Qu’est ce que tu vas faire plus tard ?

Article originalement posté sur le site anglais TheRebelution.

Je me tortille inconfortablement au fond du siège arrière car tous les regards des passagers de la voiture sont tournés vers moi. Un léger rire est prêt à sortir de mes lèvres, je joue avec mes mains en cherchant désespérément les mots justes pour répondre à LA question. Ah oui, LA question. Cette question :

« Alors Rachel, qu’est-ce que tu vas faire plus tard ? »

Chaque adolescent dans la voiture a répondu sans faute jusqu’à maintenant, comme s’ils s’y étaient préparés devant leur miroir une douzaine de fois.

Bien entendu, il y a le noble et intelligent Médecin. Il y a ensuite l’Avocat, classe et spirituel. Et n’oublions pas le charmant et charismatique Homme Politique en devenir.

Qu’est-ce que je veux faire ? Qu’est-ce que je veux devenir ? Où est-ce que je veux aller ? Je ne sais pas. Non seulement je ne sais pas, mais je n’en ai pas la moindre idée.

Avant, j’étais terrifiée par LA question. Pourquoi ne pouvais-je pas être simplement l’une de ces personnes qui semblent « juste savoir », si tu vois ce que je veux dire ? L’idée que cet inconnu inéluctable me rattrapait chaque jour, le concept de futur me glaçait de peur, avant. Je ne voulais pas choisir, parce que choisir signifie s’engager et s’engager signifie accepter le risque d’un échec.

Non, je ne sais pas ce que je veux faire quand je serai grande, mais il y a certaines choses que je sais. Je sais qu’il y a un Dieu qui m’a tissée (Psaume 139.13), qui sait le plan qu’il a pour moi (Jérémie 29.11) ; et pour l’instant, me demande de m’appuyer non sur mon propre entendement mais sur lui. (Proverbes 3.5-6)

Peut-être que je ne connais pas exactement le poste que je veux occuper quand je serai grande, mais je sais que je veux que les gens connaissent Jésus-Christ, le sauveur de mon âme, et étendre jusqu’à eux l’amour qu’il a jeté à profusion sur moi.

Un homme nommé Comte Nicolaus Ludwig von Zinzendorf (imagine devoir écrire ça sur ta copie au lycée !) a dit un jour :

« Je n’ai qu’une passion, c’est Lui, c’est Lui seul. Le monde est le champ et le champ est le monde, c’est pourquoi le pays qui sera ma patrie sera celui où je pourrai être le plus utile pour gagner des âmes pour Christ. »

Ma grand-mère m’encourageait ainsi : « Tu seras géniale dans tout ce que tu feras, mais tu seras encore meilleure dans ce que Dieu t’appelle à faire. » Et pour l’instant, Dieu m’appelle à aimer ceux qui sont autour de moi. Il m’appelle à être le sel et la lumière du monde. Il m’appelle à le chercher, avant l’école, les loisirs, les garçons et tout ce que le monde peint comme le plus important.

Pour être honnête, c’est plutôt drôle de ne pas savoir. Je pourrais être écrivain, agent du FBI, ou missionnaire. Je pourrais être n’importe quoi. Et bien que ça puisse être effrayant pour de nombreuses personnes, je suis seulement effrayé des choses extraordinaires que Dieu peut faire à travers des gens comme nous.

Alors accroche-toi au fait de ne pas savoir. Accroche-toi à l’embarras. Accroche-toi à LA question. Accroche-toi au fait de vivre ici et maintenant.

La confiance ne se construit pas par beau temps, mais dans les tempêtes et les vagues déferlantes. Alors aie confiance. Aie confiance que tu peux t’appuyer sur Christ et que le chemin sera droit (Proverbes 3.6). Il ne te conduira pas dans une impasse. Met simplement un pied devant l’autre et marche dans l’obéissance.

Bref, où en étais-je ? Ah oui, dans la voiture. Donc je suis assise là, au milieu des futurs Médecins, Avocats et Hommes Politiques. Et puis il y a moi, qui bredouille comme si je ne savais pas parler français. Seuls trois mots sortent de ma bouche, un murmure mal assuré mais pourtant certain : « Je ne sais pas ». Et au moment où ces trois mots emplissent l’espace autour de moi, je ne peux m’empêcher de sourire un peu. Je ne sais pas, mais Dieu, si. Et ça suffit pour l’instant.

Auteur : Rachel Snyder