Erreur d’évangélisation (1/2) – Ouvre ton cœur à Dieu

Aujourd’hui je commence une série d’articles appelée « erreurs d’évangélisation » qui dénonce nos erreurs d’évangélisation qui malheureusement contribuent à cacher la gloire et la puissance de l’Evangile et de Dieu et à enseigner des choses que la Bible n’enseigne pas et rejette vivement.

Bien souvent en voyant des frères et sœurs en Christ évangéliser, ou en le faisant avec eux, j’ai réalisé que beaucoup d’entre eux, après avoir annoncé la corruption de l’homme naturel et la bonne nouvelle (la mort et la résurrection de Christ), invitait leurs auditeurs à la foi de cette manière (ou fort semblable) : « Pour être sauvé, accepte Jésus comme ton Sauveur personnel. Dieu est patient, il ne force personne à croire. Il respecte notre choix. Il attend que tu lui ouvres ton coeur. »

Avec beaucoup de sincérité, je remercie Dieu déjà pour leur avoir donné le zèle, l’amour et le courage de témoigner, et l’envie de faire de toutes les nations des disciples ; mais je suis grandement attristé par leur manière de mettre leur interlocuteur face au choix à faire.

A partir de ce discours, on peut tirer 2 erreurs qui remettent en cause ce qu’annonce clairement la Bible :

1.Ce discours présuppose souvent que l’homme a, ce qu’on appelle souvent un « libre-arbitre » et que celui-ci doit l’utiliser pour permettre à Dieu de le sauver. Pourquoi ? Parce que pour que Dieu puisse punir quelqu’un, il faut qu’il ait non seulement le choix de faire le mal, mais aussi celui de faire bien. Pour cela je suis d’accord de dire que la Bible affirme que l’homme a un « arbitre », un choix à faire (et une responsabilité), ici devant Dieu, de se repentir et de croire en Jésus ou de ne pas le faire. Mais je crois fermement que la Bible rejette complètement la possibilité à l’homme de faire ces 2 choses de sa propre initiative sans et avant que Dieu agisse en lui. Selon Éphésiens 2.8 : « C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés au moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. » On voit bien que c’est la foi, le don de Dieu, et non un produit direct de l’homme indépendant d’une action surnaturelle de Dieu qui précède cette foi.
Aucun homme naturel (non-régénéré ou né de nouveau) ne peut faire le bien, ne cherche Dieu ou est innocent devant lui. Comment un tel homme peut croire de sa propre volonté en Jésus-Christ ?

2. Ce discours diminue la toute-puissance de Dieu et sa souveraineté dans le salut des hommes. En disant que « Dieu ne force personne à croire et qu’il attend que tu lui ouvres ton cœur pour te sauver », on annonce que Dieu est impuissant pour nous sauver de la mort et qu’il peut nous sauver seulement si nous faisons le premier pas. Or le Dieu qui est décrit dans la Bible est complètement différent de ce Dieu là ! Dieu est tout-puissant, il peut tout faire, il est même le seul qui peut nous sauver, et susciter en nous la foi ! C’est tout l’inverse, c’est grâce à Dieu si un homme peut croire, seul Dieu peut créer en l’homme une bonne volonté et faire en sorte que celui-ci se tourne vers lui. Dieu n’est pas impuissant devant notre incrédulité. Si Dieu ne forçait (dans le sens qu’il agit, régénère quelqu’un et lui donne la foi et la repentance) personne à croire, je peux te dire que tout le monde irait en enfer. Sans l’action du Saint-Esprit qui régénère les personnes, chaque chrétien n’aurait jamais cru en Dieu et continuerait à suivre la voie large de la perdition éternelle. C’est Dieu qui sauve l’homme de A à Z, pas l’homme qui se sauve par sa décision.

Le sacrifice de Jésus-Christ n’a pas permis de créer une opportunité aux hommes d’exercer leur libre-arbitre pour être sauvés par leur propre décision ; mais il a permis à Dieu de sauver efficacement son peuple, l’Eglise de sa colère, de la mort et du péché !

Et toi quelle est ta doctrine du salut ?


PS : Suite à de nombreux commentaires aussi bien sur cet article que sur la page facebook, je précise que je crois pas que Dieu sauve quelqu’un (« le force ») sans recréer sa volonté. Je m’explique.  Je ne trouve pas (la Bible en tout cas) de contradiction entre cette action surnaturelle de Dieu, notre volonté et notre engagement personnel (c’est le croyant QUI croit et se repend) et notre responsabilité devant Dieu. Quand Dieu régénère quelqu’un, il lui arrache son cœur corrompu et lui un nouveau cœur, il enlève ses anciennes affections au péché et lui donne de nouvelles affections pour lui (Ezéchiel 36.25-27) de sorte que le croyant peut croire volontairement en Dieu (dire « Je crois ! »). Le don d’une nouvelle volonté et de nouvelles affections fait partie des bénédictions attachées au salut qu’il nous accorde en Christ (Romains 6).

Laurent
Auteur : Laurent

20ans, Rébellutionaire et étudiant.

Voir tous ses articles →