coucher ensemble avant le mariage. C’est absurde. Avant qu’on se marie avec mon épouse, nous avons passé quantité de temps ensemble, à apprendre à se connaitre, soit chez elle, soit chez moi, nous aurions pu coucher ensemble autant qu’on l’aurait voulu, cela n’aurait fait réagir personne et nous aurions été les seuls à le savoir (avec Dieu bien sûr). Là, ce qui pose problème, c’est que c’est visible, et ça risque de tâcher la pureté établie au rang de sacrement par les religieux principalement évangéliques, et qu’en plus cela implique le péché positionné comme encore plus grave que le péché contre le st-esprit qui est le sexe avant le mariage.

    Dans l’article il n’y a pas le moindre verset mis en avant justifiant les déclarations telles que « le concubinage sans sexe désobéit aux exhortations de Dieu » ou autres, et pour cause, il n’y a pas de versets. Le verset utilisé relatant de l’immoralité sexuelle (1 Cor 7) est hors sujet (vu qu’on parle de « concubinage sans sexe »), et les autres versets dans la bible parlent tous de situations de mariages d’une autre époque d’une autre civilisation, qu’on essaye d’appliquer sans réfléchir à notre situation actuelle. Le mariage de l’époque n’a plus grand chose à voir avec celui de maintenant, idem pour les fiançailles. Si Jésus était venu sur terre la première fois à notre époque, il aurait parlé d’union pour illustrer sa situation entre lui et l’église et tout le monde aurait compris l’idée.

    Pour honorer le caractère sacré du mariage (et encore, une longue étude à ce sujet devient nécessaire), le mariage civil suffit. Mais j’ai déjà entendu un pasteur dire au sujet d’un couple chrétien s’étant marié civilement 6 mois avant le cérémonie religieuse de l’avoir fait « juste pour pouvoir coucher ensemble », comme si c’était quelque chose de sale ce qu’ils avaient fait.

    C’est un très vaste sujet, je n’ai pas le temps d’en écrire plus, mais j’ai hâte de poursuivre la conversation.

    (PS : il s’agit du commentaire que j’ai écrit sur le site de toutpoursagloire.com qui y fait référence aujourd’hui)

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    • Il y a quelque-chose de vrai dans cette phrase :

       » Là, ce qui pose problème, c’est que c’est visible, et ça risque de tâcher la pureté établie au rang de sacrement par les religieux principalement évangéliques, et qu’en plus cela implique le péché positionné comme encore plus grave que le péché contre le st-esprit qui est le sexe avant le mariage. »

      Merci pour ce commentaire.

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  • Bonjour,

    J’ai lu avec beaucoup d’attention et d’intérêt cet article et tous les commentaires qui suivent, et je vous remercie tous pour vos apports enrichissants et respectueux des points de vue de chacun.

    Je rejoins la définition de Jérémie plus haut, le mot concubinage signifie « état de deux personnes non mariées qui vivent ensemble maritalement. » et ce dernier terme inclut obligatoirement des rapports sexuels. Donc deux personnes qui vivent ensemble non-maritalement, ne peuvent pas être des concubins. Pas plus que deux célibataires seuls qui sont attirés l’un par l’autre ne sont des adultères. Ces mots sont vraiment importants, ce n’est pas la peine de se charger ou de charger les autres d’un péché à cause d’une mauvaise utilisation des termes.

    Je lis plus haut que le mariage ne se résume pas qu’au sexe, ce qui sous-entend que l’on pourrait vivre en couple pratiquement comme mari et femme même sans sexe. Pourtant le sexe dans le mariage ce n’est pas un élément anecdotique, accessoire, une cerise qui viendrait achever la décoration d’un gâteau, c’est quand-même une partie fondamentale de l’essence du couple, et sans elle il n’y a pas d’union, pas de vraie intimité avec l’autre. Donc bien-sûr que le mariage ce n’est pas que le sexe, mais pour moi un couple sans sexe et non marié ne peut pas être considéré comme ayant une vie maritale, même s’ils avaient fait le tour du monde ensemble et vécu plein d’événements différents, car c’est le sexe qui va les unir physiquement, intimement, et en faire « une seule chair ».

    Je suis exactement dans cette situation d’une colocation en fiançailles sans sexe, et je le suis essentiellement par intérêt économique, car j’aimerais éviter cette situation. Dans l’article plus haut, il est question de jeunes qui ont encore la possibilité de retourner chez leurs parents. Mais une fois adulte, on ne peut pas forcément retourner chez ses parents et on ne peut pas forcément assumer un loyer tout seul non plus. Dans mon cas, la seule option serait de déménager pour ne plus habiter avec ma fiancée, mais financièrement c’est pour le moment impossible, j’attends donc de voir quelle porte Dieu ouvrira pour sortir de cette situation qui malheureusement ruine mon témoignage public de couple. En effet, qui croira autour de nous que nous ne couchons pas ensemble alors que nous habitons ensemble? C’est pourtant possible de résister à la tentation en respectant quelques règles simples et évidentes, comme ne pas dormir dans le même lit, ne pas se promener en petite tenue, éviter de rester inoccupé, éviter toute situation qui pourrait engendrer de la promiscuité, pas de soirée « télé-pyjama-canapé », un peu comme on se comporterait avec un colocataire, de manière respectueuse et pudique en somme.

    D’un autre côté, je suis d’accord avec ce qui a été dit plus haut, les opportunités ne manquent pas non plus pour des couples qui n’habitent pas ensemble de coucher malgré tout. Est-ce que l’on ne tombe pas dans un jugement facile, tellement humain et tellement religieux de dire « tel couple ne vit pas ensemble, ils se sont donc préservés. Tel autre couple vit ensemble, ils sont donc dans la fornication. » ? Qui pourra échapper aux critiques et aux jugements des gens ? Je connais un couple qui s’est préservé jusqu’au mariage et chacun avait son appartement, mais parce qu’ils ont passé quelques weekend ensemble, un bruit a été lancé perfidement à l’intérieur même de leur église sur le fait qu’ils avaient forcément couché, et cela a été dévastateur pour eux, surtout après les efforts qu’ils ont consenti pour ne pas entrer dans une plus grande intimité. Ils se sont sentis obligés de se marier dans une autre église ou leur réputation était encore intacte. On n’échappe pas aux médisances, même en ne vivant pas ensemble !

    Les modèles de société ou l’on vivait avec ses parents jusqu’au jour où l’on se mariait, n’existent plus, aujourd’hui on quitte le nid familial beaucoup plus vite, et la société se moque même des grands « Tanguy » qui vivent en célibataire chez leurs parents à l’âge adulte. De plus, il est formateur pour un homme de ne pas passer directement de la case « parents » à la case « épouse », car s’il avait pris quelques habitudes d’être servi et de s’occuper très peu, voire pas du tout, du ménage, des courses, des finances et de l’entretien de l’habitation, laissant à ses parents le soin de gérer tout cela, il attendra forcément plus ou moins consciemment que son épouse prenne le relai. Alors qu’en ayant vécu seul, il aura l’occasion de réaliser l’importance de ces tâches et d’apprendre à s’en charger une fois qu’il sera en couple. Mais si avoir un nid à soi avant d’avoir un nid de couple présente des avantages formateurs, c’est aussi la porte ouverte à y inviter la personne que l’on rencontrera plus tard et dont on tombera amoureux, et c’est la porte ouverte à ce qu’elle y passe un weekend, puis deux, puis finisse un jour par amener sa brosse à dent et à contribuer aux frais de loyer, de courses, et à aider pour le ménage, tout cela sans être passés par la case mariage. Ces questions ne se posaient peut-être pas à l’époque biblique.

    Peut-être que ces couples qui ne se donnent pas la main et ne s’embrassent pas avant d’être marié ont raison sur toute la ligne. Car la main entraîne la caresse, le baiser entraîne le désir, et l’un dans l’autre on tombe dans la marmite de la sensualité très vite, et une marmite qui chauffe au-dessus d’un feu finit par cuire tout ce qui se trouve dedans. Alors qu’en évitant tout contact physique, au moins il n’y a pas de tentation et au final pas de cuisson. Si tout était à refaire, je choisirais probablement la voie la plus radicale, celle de se fréquenter sans sensualité (sans mettre les sens en éveil) à la façon de ces couples que je viens de mentionner, sans inviter l’autre à visiter son appartement, sans habiter ensemble, et sans perdre de temps avant de se marier. C’est un rituel qui devrait précéder la vie commune, et c’est en connaissance de cause que je le dis.

    Je me suis d’ailleurs longtemps interrogé sur ce rituel du mariage. Dieu nous dit de respecter les lois et une fois que l’on est mariés d’un point de vue légal et bien le contrat de mariage est valable aussi devant Dieu (à moins que ce soit une union qui aille contre sa Parole bien-sûr). Et un couple marié légalement ne pêcherait pas en ayant des relations sexuelles avant la cérémonie d’église qui est avant tout une fête, car Dieu était déjà présent lors de l’union civile, il n’a pas « boycotté » cet événement juste parce qu’il n’a pas eu lieu dans une église ou parce qu’il n’a pas été prononcé par un pasteur/curé. Mais je peux comprendre aussi, surtout chez les femmes, le besoin de rester pure tant que le couple ne s’est pas présenté à l’église, et donc d’attendre la fête religieuse avant d’aller l’un vers l’autre. Par contre, imaginez la frustration pour l’homme particulièrement, d’avoir patienté des mois, des années, et une fois marié, devoir attendre peut-être des semaines avant de faire la cérémonie d’église et de pouvoir s’unir à son épouse. À moins de choisir des dates de cérémonies très rapprochées l’une de l’autre, je trouve que ce serait aussi cruel qu’inutile de demander une attente supplémentaire à son conjoint.

    Mais bien avant que la société civile ne s’en mêle, ou que l’église et les traditions ne s’en mêlent, comment était le mariage?

    Genèse 24:67 « Ensuite, Isaac fait entrer Rébecca dans une tente. C’était la tente de Sara, sa mère. Isaac aime Rébecca. Elle devient sa femme. »
    Que comprendre de ce passage? Est-ce qu’Isaac a fait rentrer Rébecca dans une tente pour l’inviter à boire un thé, puis à un autre moment ils ont fait une cérémonie et se sont mariés? Ou est-ce qu’ils se sont aimés et engagés l’un pour l’autre dans cette tente, et qu’en sortant de là elle était devenue sa femme par la force des choses?

    Et comment comprendre ce passage de 1 Corinthiens 7: 36 à 38?

    « Un jeune homme désire fortement sa fiancée. Il pense qu’il risque de mal agir avec elle, et qu’ils doivent se marier. Alors il doit faire comme il veut. Tous deux n’ont qu’à se marier, ce jeune homme ne commet pas de péché. Mais il peut décider fermement dans son cœur de ne pas se marier et de ne pas coucher avec sa fiancée. S’il décide vraiment cela dans son cœur, sans être forcé et en restant maître de ses désirs, il fait bien de ne pas se marier. Ainsi celui qui se marie avec sa fiancée agit bien, mais celui qui ne se marie pas avec elle fait encore mieux. »

    Dans cet exemple, le couple fiancé qui ne couche pas ensemble agit bien, mais le passage ne précise pas s’ils vivent ensemble ou non. Est-ce que ce passage serait également valable pour un couple qui cohabite dans le même lieu ?

    Me réjouis de lire la suite de vos commentaires.

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  • merci à tous pour vos participations très actives et variées sur ce sujet. je voudrais seulement relever que l’essentiel des interventions concernaient la définition du mariage selon la Bible et qu’à ce que je sache les fiançailles ne sont pas clairement exprimés dans la Bible. il n’y est pas vraiment question d’un temps où les futurs mariés se côtoient avant une quelconque cérémonie mais plutôt de la remise de la « dot ». petit problème cela est principalement défini dans l’Ancien Testament or les textes relatifs au mariage tirés des épitres ne s’adressaient pas qu’à des Juifs. mais personnellement je pense que dans la Bible le terme de mariage est lié à un acte connu et reconnu. Stay blessed

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  • merci à toutes les avis
    quelle est les aventages et les incovénients de cette sujets donnez moi la réponce svp

  • Laurent Dv
  • Cet article est la seule (en anglais, et presque rien en français) défense (que je trouve sérieuse et précise) basée sur la Bible contre le sexe avant le mariage que j’aitrouvée sur internet. http://www.dbts.edu/wp-content/uploads/2016/03/snoeberger_premarital_sex.pdf

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