Suis-je respectueux de mes heures de sommeil ?

Article de Kevin, 18 ans, toulousain, étudiant en histoire-géographie, créateur de BTF, et surtout, disciple de Jésus-Christ.

Samedi, 9h du matin. J’entre dans la boulangerie, je prends une chocolatine (désolé, chers nordistes…) et un chocolat chaud. Nathan et Daryl, mes deux partenaires de groupe de croissance me rejoignent : c’est parti pour une heure (en théorie) de questions de redevabilité, sur toutes sortes de sujets, avant de prier le Dieu de l’univers pour notre sanctification et notre entourage. L’une de ces questions de redevabilité que nous nous posons intentionnellement chaque samedi, et que j’aimerais te partager est celle-ci : « Suis-je respectueux de mes heures de sommeil ? » Nous nous sommes très sincèrement aperçus que notre repos quotidien influençait notre caractère, et notre manière de vivre notre vie de chrétien. Bien entendu, je ne proposerai pas ici quelque chose de normatif, mais je crois humblement que de cette attitude découlera un plaisir supérieur en Dieu, et par conséquent, une vie de disciple sanctifiée.

Te couches-tu tard ?

Nous qui sommes jeunes, savons que notre génération ne respecte pas ses heures de sommeil. On se couche tard, « profitant de la nuit », pour finalement faire la grasse matinée jusqu’à midi, et perpétuer ainsi ce cercle vicieux. Au delà de cette affirmation, cela pose problème en période d’études ou de travail : la personne est alors fatiguée lorsqu’elle se lève tôt. C’est comme ça que tu as dans le métro un bon nombre de personnes faisant une mine terrible ! Je ne suis pas souvent respectueux de mes heures de sommeil. Mais Dieu m’a fait prendre conscience que je devais l’être. Et c’est pour cela que j’écris : afin de nous encourager à vivre pour glorifier Dieu. 1 Timothée 4.12 nous dit : « Que personne ne méprise ta jeunesse ; mais soit un modèle pour les fidèles, en parole, en conduite, en amour, en foi, en pureté. » La question que nous devrions nous poser est celle-ci : est-ce que la façon dont je gère mes heures de sommeil me permet d’être un modèle dans ma conduite ? Si tu ne peux pas répondre clairement à cette question, c’est que la réponse est déjà non. Nous sommes conscients que nous n’avons pas tous la même vie : pour une femme ou un homme avec des enfants en bas-âge, l’amour pour ces derniers passe avant le respect de ses propres heures de sommeil. Mais si la raison pour laquelle tu te couches trop tard ne te semble pas être une conduite bonne, je t’encourage vivement à te coucher plus tôt.

« Grâce matinée » ou « grasse matinée » ?

Le but ultime que je vois dans le respect de nos heures de sommeil est de prendre plaisir en Dieu, de voir sa gloire, comme si nous étions à la place de Pierre en Luc 9.32. Je crois que notre génération a besoin de redécouvrir ce qu’est une vie de prière, et pour cela, il me semble clair que le respect de nos heures de sommeil est un des aspects importants dont découle un désir de se lever plus tôt pour parler à Dieu. Sais-tu que des personnages tels qu’Abraham, Moïse, Jacob, Josué, Job, Marie, David ou encore Jésus-Christ lui-même se levaient de bon matin ? Pour prendre un simple exemple, David annonce dans le Psaumes 5.2-3 : « C’est à toi que j’adresse ma prière Éternel ! Le matin tu entends ma voix ; le matin je me tourne vers toi, et je regarde. » J’aime souvent dire que nos actes reflètent nos priorités. Si notre cœur aspire à nous lever plus tôt pour expérimenter la grâce de Dieu, la joie de prendre plaisir en lui, nous comprendrons inévitablement qu’il nous faut nous coucher plus tôt. Pour ma part, j’ai réfléchi à l’engagement que je prendrai pour la suite : chacun des nôtres différera selon notre propre vie, nos propres besoins, etc. La seule chose que nous devons retenir, c’est que nous devons respecter nos heures de sommeil de façon à glorifier Dieu dans notre vie, afin de l’exalter de la glorieuse grâce qu’il nous a faite en offrant son fils Jésus-Christ pour le pardon des péchés de son peuple. Par ailleurs, Robert Murray Mc Cheyne, un homme de Dieu que nous devrions écouter a dit : « Il me faut prier avant de voir n’importe qui. Il arrive souvent, lorsque je dors trop longtemps, ou que j’ai un rendez-vous de bonne heure, qu’onze heures ou midi sonnent avant que je puisse commencer à prier dans le secret. C’est un système misérable. Ce n’est pas scripturaire. […] Même la prière en famille perd de sa puissance et de sa douceur lorsqu’elle n’a pas été précédée de ma communion personnelle avec le Seigneur ; je ne puis alors faire aucun bien à ceux qui ont besoin de moi. Ma conscience se sent coupable, mon âme affamée, ma lampe non nettoyée. Dans cette position l’âme ne trouve souvent pas le contact avec son Dieu. Je sens qu’il est bien meilleur de commencer avec lui, de rechercher sa face en premier lieu, de communier avec lui, avant de commencer avec d’autres. »

Ton caractère est influencé par ton sommeil

Je suis convaincu que le respect ou le non-respect de nos heures de sommeil jouent un rôle sur notre caractère, notre attitude dans la vie quotidienne, aussi bien devant Dieu que devant les autres. J’ai déjà mentionné que nos heures de sommeil influent sur notre vie de prière (par ailleurs, voici un article sur la prière persévérante). Ensuite, je crois que le respect de nos heures de repos balaye la paresse. Beaucoup d’entre nous serons d’accord avec moi : la plupart des jeunes du XXIe siècle ont le symptôme de la paresse. Mais la Parole a t-elle un avis sur cette question ?  Proverbes 6 et 26 disent explicitement : « Va vers la fourmi, paresseux, considère ses voies, et deviens sage. […] paresseux, jusqu’à quand sera-tu couché ? Quand te lèveras-tu de ton sommeil ? » ; « La porte tourne sur ses gonds, et le paresseux sur son lit. […] le paresseux se croit plus sage que sept hommes qui répondent avec bon sens. » Ces deux passages ne sont que le concentré de beaucoup de passages bibliques allant dans ce sens. Ainsi, si nous aspirons à la sagesse, à la sainteté, une application respectueuse de notre temps de repos doit être une de nos disciplines. Dans notre groupe de croissance, nous avons également remarqué que lorsque nous nous fichons de notre sommeil, nous sommes plus facilement en colère ou irritable à cause de la fatigue. Il est donc vrai que ça n’est pas dans le mouvement de ce monde, mais que ce soit physiquement ou spirituellement parlant, cette vérité appliquée ne peut nous être que bénéfique : à nous de l’utiliser à bon escient.

Pour clarifier mes propos en conclusion, ce que j’ai pu écrire ne s’adresse qu’aux chrétiens, arrachés de ce monde par pure grâce, ayant reçus la puissance du Saint-Esprit. Je précise cela, tout simplement parce que ces conseils ne te serviront à rien si tu ne connais pas Dieu. « Tout ce qui n’est pas éternel est éternellement vain », disait C.S Lewis. Et ce que je désire pour toi, c’est un changement radical et joyeux dans le présent, en vue de l’éternité. Si tu ne connais pas Dieu, je te supplie de regarder cette vidéo, par exemple, qui détaille le message de la Bible.

Pour aborder plus théologiquement cette problématique de la place du sommeil dans notre vie, c’est par ici !

Auteur : Kevin D.

Kevin, 17 ans, est toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.