Jésus, super-héros ?

Article de Philippe Simo, leader jeunesse

 

« Si Dieu existe, pourquoi tant de souffrance ? »

Avez-vous déjà entendu des comparaisons du style « Jésus est un super-héros » ? J’ai souvent eu du mal avec de tels parallèles et une récente discussion avec un de mes collègues m’a aidé à comprendre le danger qu’il y a dans ce genre de comparaison. Il m’a simplement posé la fameuse question : si Dieu existe, pourquoi tant de souffrance ? Puis, sans me laisser répondre il a poursuivi en disant que si Dieu existait et s’il était bon, il devrait empêcher les catastrophes naturelles et la mort des innocents tués par des terroristes ou des dictateurs. A cet instant, j’ai compris que mon collègue voulait que Dieu soit un super-héros.

 

Qu’est ce qu’un super-héros ?

En général, le cinéma nous apprend qu’un super-héros est quelqu’un qui a des super-pouvoirs et qui est toujours disponible pour venir en aide aux nécessiteux. Un super-héros est généralement un type de justicier se distinguant par des capacités hors du commun, lesquelles dérivent le plus souvent de pouvoirs surhumains ou surnaturels. Ceci n’empêche pas que certains héros masqués, soient parfois considérés comme des super-héros alors qu’ils n’ont pas de pouvoirs. Batman, par exemple, protège Gotham City. Superman et les Avengers sont aussi des super-héros toujours prêts à mettre leurs pouvoirs au service des populations.

 Et voilà la relation que le commun des mortels attend d’avoir avec Dieu : un être suprême qui intervient pour eux dès que quelque chose va mal. Est-ce réellement ainsi que Dieu est ?

 

Jésus n’est pas un super-héros !

 Ma conviction est que Jésus-Christ n’est pas un super-héros. Certes, il a donné sa vie pour l’humanité. Certes, il fait du bien aux hommes, bons comme méchants. Certes, il a ouvert les portes du ciel pour quiconque croit, mais au final il se distingue de tous les super-héros en ceci qu’il ne combat pas uniquement le diable… Il s’attaque surtout au péché, à la racine du mal.

Ce que cela entraîne c’est que même quand Jésus guérit un malade, il lui demande de ne plus pécher. Quand il délivre un démoniaque, il lui demande de ne plus pécher. Et cette dimension de Jésus pose un sérieux problème à l’humanité.

Au fond, l’homme voudrait bien d’un sauveur qui, à la manière d’un super héros, sera toujours là pour lui éviter des problèmes, mais un sauveur à qui il n’aura pas de compte à rendre. Or, Jésus veut aussi nous sauver du péché et de ses conséquences. Il veut qu’on se repente, qu’on se détourne de nos mauvaises voies. Et le problème c’est que l’homme aime le péché, il se réjouit du péché.

J’ai demandé à mon collègue s’il était prêt à changer son style de vie si Dieu se révélait à lui. Sa réponse a été sans équivoque : « Non, j’aime ma vie, je ne veux pas la changer et encore moins que Dieu me dise ce que je dois faire. »

Auteur : Philippe Simo

Philippe, 29 ans est leader de groupes de partage autour de la Bible.