COP21 et développement durable : Sauvons la planète ?

Le 30 novembre, la COP 21 sera lancée à Paris. Cette conférence des Nations Unies sur les changements climatiques est décisive pour notre planète. L’objectif est ambitieux : « un accord universel juridiquement contraignant sur le climat, ayant pour but de maintenir le réchauffement climatique en-dessous de 2°C. » (source). 50 000 participants sont attendus, et les négociations seront serrées.

L’espérance du colibri

Dans les milieux évangéliques, le sujet du développement durable est abordé avec des pincettes. C’est un sujet parfois mis de côté en soutenant  qu’il y a « quand même des choses plus importantes… ». A l’extrême, certains dégradent même la planète pour hâter le retour de Jésus ! D’autres théologies mettent l’accent d’une manière démesurée sur ce thème, et font du développement durable un vrai pan de leur théologie pratique. Nous aimons la mesure et la sagesse avec laquelle la commission d’éthique protestante évangélique, partenaire du CNEF aborde les choses. Cet article veut surtout signaler la déclaration de cette commission, écrite il y a un mois.

Lire la déclaration l’espérance du colibri

Comme le déclare Luc Olekhnovitch : « Face à l’énormité des problèmes écologiques et humains, ne nous résignons pas mais faisons notre part, c’est l’espérance du colibri, en attendant la venue de notre Seigneur qui établira une nouvelle terre où la justice habitera. »

Voici une phrase tirée de la déclaration, qui résume bien l’idée globale : « Nous nous associons à ce front commun pour la sauvegarde de la planète sans pour autant céder à un syncrétisme ou à un panthéisme qui diviniserait la terre : elle est simplement notre « maison commune » , et il s’agit d’en prendre soin pour le bien de tous les humains ».

Sauvons la planète ?

Il y a quelques temps, j’ai trouvé un article très intéressant sur un des blogs du journal Le Monde. Le journaliste, au lieu d’embrasser la vox populi « sauvons la planète », suggère ceci : la Terre a déjà subit tellement de cataclysmes que peu importe ce qui arrive, elle survivra toute seule d’une manière ou d’une autre. En fait, l’Homme, en détruisant son habitat est en train de s’autodétruire. Cette manière de penser recentre le débat, et peut changer notre engagement envers le développement durable. Finalement, c’est un engagement social, une question de salut public…

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Auteur : Nicolas B

25 ans, rébellutionnaire marié à une chouette jeune femme, travaille en finances d'entreprise, et co-responsable du Cercle d'Affaires pour Christ.

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