Le broyage de poussins, cet autre crime intolérable !

26 Nov 2015 3 commentaires Anna B.

Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de l’avortement en France. Cela fait 41 ans que Simone Veil a présenté son projet de loi à l’Assemblée Nationale. A cette occasion, nous avons l’honneur de publier un article de Anna B., 25 ans sur le broyage de poussins…

Après-midi maussade, un jour de septembre. Je surfe comme à mon habitude sur le web et déroule machinalement le fil d’actualité de mon 2e site internet préféré (après celui-ci, bien sûr !).

Des selfies, des publicités, quelques photos de vacances… Rien de nouveau sous le soleil, ni sous le néon de mon bureau. Sauf peut-être un article qui vient chatouiller mon esprit : une amie partage sa colère et son indignation sur le broyage de poussins. Curieuse, je jette un coup d’œil et réalise le nouveau buzz qui vient éclater sur la toile. Plusieurs commentaires et de nombreux partages à la suite de cette publication. Sans parler des articles, vidéos, pétitions36 parlementaires se mobilisent en France, alors que l’Allemagne interdit d’emblée cette pratique : l’affaire est loin de passer inaperçue !

Une barbarie inhumaine

Bon, j’avoue que tout cela me rassure un peu. Enfin, comprenez-moi : ce n’est pas cette tuerie qui me fascine, mais bien ce reste d’humanité qui s’exprime chez les Français. Personne n’a peur de dénoncer cette barbarie vis-à-vis des poulets, et pourtant, il faut avouer que l’amour pour les gallinacés n’est pas chose courante ! Comment vouloir exterminer des créatures si vulnérables et pourtant pleines de vie ?

Jetés, abandonnés, mutilés et broyés comme de simples patates, voilà le sort qui est réservé aux poussins mâles… Il ne s’agit pas ici d’un mauvais film d’horreur mais d’une réalité industrielle. Des machines fonctionnent en permanence pour exterminer 50 millions de poussins, rien qu’en France en une année. Les poussins mâles ne pourront jamais pondre et leur croissance est trop lente pour en tirer de la viande. Alors ils naissent et meurent le même jour, hachés vivants, dans une machine. Dans un premier temps, les poussins sont triés en fonction de leur sexe, manipulés et jetés comme des objets. Puis, ballottés par un convoyeur, ils sont précipités dans un broyeur à haute pression pour finir en chair sanguinolente. « N’ayant pas les mêmes caractéristiques que les poulets élevés pour leur chair, ils sont considérés comme inutiles par la filière avicole », écrit l’association Ethique & animaux L214.

Un élan de solidarité

Alors, de toutes parts, des voix s’élèvent…

Mettons « [nos] principes moraux sur la table en choisissant la compassion plutôt que la cruauté et en adoptant un régime végétalien, respectueux des animaux » recommande Mercy For Animals.

« Nous ne pouvons plus accepter ça ! Dans un pays qui reconnaît enfin que les animaux sont doués de sensibilité, nous demandons à ce que la loi interdise ces pratiques. » (Pétition adressée à M. Le Ministre de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt)

« Cette cruauté a trop duré ! » s’alarme Brigitte Gothière, la porte-parole de Ethique & animaux L214.

Ce que ces milliers de français condamnent de manière absolue, c’est bien ce crime : il faut réellement être la plus vile des créatures pour accepter cette nouvelle forme de génocide. Et même si une poule décidait de son propre chef de broyer son œuf, ne serait-elle pas d’une inhumaine cruauté ? C’est juste impensable.

En tout cas, dans le règne des poulets… Parce que chez les humains, il faut croire que cela est non seulement accepté, mais revendiqué comme un véritable progrès pour le statut de la femme. De quoi parlons-nous ? Du broyage de bébé, autrement dit… l’avortement.

Une autre barbarie inhumaine

Les poussins ont réussi le pari de modifier le code civil de janvier 2015 pour élever les bêtes au rang d’ « êtres vivants doués de sensibilité ». Et pendant ce temps, les humains fanfaronnent du droit à l’IVG et adoptent une résolution de loi qui « rappelle que le droit universel des femmes à disposer librement de leur corps est une condition indispensable pour la construction de l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et d’une société de progrès ».

Bref c’est le serpent qui se mort la queue. Et la poule qui se marre, à en perdre ses dents !

Si la liberté de la femme lui donne le droit de commettre un crime envers une créature sans défense, vivante et doué de sensibilité, pratiquons l’IVG, mangeons des omelettes et broyons des poussins ! Mais soyons cohérents.

Enfin, rappelons-nous, à la lumière de la Bible que :

  • Dieu donne la vie dès la conception (Psaumes 139.13-16)
  • Dieu aime sa créature alors qu’il est encore dans le sein maternel et a un plan pour sa vie (Juges 13.5 – Jérémie 1.5)

Aux yeux de Dieu, la vie d’un humain, crée à son image, n’est-elle pas plus précieuse que celle d’un poussin ? Peut-être que si nous laissons s’exprimer une nouvelle fois ce qui nous reste d’humanité, nous réfléchirons à deux fois sur l’affaire de l’avortement.

Retrouve nos articles déjà publiés sur l’avortement :

Auteur : Anna B.

Anna, 25 ans, est originaire de région parisienne et a été sauvée par grâce.