En quoi la science permet-elle de mieux connaître Dieu ?

Article de Romain T., 17 ans, en licence de physique. Vous trouverez son témoignage ici !

 

La science peut être utile dans notre compréhension et notre connaissance de la personne de Dieu. Il « est au ciel, et fait tout ce qu’il veut », et nous, en tant qu’humain, pouvons être parfois complètement dépassés par sa grandeur… C’était un peu le cas de Job.

 

Les questions de Job

Nous voyons que Job, dans sa naïveté, tente de comprendre pourquoi Dieu est « contre lui », selon ses dires. Il ne saisit pas que le problème n’est pas là – je détaillerai cela plus tard. Néanmoins, après les nombreuses interventions de quatre de ses proches, Dieu finit par agir, non pas comme nous pourrions nous y attendre, c’est-à-dire en répondant clairement à ses questions, en donnant des réponses précises, ou même simplement des éléments de réponse. Au lieu de cela nous voyons que Dieu soumet Job à plusieurs séries de questions au sujet de sa création, auxquelles un humain comme Job ne pouvait pas répondre bien entendu.

Nous voyons au travers de cela que le centre du problème ne réside en réalité pas dans le fait de comprendre la cause de ces maux. Dieu, en lui montrant son ignorance à propos des choses naturelles, des choses physiques, lui révèle son ignorance au sujet des choses morales : Job ne peut comprendre le fonctionnement physique de la création de Dieu. De la même manière, il n’est (et nous ne sommes) pas capable(s) de comprendre toute la pensée et la nature de Dieu. J’insiste là-dessus, c’est une idée que nous retrouvons régulièrement en parcourant la Bible.

 

Les réponses de la science

Voilà pourquoi tenter de comprendre la physique de la création, avec sagesse, humilité, et révérence nous offre un accès, une vue (bien que toujours limitée, mais de moindre manière) sur une connaissance plus intime, plus personnelle, de la pensée de Dieu, sur sa nature à lui. Nous sommes capables aujourd’hui, dans une certaine mesure toujours très limités, de répondre aux questions que Dieu pose à Job dans les derniers chapitres ; et cela nous permet de mieux comprendre Dieu. Mais en même temps, Dieu a toujours des questions à nous poser, car la science pose plus de problèmes qu’elle n’en résout en réalité. Tout cela dans le but de nous amener à mieux le connaître, car c’est ça finalement sa volonté pour nous : que tous parviennent à la pleine connaissance de Dieu (1 Timothée 2.4).

La science ne peut avoir comme prétention de se prendre pour Dieu, auquel cas celle-ci échouerait. La science nous permet plutôt de mieux COMPRENDRE la pensée de Dieu, de l’appréhender au moyen de sa création. J’aime dire que la Bible nous offre une vue sur le cœur de Dieu et la science une vue sur son « cerveau ». Bien sûr cela est une image.

Restons plein d’humilité cependant devant sa grandeur qui ne cessera de nous dépasser, car jamais nous ne saisirons le sens de l’univers dans son ensemble et, sans la sagesse de Dieu, la science est vaine. L’infinité de Dieu ne se retrouve nulle part dans sa création, si ce n’est dans la recherche de sa compréhension.

Romain T.

Romain, 17 ans, est étudiant en licence de physique.

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28 Commentaires

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  • Merci pour l’article.
    Pour ceux qui s’intéressent aux rapports entre science et foi, voilà un lien qui peut être utile :

    http://www.scienceetfoi.com

    Bonne journée :)

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    • Merci David,
      En effet je connais ce site et le recommande également, il est fabuleux ! Et le cours de foi et de science de Denis Lamoureux est génial ! Je recommande également en tant qu’auteur de cet article !

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  • Un site qui nie l’historicité d’Adam ?

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  • Je suis étonné, comme Richard, pour cet engouement envers ce site. Mais la bonne question ne serait-elle pas autre ?

    A lire, cet article paru sur « Le bon combat » et intitulé « Foi et science »(et non « science et foi ») : http://leboncombat.fr/foi-et-science/
    Si son auteur loue le fait que le site « Science et Foi », cité plus haut, « essaie de réhabiliter la science aux yeux de certains chrétiens qui pourraient la dénigrer », il estime toutefois « que l’article fait fausse route sur la nature de la création et sur la nature de la Bible, en jugeant que la Science parle plus clairement sur l’origine de la création que la Bible.
    Le but de l’article est donc « de rétablir une plus juste compréhension de la nature de la Bible et la nature de la création afin de mieux comprendre comment les deux se complètent ».

    Bonne lecture !
    Fraternellement,
    Pep’s

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  • Bonsoir pep’s,

    Je mentionne ce site car je suis moi-même membre de l’association.

    http://www.scienceetfoi.com/presentation-science-et-foi/

    Au sein de Science & Foi, je m’occupe plus du pôle historique que des sciences dures, mais les enjeux sont finalement les mêmes.
    D’ailleurs, on aurait aussi pu faire un article « En quoi l’histoire permet-elle de mieux connaitre Dieu ? » Il y aurait beaucoup de choses à dire.
    J’ai rapidement effleuré le sujet dans mon article « (Pour un chrétien) trois bonnes raisons de s’intéresser à l’histoire » :
    http://didascale.com/trois-bonnes-raisons-sinteresser-lhistoire/

    Pour ce qui est de l’engouement, je pense que cela s’explique surtout par le fait que ce site répond à des besoins précis. De plus en plus de jeunes évangéliques sont confrontés au cours de leurs études à des questions concrètes auxquelles ce site apporte des réponses.

    Enfin concernant la question de l’inspiration, j’ai eu l’occasion de développer cela en profondeur dans une série d’articles :
    http://didascale.com/sommaire-linspiration-et-linterpretation-de-la-bible/

    Bonne journée,

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  • « Je mentionne ce site car je suis moi-même membre de l’association ».
    Evidemment ! ;-)

    Néanmoins, la remarque de Richard a son importance : crois-tu que le récit de la création d’Adam et d’Eve est un récit historique ? Cette croyance est-elle partagée par toute l’équipe de « science et foi » ?
    Question d’importance, puisque ladite historicité d’Adam et Eve(comme celle d’Abel) est attestée dans les Evangiles(Luc 3v38)et les épîtres(Rom.5v14 ; 1 cor.15v22, 45 ; 1 Tim.2v13-14 ; Judev14 ; 2 Cor.11v13 ; Matt.23v35 ; Luc 11v51 ; Hebr.11v5, 12v24….)

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    • Bonjour Pepspcafé,

      En tant que webmaster du site sciencetfoi.com, je peux faire une réponse à la question qui semble te préoccuper…

      Notre association n’a pas de position officielle concernant l’historicité d’Adam et Eve.

      2 choses sont évidentes :
      1. Biologiquement parlant, l’homme n’est pas apparu de rien, il partage la même histoire évolutive que l’ensemble du monde du vivant (depuis plus de 100 il n’y a plus aucun débat scientifique sur le fait de l’évolution des espèces, c’est la compréhension de ses mécanismes qui pose encore beaucoup de questions)
      2. Théologiquement parlant, l’homme occupe une place à part dans la Création, il est à l’image de Dieu, ce n’est pas un simple animal évolué, il possède une dimension spirituelle (cette lecture de la Bible réunit toute la chrétienté)

      Cela laisse donc la place à différents scénarios que l’on peut rencontrer parmi les évangéliques (et autres communautés de croyants) qui acceptent les données scientifiques (pas philosophiques) de l’évolution.
      Ces scenarios sont présentés dans le diaporama en lien en fin de commentaire, certains maintienne un Adam historique, d’autres pas nécessairement.

      Pour résumer, nous pensons que le récit adamique de Genèse se prête tout à fait à décrire l’existence humaine en général, sa relation à Dieu, sa responsabilité, sa liberté, etc..
      Sous cet angle là ce récit vaut donc aussi bien pour le premier homme que pour nous aujourd’hui. L’expérience du jardin d’Eden peut être vue comme l’expérience humaine en général – non pas seulement comme une aventure ponctuelle historique et unique – et cela n’enlève rien à l’œuvre de la croix et au besoin de salut, bien au contraire !

      Voir cette liste de questions :
      http://www.scienceetfoi.com/ressources/questions-interpretation-de-genese-1-3/

      Ou aussi sous forme de diaporama :
      http://www.scienceetfoi.com/ressources/diaporama-genese-mythe-ou-realite/

      Quant à historicité d’Adam vu au travers du NT, ça dépasse largement le cadre de ces commentaires et même d’un blog en général, Roger Lefèbvre aborde ces questions en détail dans ses deux livres que nous publions dans notre collection science et foi.
      http://www.scienceetfoi.com/bibliographie/

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  • Bonjour peps,

    Comme l’a mentionné Richard, le site Science et Foi a justement publié un article sur le sujet, qui est en fait la traduction d’un article de Denis Lamoureux paru sur Biologos :
    http://www.scienceetfoi.com/ressources/adam-eve-histoire-paul/

    S’agit-il d’une position partagée par l’ensemble du groupe ? Le site S&F a plus vocation à proposer des pistes de réflexion aux chrétiens qu’à imposer des réponses dogmatiques. Cependant, sur ce point, je pense qu’il y a quand même consensus au sein de l’équipe pour considérer qu’Adam n’est pas un personnage historique. C’est en tout cas ma position personnelle puisque je considère le récit de la Création comme une parabole et non un compte-rendu scientifique. J’envisage donc plutôt Adam comme un homme corporatif représentant l’ensemble de l’humanité et non comme un homme individuel.

    Aux explications avancées dans l’article, j’en ajouterai, en tant qu’historien, deux autres :

    1) La première concerne la langue d’Adam. Si on choisit d’interpréter le récit de la Genèse de manière littérale, il faut admettre que de Genèse 1 à Genèse 11, les hommes ne parlaient qu’une langue et que cette langue était l’hébreu, comme l’attestent les nombreux jeux de mots linguistiques que l’on trouve dans la bouche des différents personnages et qui impliquent donc que ceux-ci s’exprimaient en hébreu. Exemple : Gn 2v23 ; 3v20 ; 4v1 ; 4v25 ; etc.
    Et je ne mentionne ici que les jeux de mots explicites, sans même compter les jeux de mots implicites du récit comme Gn 4v16.

    Or, cette position est assez peu vraisemblable. L’histoire des langues, même à l’époque ancienne, est quand même à peu près bien établie, surtout dans la région mésopotamienne, et l’hébreu n’apparait que « tardivement » (deuxième millénaire avant Jésus-Christ), ce qui rend assez improbable l’emploi de cette langue à l’époque où est censée se dérouler l’histoire d’Adam et Eve.

    Il me parait donc plus pertinent de considérer ces premiers chapitres comme une parabole élaborée par des scribes hébreux. La vocation de ce récit serait alors plus didactique (enseigner les auditeurs) voire polémique (dénoncer les récits de créations païens) que scientifique.

    2) Le deuxième élément, qui répond à l’objection que tu soulèves, est que les auteurs du Nouveau Testament n’ont aucune difficulté à mentionner comme historiques des faits ou des personnages qui ne le sont pas. C’est le cas notamment de Jannès et Jambrès (2 Tim 3v8), qui sont des personnages targoumiques, ou du rocher qui se balade dans le désert (1 Corinthiens 10v4), qui est un élément midrashique.

    (Pour plus d’informations sur le Targoum et le midrash et leur emploi dans le Nouveau Testament, voir mes deux articles :
    http://didascale.com/lutilite-du-targoum-letude-du-nouveau-testament/
    http://didascale.com/les-sources-du-nouveau-testament/)

    Cette façon de penser et de faire n’a rien de scandaleux, mais correspond parfaitement aux mentalités de l’époque. Les hommes de l’Antiquité n’avaient pas les mêmes catégories mentales que nous et mélanger des faits historiques et des faits symboliques ne leur posait aucun problème. (Cf le développement d’Origène à ce sujet, dont les explications rejoignent parfaitement les procédés targoumiques et midrashiques employés par les rabbins à l’époque de Jésus : http://didascale.com/linspiration-et-linterpretation-de-la-bible-dans-leglise-ancienne/)

    La grande erreur des libéraux et des fondamentalistes est de ne pas tenir compte de cela et de commettre ce qu’on appelle un « anachronisme », en appliquant à la Bible nos critères de jugement « contemporains » à des textes issus d’une autre période et d’une autre culture.

    De mon côté, je propose plutôt d’essayer de comprendre la manière dont les Anciens abordaient le texte biblique. Cela suppose notamment de s’intéresser aux anciennes versions de la Bible, comme la Septante (http://didascale.com/sommaire-septante/) ou le Targoum, ainsi qu’aux commentaires bibliques écrits par les contemporains de Jésus.

    Bonne journée,

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  • Bonjour Marc et David,

    Je vous remercie pour vos réponses détaillées.
    J’en retiens donc qu’« il y a consensus au sein de l’équipe (de « science et foi ») pour considérer qu’Adam n’est pas un personnage historique ».

    Et merci, David, de nous communiquer clairement ce qui est ta « position personnelle »(je suppose partagée par l’ensemble de l’équipe), laquelle « considère le récit de la Création comme une parabole et non un compte-rendu scientifique », et où Adam y est envisagé « comme un homme corporatif(sic) représentant l’ensemble de l’humanité et non comme un homme individuel ».

    Cette profession de foi est-elle partagée par l’ensemble de la « Reb’ team » ? Qu’en pensent les responsables de ce site d’édification pour des jeunes de 15-20 ans ?

    Néanmoins, je constate que vous faites une distinction, voire une séparation, entre ce qui est historique, biologique et théologique, présentant l’évolution comme, je vous cite, « une évidence ». Or, je pense (et d’autres comme moi) que cela n’est pas si évident que cela. Je me méfie toujours, d’ailleurs, des « évidences » ou supposées telles, ôtant tout recul. D’autre part, la pensée biblique ne « sépare pas » ou « ne divise pas » les choses (cf ce que déclare Jean dans ses épîtres, par exemple). De même qu’elle ne sépare pas ce qui est spirituel du matériel, elle ne le fait pas plus de ce qui est historique, biologique et théologique. Une telle distinction est donc anachronique et ne correspond pas à la pensée biblique. C’est déjà un premier point.
    Ensuite, votre position se heurte à un problème ou à un défi de détail : où commence, et où s’arrête ce qui est historique dans la Genèse ?

    Pierre rappelle (2 Pie.1v16) que « ce n’est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l’avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c’est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux ». Dieu se contredirait-il en donnant un récit mythologique « de plus » à lire ?

    D’autre part-c’était ma remarque plus haut, comment comprendre votre position, lorsqu’on la compare avec celle des auteurs bibliques(inspirés), lesquels(comme Jésus) considéraient Adam comme un personnage historique : cf ce qu’en disent les Evangiles(Luc 3v38-voir aussi Matt. 19v3-6, dans lequel Jésus fait référence à un Adam historique, lorsqu’il mentionne la création de l’homme et de la femme en répondant aux pharisiens sur la question du divorce )et les épîtres(Rom.5v14-qui met en parallèle Adam et Moïse. Si Paul croit en l’existence de Moïse, pourquoi penserait-il différemment pour Adam ? Voir aussi vv12-21) ; 1 cor.15v22, 45 ; 1 Tim.2v13-14 ; Jude v14 ; 2 Cor.11v13 ; Matt.23v35 ; Luc 11v51 ; Hebr.11v5, 12v24….) + les généalogiques de 1 Chron.1. (autant de textes pour l’instant non commentés)

    Considérer qu’Adam n’est pas un personnage historique, ou que l’évolution serait « plus qu’une hypothèse », mais une « évidence », n’est pas sans conséquences(relevées ailleurs par d’autres que moi) :

    – S’il n’y a pas d’Adam historique, pourquoi croire que tous les hommes ont la même dignité, la même image de Dieu, le même problème de péché, le même besoin de salut ? Et pourquoi croire, cf Actes 17v26, que Dieu « a fait que tous les hommes, sortis d’un seul sang, habitassent sur toute la surface de la terre, ayant déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure… » ?

    -S’il n’y a pas de « premier Adam », que devient « le second Adam » ? C’est un point majeur, me semble-t-il.

    – S’il n’y a pas d’Adam historique, qu’en est-il de ses fils (Caïn et Abel- appelé par Jésus le premier des prophètes en Luc 11v50-51) et de ses descendants directs (Noé, Enoch… Abraham-ces héros de la foi d’Hébreux 11) ?

    – S’il n’y a pas d’Adam historique, qu’en est-il de l’évènement historique de “la chute“ ?(Rom. 5:12ss, 1 Cor. 15:21-22) De la résurrection ? (cf. 1 Cor. 15: 17, 21-22).

    Je m’arrête-là.
    Merci par avance, not. de vos remarques sur les versets cités. Qu’en pensent aussi les responsables de la « Reb Team » ?

    Pep’s

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  • Bonsoir Peps,

    De rien :-). J’ai toujours joué la carte de la transparence, aussi bien sur mes opinions que sur mon identité. J’ai d’ailleurs pris le temps de faire un article pour présenter mon parcours personnel, spirituel et scolaire (http://didascale.com/mon-parcours-personnel/) , ce qui permet d’expliquer mes prises de position actuelles.

    Pour ce qui est de la question des évidences de l’évolution, n’étant pas moi-même scientifique, je ne m’attarderai pas là dessus. Néanmoins, je voulais quand même préciser un point qui me semble important, celui du public visé. Le but de Science & Foi n’est pas premièrement de prouver aux partisans du fixisme qu’ils ont tort, ce serait très fatigant et finalement assez peu utile.

    Au contraire, Science et Foi s’adresse en priorité à des chrétiens, en particulier les jeunes, qui, suite à leurs études ou à leur recherche personnelle, se sont déjà aperçus que certaines choses qu’on avait pu leur enseigner dans leur Eglise ne tenaient tout simplement plus la route . Dans cette situation, le vrai risque est que, confronté à un faux choix, ils perdent la foi.
    C’est pour éviter cela, que Science et Foi veut montrer qu’au contraire, il existe d’autres alternatives, et qu’un chrétien n’est pas obligé de choisir entre les évidences apportées par la science contemporaine et la Bible.

    Maintenant, pour ce qui est de l’aspect théologique, je pense que le blog de Guillaume, que tu as évoqué dans ton premier post, a déjà fait plusieurs articles sur le sujet, qui résument assez bien les objections qui peuvent être faites à la position d’un Adam non-individuel.

    Réciproquement, il me semble que les différents liens, que j’ai proposé dans mon commentaire précédent, apportent des réponses aux objections soulevées contre ma position (que je qualifierai d' »Adam corporatif »). Je ne pense donc pas qu’il soit utile que je répète en commentaire ce que j’ai déjà écrit dans mes articles.

    Les lecteurs du blog intéressés par le sujet pourront facilement consulter les positions de chacun et se forger leur propre opinion sur la question.

    Bonne soirée,

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  • Bonjour,

    Que l’on déclare jouer « la carte de la transparence » (notamment sur ses convictions et sur son identité-du moins, son profil) est une chose, une autre en est que de choisir d’étaler sa vie ou sa photo, sur son site personnel ou les réseaux sociaux. Certains choisissent de le faire-tant mieux pour eux-d’autres ne le souhaitent pas, pour des raisons personnelles. La tendance au non-respect de ce choix est une forme de violence, rappellerai-je.
    Comme je rappellerai Rom.14v3 : « Que celui qui mange de tout ne méprise pas celui qui ne le fait pas, et que celui qui ne mange pas de tout ne juge pas celui qui le fait, car Dieu l’a accueilli ».

    Pour le reste, j’en reviens à notre débat d’idées (et non de personnes). A ce sujet, je souhaiterai aussi « préciser un point qui me semble important, celui du public visé ». Et notamment celui de ce blogue-jeune(les 15-20 ans)
    Car, avant de « consulter les positions de chacun et se forger (sa) propre opinion sur la question », il importe d’être au clair sur les fondements : « se forger notre propre opinion » ? A partir de quoi ? De qui ? Sur quoi ? Dans quel but ? D’autant plus qu’il ne s’agit pas simplement de « s’exprimer » mais de parler justement, selon la vérité, selon des fondements justes et solides. Qu’est-ce qui sera alors déterminant ? La science ? Notre intelligence ? (de cela, tu en parles beaucoup) La foi ? La Bible, Parole de Dieu-avec le secours du St Esprit ?(de cela, tu n’en dis pas un mot ou très peu)

    Hébreux 11v1-3, 6 nous rappelle que la foi « est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. Pour l’avoir possédée, les anciens ont obtenu un témoignage favorable. C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles(…)sans la foi il est impossible de plaire à Dieu ».

    Bref, avant de consulter-comme de proposer- 36.000 liens, il serait peut-être bon de lire et de méditer, d’abord, les nombreux versets cités plus haut, ainsi que les questions soulevées, liées à la croyance de la non-historicité d’Adam…sans préjugés. Je constate que tu as répondu beaucoup de choses, sauf sur ces versets-là et sur ces questions, justement. Commençons par le commencement. Tu peux y répondre simplement, sans systématiquement renvoyer à ton propre site et donc faire ton auto-promotion.

    Qu’en pensent d’autres lecteurs ? Et, surtout, encore une fois, qu’en pensent les responsables de la « Reb Team » ? Car, tout de même, l’auteur d’un billet publié sur un blogue pour les 15-20 ans déclare chaudement recommander un site qui nie l’historicité d’Adam(le remplaçant par un « concept » général et désincarné) et qui présente l’évolution comme « une évidence »…

    Sur ce, bonne continuation à tous !
    Pep’s

      Avatar
    • Merci pour les différentes contributions de chacun !

      Pour la position officielle de la Réb’, notons d’entrée de jeu que la confession de foi à laquelle nous adhérons n’est pas exclusive sur toutes les questions de la création.

      Même si nous remarquons la qualité du travail académique de Science et Foi, nous ne pouvons pas recommander l’entièreté du site, étant donné que, « s’il y a consensus dans l’équipe de S&F pour dire que Adam n’est pas un personnage historique », la position de TGC (puisque c’est bien à celle-ci que nous nous rapportons, ayant adopté leur paternité et leur confession de foi) est bien différente. Les responsables de TGC ne sont pas d’accord sur tous les points de détails de la création, mais « Adam et Eve étaient deux personnages historiques qui ont donné naissance à toute l’humanité » nous rappelle la 3ème brochure TGC, L’Évangile et l’Histoire. C’est ce que nous croyons dans l’équipe de la Réb’.

      De la même manière, il peut exister des dissensions entre les responsables de notre équipe sur le « comment » de la création, mais, nous chercherons l’objectivité du blog sur ces points secondaires. Comme disait Luther, « dans les choses essentielles unité ; dans les choses secondaires liberté ; en toute chose charité ». Un Adam historique est un point essentiel de notre credo, une base solide sur laquelle repose l’Évangile tout entier.

      Enfin, rappelons que les écris des auteurs de notre site se conforment et se conformeront à notre position. Sur les points secondaires, il peut y avoir des débats comme il y en a déjà eu, notamment sur la compatibilité de l’évolution (mais pas seulement). Dans ce genre de situation, aucune conclusion ne sera tirée directement sur le blog.

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  • Salut à tous,

    Je comprends parfaitement ta préoccupation Pep’s, ce sont des questions à ne pas prendre à la légère car notre responsabilité est grande. Néanmoins, il existe une réflexion théologique de fond qui est en route et qui est collective chez plusieurs théologiens évangéliques.

    Oui l’évolution est une évidence, et il a fallu du temps pour que j’en prenne conscience (je suis physicien de formation), alors que j’étais moi même septique au départ. Le problème est que bcp s’expriment, sans maîtriser les évidences en question! Je n’ai donc aucun doute sur le fait que toute personne intellectuellement honnête, avec une culture scientifique sérieuse arrive aux mêmes conclusions que la communauté scientifique à propos du fait de l’évolution (les espèces descendent les unes des autres).

    Je ne ferai donc pas d’auto promotion pour notre site, mais je vous renvoie vers une discussion passionnante sur le blog BioLogos à propos de l’historicité d’Adam et du péché originel. Ce ne sont pas des questions qui peuvent se régler dans un simple échange de commentaires sur un blog!

    http://biologos.org/blog/paul-and-the-fall-what-about-adam

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    • Et moi je renvoie vers deux articles qui pointent vers les dangers de la négation d’Adam en tant que personnage historique :) :
      – Tout d’abord parce que cela revient à nier le témoignage des Ecritures : http://leboncombat.fr/adam-a-t-il-reellement-existe/
      – Ensuite parce que cela transforme l’Evangile en bien mauvaise nouvelle, comme le souligne Michael Reeves (article paru initialement sur DesiringGod.org) : http://leboncombat.fr/pourquoi-la-bonne-nouvelle-devient-mauvaise-sans-adam/

      Sur Le Bon Combat, nous avons adressé à plusieurs reprises les problèmes théologiques et exégétiques que posent les thèses de Science et Foi, et nous le ferons encore. Au-delà de la démarche scientifique, ce sont les fondation exégétiques de ce site qui nous paraissent s’appuyer sur les sables mouvants du libéralisme doctrinal.

      Le rejet de l’inerrance des Eritures par certains contributeurs de Science et Foi, leur sympathie pour le théisme ouvert ou pour certaines interprétations radicales du principe d’accommodation nous laisse à penser qu’on ne peut les considérer comme « évangéliques » (si tant est que ce « label » veuille encore dire quelque chose…).
      Cela n’enlève rien au fait que certains d’entre eux soient de chics types (je pense à David, notamment, avec lequel j’ai des amis en commun).

      Sur le fond donc, gros désaccord. Et je remercie Nico d’avoir rappelé que, s’il peut exister des désaccords sur la question de la création, il y a un point où on ne saurait aller. Un rébellutionaire ne se rebelle ni ne révolutionne ce que Dieu a clairement statué dans sa Parole. :)

      Que Dieu soit avec vous les amis.
      Guillaume

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  • Bonjour, si vous me le permettez, j’aimerais poursuivre avec quelques pistes de réflexions à partir d’une objection concernant l’ « Adam-collectif » avancées par pepscafe.

    D’abord les 4 évangiles n’attribuent pas à Jésus la croyance en un Adam historique. Pepscafe écrit : « cf ce qu’en disent les Evangiles (Luc 3v38-voir aussi Matt. 19v3-6, dans lequel Jésus fait référence à un Adam historique, lorsqu’il mentionne la création de l’homme et de la femme en répondant aux pharisiens sur la question du divorce) »

    Or la lecture de ces passages (on pourrait rajouter aussi mc 10.6) montre plutôt que Jésus ne mentionne jamais le nom « Adam ». Aucune mention d’un Adam par Jésus dans les évangiles. Jésus utilise le nom générique « d’homme » (grec, anthropos). La seule mention du nom « Adam » dans les évangiles est faite par le théologien Luc au chapitre 3. Celui-ci relie la généalogie de Jésus au patriarche de l’humanité. Et c’est là toute la profondeur théologique du texte.

    Adam signifie littéralement « humain », où, selon le jeu de mot hébraïque, il est l’humain » tiré de « l’humus » (Ge 2.7; 3.19). Il en vient seulement en Ge 5.1 à personnifier un individu qui désigne le patriarche de l’humanité. Il désigne le père de l’humanité. Il est notable de constater que dans l’Ancien Testament, le nom d’Adam est quasiment ignoré; il est mentionné je crois 2 fois dans tout l’AT ! Pourquoi cela ? Parce qu’il n’a rien à voir avec Israël. Il est le patriarche de l’humanité et non le Père de la nation juive. Celui-ci est Abraham. Avant le « père de la foi », il n’y a pas de peuple élu. En Adam, tous les peuples sont choisi et invité pour être en relation avec Dieu. Ce plan échouant, Dieu appel et choisi une nation.

    Ainsi, pour le peuple d’Israël, Adam ne joue aucun rôle historique, sinon que comme le patriarche de l’humanité. Dans la pensée sémite, le patriarche et son peuple son identique. On parle de personnalité collective : pour comprendre l’esprit d’un peuple, on regarde à son patriarche ! Alors, historique ou collectif, la figure d’Adam sert à enseigner trois grandes vérités universelles 1. Que tous les humains sont frères, donc semblable 2. Que tous les hommes sont égaux en dignité 3. Que toute l’humanité est semblable à leur père : des pécheurs et ayant besoin de salut. Du reste, le nom propre Adam, qui est évoqué dans la généalogie de 1 Chronique, signifie, comme pour Luc, le fait que la généalogie d’Israël remonte au patriarche de l’humanité. Et ainsi montrer que l’élection d’Israël suit l’élection de l’humanité (l’homme comme image de Dieu). Le projet de Dieu est donc toujours le même : que tous puissent connaître Dieu (N.B. l’élection est le choix de Dieu de travailler avec certaines personnes pour le salut de toute l’humanité).
    Pour terminer brièvement avec Paul, si nous relisons bien le texte de Rom 5.12ss dans cette perspective propre à l’esprit sémitique, nous verrons clairement que Paul ne cherche pas à prouver qu’il y a eu un individu nommé Adam. Paul fait plutôt appel au patriarche de l’humanité pour expliquer la solidarité des hommes dans le péché et, bien sûr, le besoin et la portée universelle de rédemption en Jésus.

    Individuel ou collectif, le sens est le même : Adam représentera toujours pour les chrétiens (qu’ils croient en l’évolution ou non) la première humanité, l’état adamique dans laquelle nous nous trouvons. État qui trouve son accomplissement et son salut en Jésus-Christ seul, qui est Dieu et seule vraie image de Dieu sur terre.

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    • Bruno, tout s’éclaire!!

      J’aurais du y penser avant…

      Mais évidemment, suis-je bête :
      – Jésus ne mentionne jamais l’existence de deux être humains historiques et uniques au commencement, même lorsqu’il parle du tout premier mariage de la Bible entre le premier homme et la première femme « au commencement de la création » ;
      – La littérature du second temple n’a jamais fait état de quelque personnage historique initial, même dans les différents récits apocalyptiques qui identifient Adam au tout premier prophète (en particulier les apocalypses pseudépigraphes). Je me suis laissé induire en erreur!! ;
      – Les juifs eux mêmes ne croyaient pas à l’existence d’un tel personnage et ce n’est pas du tout ce qu’ils voulaient dire en l’intégrant à leurs généalogies, mêmes les plus tardives (cf. celles de Chroniques). Au passage, Luc non plus n’y croyait pas quand il le liait à sa propre généalogie dont il fait d’ailleurs sortir le Christ. Je crois qu’il fait que je change mon fusil d’épaule en matière de démarche herméneutique.

      C’est évident, il fallait y penser!!

      Bon sang mais c’est bien sur!! Paul n’a jamais parlé d’un Adam historique dans Romains 5 ou dans 1 Corinthiens 15, c’est pourtant si limpide!! Comment ai-je pu passer à côté de ça? Je pensais naïvement que, parce qu’il le comparait à Christ ou à Moïse dans la même « lectio », il était en train de mettre en parallèle le rôle fédéral historique qu’avaient joué tous ces personnages.

      Mais grâce à toi je comprends tout désormais. Je suis vraiment passé à côté du sens des Ecritures, comme d’ailleurs l’Eglise tout entière depuis 20 siècles.
      J’aurais du intégrer dès le départ qu’un Adam historique ne rime à rien. D’ailleurs je me demande à quoi sert un Jésus historique, ou une chute historique, maintenant que j’ai les yeux ouverts.

      Merci de m’avoir aidé à dépasser mes limitations théologiques. Je ne lirai plus jamais la Bible de la même façon. D’ailleurs, je ne la lirai plus aussi souvent, car lorsque je l’interprète par elle-même, elle m’induit en erreur plutôt qu’autre chose.
      A l’avenir, je consacrerai l’essentiel de mon temps à lire les articles de Science et Foi ;)

      Au plaisir, cher Bruno.

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  • Bonjour, et merci, Nicolas, pour cette réponse claire de la « Reb team » : « Un Adam historique est un point essentiel de notre credo, une base solide sur laquelle repose l’Évangile tout entier ». Ce n’est donc pas un point « secondaire ».

    « Dans les choses essentielles unité ; dans les choses secondaires liberté ; en toute chose charité». Tout à fait. Cette citation célèbre me rappelle d’ailleurs Rom.14.

    Et merci Guillaume, pour ton « Un rébellutionaire ne se rebelle ni ne révolutionne ce que Dieu a clairement statué dans sa Parole » ! « Amen » ! ;-)

    Sinon, pour revenir à l’article initial, qui a causé ces discussions, je ne partage donc pas cette affirmation, comme quoi « La science nous (permettrait) plutôt de mieux COMPRENDRE la pensée de Dieu, de l’appréhender au moyen de sa création ».
    Rom.1 v18-21 nous dit justement que « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive, car ce qu’on peut connaître de Dieu est manifeste pour eux, Dieu le leur ayant fait connaître (.. .)Ils sont donc inexcusables, puisque ayant connu Dieu, ils ne l’ont point glorifié comme Dieu, et ne lui ont point rendu grâces ; mais ils se sont égarés dans leurs pensées, et leur coeur sans intelligence a été plongé dans les ténèbres ».
    Le témoignage de la création ne suffit donc pas : nous avons besoin de la révélation de Dieu cf 1 Jean 1 et Jean 1. D’autre part, Hébr.11 (déjà cité) nous rappelle que « C’est par la foi [et pas par la science] que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles. » La foi nous rend donc intelligent.

    Et « l’intelligence pour connaître le Véritable » nous est donnée par « le Fils de Dieu (qui) est venu » cf 1 Jean 5v20. Sommes-nous « dans le Véritable, en son Fils Jésus Christ » ? (cf aussi Jean 15, 1 Cor.2v9-12).

    Enfin, comme nous y invite Jésus, « n’avons-nous pas lu » ? (Matt.12, 19, 22 ; Marc 12 ; Luc 6…)ces « Saintes lettres qui peuvent nous rendre sage à salut par la foi en Jésus-Christ » ?( cf 2 Tim.3v16 )Et « comment lisons-nous », justement ? Comme le Seigneur ?

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    • Cher Peps,
      Jésus faisait-il un enseignement scientifique à partir des Ecritures ??

      Nous lisons ici que les Ecritures renforcent notre foi, pas qu’elles nous enseignent les mécanismes de la Nature que la science permet de découvrir.

      La vraie intelligence consiste en effet à Le connaître Lui le Véritable.
      Mais se recroqueviller derrière des versets au sens spirituels pour en faire un argument anti-scientifique, ça se résume malheureusement à de l’obscurantisme et ça éloigne les gens de la foi plutôt que de les inviter à réfléchir sur le sens ultime des choses.

      Et désolé du mauvais jeu de mot, mais ça n’est certainement pas le bon combat :-(

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  • Cher Guillaume, bravo pour ton humour ;)

    En fait, il y a une petite subtilité que tu n’a pas bien saisi dans ce que j’ai écrit (j’ai dû mal m’exprimer, ça m’arrive tout-le-temps…). Je dis en clair ceci: Adam représente tous les hommes depuis le premier. Il peut donc être pris en un sens théologique avec une portée historique. Car voici que le mot adam comporte une certaine ambiguïté, qui est dans la Bible elle-même. « Adam » peut signifier à la fois le premier humain et l’humain dans son ensemble, comme personnalité corporative.

    Je vais te donner un exemple pour exprimer cela. Y a-t-il eu « un » premier Québécois (car je le suis) ? Nous avons été colonisé au début par des français et de belles filles du rois. Qu’étions-nous alors, des français ? Par la suite, d’une certaine manière, il y a eu au Québec un point charnière, historique, social, linguistique et religieux, qui a fait que nous nous appelons aujourd’hui québécois. On pourrait dire qu’il y a un premier québécois, qu’il est peut-être untel ou untel, puisqu’il est vrai qu’il existe des québécois. Mais cela s’est passé aussi collectivement, dans un large contexte, au terme de nombreuses expériences et interrelations. Le premier québécois devient ainsi le représentant de tous les québécois. Ce qu’il est, nous le sommes. Ce qu’il a vécu, nous l’avons vécu.

    C’est ce que la Bible exprime par le récit adamique, lequel renvoie à notre expérience commune. Certes les croyants juifs et chrétiens ont longtemps pu faire référence à une personne historique appelé « Adam ». Mais Dieu dans sa sagesse a aussi permis qu’on puisse l’interpréter différemment avec la venue des sciences modernes, et cela tout en respectant l’infaillibilité des Écritures, dans une perspective théologique et christologique: ici, Adam fait office de chef de file, de représentant de l’humanité naturelle, l’anti-type du représentant de la nouvelle humanité, le nouvel Adam, Jésus (1 Co 15.45).

    Voici pourquoi ton interprétation ne respecte pas la pensée de Jésus (je dis cela avec respect, sans juger) : Tu écris : « Jésus ne mentionne jamais l’existence de deux être humains historiques et uniques au commencement, même lorsqu’il parle du tout premier mariage de la Bible entre le premier homme et la première femme « au commencement de la création » »

    Regarde : Si Jésus parle de ce qui s’est passé « au commencement de la création », de quel commencement parle-t-il ? N’est-ce pas « le ciel et la terre » que Dieu a été créé au commencement ? Il fait une interprétation « large » de l’expression commencement. Et puis Jésus continue en citant Ge 2.24 : « C’est pourquoi, l’homme (tu comprend Adam) quittera son père et sa mère… ». S’il parlait D’Adam et Ève, alors quel père et mère devait-il quitter ?! Tu vois qu’en faisant une interprétation littéraliste, concordiste et historicisante des paroles de Jésus, on arrive à nier son interprétation. Jésus ne veut pas qu’on le prenne ici « au pied de la lettre » comme le font plusieurs frères. Jésus a un message spirituel et théologique a enseigner aux pharisiens, et cela n’a rien à voir avec le fait de prouver l’existence d’un individu appelé Adam.

    Pour conclure. Je pense que si comme moi tu crois que Jésus est le sommet de la Révélation, et qu’il faut faire une lecture christocentrique des Écritures, alors oui je pense que tu devrais considérer que le sens du mot Adam, sans nier la porté historique (« depuis le premier homme »), a une porté essentiellement théologique qui dépasse largement celle d’un simple individu. Et que des évangéliques peuvent demeurer dans le respect de l’esprit des Écritures en s’y référant.

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    • Bruno…

      De posts en posts, de blogs en blogs, c’est un dialogue de sourd. Je me demande si un hour nous aurons une discussion franche et honnête.

      Un personnage historique ne s’oppose pas de facto à une représentation fédéraliste/théologique.
      En d’autres termes, n’oppose pas « historique » à « théologique », y compris dans les Paroles de Jésus et des apôtres. Ce ne sont pas des concepts mutuellement exclusifs.

      Idem pour « le commencement de la création », où personne n’y voit le littéralisme jusqu’au boutiste que tu décris. Non, Bruno, non : il n’y a pas que les contributeurs de Science et Foi qui reconnaissent la portée hautement littéraire de Gen. 1-3. Mais là encore, « littéraire » ne s’oppose pas de facto à « littéral », contrairement aux conclusions rapides et orientées que tu en tires. Peter Williams a d’ailleurs très bien répondu à ce point : http://leboncombat.fr/genese-1-3-une-lecture-litteraire-litterale-ou-les-deux/

      Je suis conscient que les termes son piégés, que le débat est vérolé par la mauvaise fois des uns et des autres. Et c’est pour a que j’ai pris le parti de rejeter le label « interprétation littérale ». Dans ton post, tu catalogues encore cette approche comme une « lecture au pied de la lettre »…
      Ce n’est pas, ça n’a jamais été, et ce ne sera jamais la lecture que nous faisons de Genèse 1-3.

      Idem pour le pseudo problème du « père et de la mère » d’Adam, qui n’en est pas un. Il s’agit probablement d’une forme de glose, une application de l’union entre Adam et Eve que Moïse adresse à ses lecteurs (oui je crois à une compilation mosaïque de la Genèse). N’y vois pas un commentaire divin sur de prétendus père et ère d’Adam. Là ce serait être réellement littéraliste.

      Ce qui me gêne, dans toutes ces discussions avec vous, c’est cette impression désagréable et régulière de perdre du temps (je suis désolé d’être rude, et cela ne remet pas en cause votre sympathie à tous). Je dois avouer être blasé de voir ma positon être systématiquement parodiée et tournée en ridicule par vous soins.
      Personne n’avance les arguments que vous nous prêtez… C’est usant, et c’est surtout n’importe quoi. En même temps je comprends qu’il est plus facile de tuer son chien après avoir dit à tout le monde qu’il a la rage. Mais je ne crois pas que ce soit une manière très correcte de procéder.

      Bien sur qu’Adam avait un rôle de représentant pour l’ensemble de l’humanité. Mais cela n’enlève strictement rien à l’importance de son historicité ; au contraire, ça la démontre.

      C’est mon dernier commentaire ici, Bruno. Mais on aura surement l’occasion de se reparler ailleurs, voire de se rencontrer un jour, puisque je fais de plus en plus de choses avec nos amis au Québec.

      Bien à toi,
      Guillaume

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  • Job, naïf ? Job, ignorant « des choses morales » ? Jugement plutôt présomptueux. Job était plus intelligent que la plupart d’entre nous. Son génome était moins dégradé que celui de l’homme moderne. La science, la vraie, la science opérationnelle par contraste avec la « science » spéculative évolutionniste a montré que le génome humain est trop dégradé après environ 300 générations pour que la vie soit possible. Job, « intègre et droit », témoignage rendu par Dieu lui-même, n’a pas de leçon à recevoir. Ses trois amis ont été condamnés par Dieu pour hypocrisie. Ils disaient des choses justes sur Dieu mais sans le connaître et hors de propos. Mais aujourd’hui, c’est bien pire : on dit des choses fausses sur Dieu et sur sa Parole parce qu’on veut la soumettre à la critique humaniste et matérialiste de la « science ».

    La science ne permet pas de connaître Dieu. Des réalisations architecturales permettent de supposer certains goûts, certaines conceptions de l’esthétique chez l’architecte, mais pas de le connaître. La science permet de connaître des choses SUR Dieu, mais pas de le connaître. Dieu n’est pas dans sa Création. Il est en dehors. Il n’est connu que s’il se fait connaître. La Création permet de connaître « sa puissance éternelle et sa divinité », mais pas de le connaître lui en tant que personne. C’est la raison pour laquelle il a pris soin de nous transmettre sa parole qui, comme il l’est lui-même, est parfaitement pure, éprouvée et sans défaut. La prétention de certains de vouloir y trouver des erreurs n’est que l’expression de leur ignorance, de leur absence de crainte de Dieu, de leur incrédulité. La Création est bonne et très bonne, sa Parole est parfaite. Nombre de versets l’affirment. Je ne suis pas étonné que cela vous choque et heurte votre bon sens. C’est normal. C’est par la foi qu’on comprend, aux pieds du maître, en rejetant les pauvres rudiments du monde, la fausse science qui prétend savoir mieux que Dieu. Dieu se fait connaître à ceux qui sont comme de petits enfants sans prétention et sans vaines connaissances.

    L’évolution n’est pas un fait. Le seriner depuis 150 ans n’a pas apporté la moindre preuve. Elle est toujours l’objet d’incessantes et fortes contestations de l’intérieur comme de l’extérieur. La science n’a aucun moyen de remonter le temps (sauf, partiellement, la médecine légale. Mais la médecine légale est incapable de déterminer la date de naissance de l’individu !) Toute tentative de mesurer le temps du passé repose sur des hypothèses, des a priori invérifiables et de plus contraires aux textes bibliques. Toute la cosmologie est à revoir. L’évolution est une histoire inventée pour sortir Dieu de la science, où il était avec tous les grands fondateurs de la science qui tous croyaient la Bible. Certains des plus grands scientifiques modernes contestent le big bang (l’inflation en particulier), la relativité, les thèses de la génétique tenues jusqu’à il y a peu (c’est dans ce domaine que les progrès sont les plus rapides. On doit réviser toutes les durées). La géologie traditionnelle est ébranlée, on doit inclure le catastrophisme, on découvre des « océans » gigantesques dans le manteau terrestre. La liste s’allonge, et l’évolutionnisme théiste est obligé d’adapter ses propres théories pour suivre les changements de la science. Pendant ce temps, les textes bibliques demeurent, invariables, toujours d’actualité et sans erreur. Nous arrivons dans un temps où Dieu va ébranler tout ce qui peut être ébranlé, ce qui inclut les fausses doctrines. Heureux ceux qui ont cru, car ils ne seront jamais confus !

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  • Bonjour Nicolas B.
    Merci d’avoir accepter que des avis divergeants s’expriment sur ce blog.

    Tu écris « Adam et Eve étaient deux personnages historiques qui ont donné naissance à toute l’humanité » nous rappelle la 3ème brochure TGC, L’Évangile et l’Histoire. C’est ce que nous croyons dans l’équipe de la Réb’. »

    Je crains qu’une telle affirmation ne soit déjà aussi obsolète scientifiquement que le géocentrisme, auquel certains s’accrochent encore (mais si mais si) chez les évangéliques pour finalement les mêmes raisons que la 3ème brochure TGC fait du monogénisme une vérité de foi essentielle au christianisme, pardonne ma franchise.

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    • Benoît,

      Je respecte votre point de vue, mais je suis très sincèrement indigné par ce que vous dites. Comparer l’historicité d’Adam et de la chute, avec le géocentrisme !

      En espérant que vous n’accumuliez pas trop de sagesse scientifique pour réfuter la résurrection de Jésus-Christ, trop obsolète pour la « science »…

      En tout cas, bonne journée.

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  • Et pour conclure, nous pourrions tous confesser notre pleine adhésion à cet encouragement de l’apôtre Paul :

    Ph 3:12 Ce n’est pas que j’aie déjà remporté le prix, ou que j’aie déjà atteint la perfection ; mais je cours, pour tâcher de le saisir, puisque moi aussi j’ai été saisi par Jésus-Christ.
    13 Frères, je ne pense pas l’avoir saisi ; mais je fais une chose : oubliant ce qui est en arrière et me portant vers ce qui est en avant,
    14 je cours vers le but, pour remporter le prix de la vocation céleste de Dieu en Jésus-Christ.
    15 Nous tous donc qui sommes des hommes faits, ayons cette même pensée ; et si vous êtes en quelque point d’un autre avis, Dieu vous éclairera aussi là-dessus.
    16 Seulement, au point où nous sommes parvenus, marchons d’un même pas.

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  • Sans oublier cet avertissement : « Quiconque va plus loin et ne demeure pas dans la doctrine de Christ n’a point Dieu ; celui qui demeure dans cette doctrine a le Père et le Fils »(2 Jeanv9).

    Bon dimanche à chacun !
    Pep’s

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  • Le site Bible & Science (http://science.et.foi.free.fr) appelé à grandir montre pourquoi la théorie de l’évolution détruit tous les fondements de l’Evangile. La section Ressources propose un certain nombre d’articles de fond montrant pourquoi l’évolution est scientifiquement impossible et théologiquement néfaste pour la foi. Il a été dit très justement que le darwinisme est un acide universel qui dissout toute forme de foi en Dieu. Depuis 150 ans cela s’est vérifié. Toutes les églises historiques qui ont accepté l’évolution ont fini par embrasser le libéralisme, le modernisme et l’humanisme. L’histoire se répète aujourd’hui avec les églises évangéliques. Une fois que la Genèse est contestée, l’autorité de la Bible l’est aussi, et dans la foulée son inerrance. Le rejet par l’Église de l’autorité de la Bible et de son inerrance est le signe du déclin de la civilisation.
    Les partisans de l’évolution induisent en erreur en confondant l’évolution et théories scientifiques dominantes avec la science. Ils introduisent une dichotomie là où il n’y en a pas, car les chrétiens créationnistes croient à la science et la pratiquent. Ils contestent la scientificité de l’évolution. De nombreux scientifiques et non des moindres en sont venus à rejeter l’évolution après avoir étudié la question en détail. C’est le cas, par exemple, du biologiste John Sanford, inventeur du pistolet à gènes. Le grand physicien Maxwell, fondateur de l’électromagnétisme, était opposé à l’évolution. Il était du même siècle que Darwin. Dès le départ, l’évolution a été contestée par d’éminents scientifiques. Citons encore Lord Kelvin, fondateur de la thermodynamique et Louis Pasteur, découvreur de la pénicilline. Jusqu’à aujourd’hui l’opposition à l’évolution n’a pas diminué. L’évolution n’a acquis son statut de fait scientifique que par la mise au silence et la stigmatisation de ses opposants.

    Je propose aux responsables du site « Science et Foi » la tenue d’un débat public télévisé en bonne et due forme sur l’évolution. Je propose que Francis Collins débatte avec son homologue français André Eggen, ancien directeur de recherche en génétique animale à l’INRA qui est créationniste et qui a été inquiété en raison de ses convictions et activités créationnistes. Un tel débat ouvert permettra aux jeunes de Rébellution, aux chrétiens indécis, au monde scientifique et à la presse d’entendre un autre son de cloche. J’ai déjà eu l’occasion de proposer un débat sur l’évolution à Marc Fiquet et David Vincent, tous les deux membres de l’association « Science et Foi ». Je réitère ma proposition pour la troisième fois. Une science sans débat est propagande.

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    • Tout à fait ! On dirait dans les discussions que la science passe avant la Bible, cependant c’est ne pas réfléchir aux « preuves scientifiques » en elles-même. J’espère que débat aura lieu.

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  • Ceci pourrait compléter le sujet :

    https://www.youtube.com/watch?v=kBCDU_PnavQ

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