Dis-moi… Caches-tu tes péchés ?

Article de Kevin D, 18 ans, toulousain, étudiant en histoire-géographie, créateur de BTF, et surtout, disciple de Jésus-Christ.

Comme beaucoup de chrétien l’expriment, Jésus est amour. Nous n’imaginons pas ce que cette affirmation représente réellement, tellement celle-ci est glorieuse : aucun d’entre nous n’aime comme Jésus aime, qu’il soit question de Dieu ou de mon prochain. Je crois que c’est cette précieuse vérité qui influençait Jésus dans son total rejet de l’hypocrisie. N’avez-vous jamais remarqué à quel point le fils de Dieu fût virulent face à l’hypocrisie des pharisiens ?

 

Intérieur et extérieur

« Pharisien aveugle ! Nettoie premièrement l’intérieur de la coupe et du plat, afin que l’extérieur aussi devienne net. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites ! Parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toutes espèces d’impureté. Vous de même, au-dehors, vous paraissez justes aux hommes, mais, au dedans vous êtes pleins d’hypocrisie et d’iniquités. » (Matthieu 23.26-28).

Avant de commencer à y réfléchir, souvenez-vous d’une chose : les pharisiens que Jésus décrit ici croient en Dieu, ont lu la parole de Dieu et sont même considérés comme les plus religieux de leur époque. Jésus souligne deux réalités dans leur vie : d’abord, ils paraissent intègres aux yeux des hommes. Ils paraissent plus blancs que neige. Mais, en réalité, ce sont des « sépulcres blanchis ». Bien que vivants en apparence, ils sont morts spirituellement. Nous découvrons ici une vérité terrifiante : de la même façon qu’un humain peut tout connaître au sujet du pain et être mort de faim, un homme peut tout connaître au sujet du christianisme, et ne pas connaître Dieu (cf. A.W. Tozer).

Ami(e)s chrétien(e)s, réfléchissons à notre attitude extérieure. Par exemple, le fait d’aller dans votre assemblée chaque dimanche, de lire la Bible, d’aller à certains camps chrétiens… Puis examinons l’intérieur de notre vie, que seul Dieu connaît : par exemple, notre vie de prière lorsque nous sommes seuls devant l’Éternel, notre vie de pureté devant lui, c’est-à-dire nos mauvaises pensées, nos dépendances. Nous pourrions aussi ajouter la médisance ou le mépris silencieux, l’orgueil caché, la demi-vérité… Le but de mon article n’est pas de nous culpabiliser, mais, au contraire, de nous libérer du mensonge de Satan, selon lequel nous pouvons continuer à suivre Jésus devant les autres tout en tolérant nos propres péchés, particulièrement ceux que nous cachons. Je souhaite de toute ma force que chacun de nous prenne la ferme décision de rejeter sa propre hypocrisie. « La sagesse est exempt d’hypocrisie » (cf. Jacques 3.17). Tel est le constat : lorsque nous préférons l’hypocrisie à la vérité, nous sommes des insensés, privés de vraie joie en Jésus-Christ. La question que j’aimerais vous poser, et à laquelle j’aimerais donner quelques solutions est celle-ci : quelles iniquités cachez-vous ?

 

Confessez vos péchés à Dieu

Lorsque nous prenons conscience que nous péchons, un sentiment de honte et de tristesse pèse sur nous. C’est un bon sentiment, sans quoi notre cœur est peut-être endurci. Mais nous avons une mauvaise habitude, que j’ai souvent adoptée, et que j’essaie à présent d’éviter. C’est l’habitude selon laquelle tu ne demandes pardon à Dieu pour cette faute qu’après avoir fait quelques « bonnes actions ». Selon cette habitude, nous ne pourrions pas demander pardon à Dieu, à cause de nos péchés. Mais c’est faux ! Il me semble que dans la vie du disciple de Jésus, qui est sauvé par grâce, le plus grave n’est plus le péché en lui-même (celui-ci reste grave !), mais la relation qui se brise entre nous et notre Sauveur lorsque nous pensons que nous sommes injustes pour lui demander pardon pour notre péché. Seulement, si Jésus-Christ vous a revêtu de sa justice, Dieu vous considère pleinement comme son enfant. Vous avez été adopté. « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4.16).

Nous devrions plutôt prendre exemple sur la confession de David, dans le Psaume 32 ou 51, où il se repent de son adultère avec Bath-Shéba. Ces versets sont à la fois simples et extraordinaires : ils nous enseignent que David est meurtri, mais qu’il reconnaît son péché devant Dieu. David dit sur le silence de nos péchés : « Tant que je me suis tu, mes os se consumaient », puis sur sa confession : « J’avouerais mes transgressions à l’Éternel ! Et tu as effacé la peine de mon péché ! » Quelle joie n’est-ce pas ? Notre Père est remplis de bonté, et tends la main au pêcheur sincère et repentant, il le restaure. C’est ici que surgit un autre problème. Celui consiste à comprendre son erreur, à confesser ses péchés à Dieu… et à demeurer dans la tristesse par rapport à ce péché, ainsi qu’à continuer à s’en vouloir. C’est ici un problème de compréhension de ce qu’est le pardon de Dieu. Nous devons saisir cette merveilleuse et glorieuse vérité : « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1.9). Tel était le constat de David après s’être confessé et repenti sincèrement : « Poussez des cris de joies, vous tous qui êtes droits de cœur ! ». C’est pourquoi, remercions Dieu pour son infinie bonté, et plus particulièrement pour le sacrifice à la croix de Jésus-Christ, qui peut nous motiver à vivre par l’Esprit.

 

Confessez vos péchés entre disciples

Je crois que nous devons nous confesser à Dieu, mais que nous devons aussi en parler à un (ou plusieurs) frères (ou sœurs si vous en êtes une) de confiance. La Parole est de mon avis : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. » (Jacques 5.16).

Ce n’est que mon avis personnel (et donc non-normatif), mais je crois que l’exemple du groupe de croissance est excellent pour créer cette redevabilité pour les péchés. C’est très simple. Vous pouvez aussi appeler un(e) ami(e), mais je reste convaincu qu’un contact réel est beaucoup mieux pour la confession des péchés, afin de lutter contre l’hypocrisie, et dans le but ultime de glorifier Dieu.

Je prie donc pour que nous rejetions notre hypocrisie, en appliquant sincèrement ces vérités, et nous retrouverons la joie du salut de Dieu en Jésus-Christ (cf. Psaumes 51.14).

Auteur : Kevin D.

Kevin, 17 ans, est toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.