Aimes-tu seulement ceux qui t’aiment ?

Après un temps de réflexion dans la recherche d’un sujet à partager, les paroles de Jésus-Christ ont fait écho dans mon esprit : « Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous ? Les publicains aussi n’agissent-ils pas de même ? Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? Les païens n’agissent-ils pas de même ? Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5.46-48 ; cf. Luc 6.33).

« Un corps », vraiment ?

Je connaissais le passage, mais en le lisant plusieurs fois, j’ai eu une sorte de prise de conscience. Jésus-Christ affirme : «  Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d’extraordinaire ? » Réfléchis… Penses-tu que ce verset peut s’appliquer dans ta vie ?

En ayant creusé ce verset, je crois tout simplement que les chrétiens ont réellement du mal à saluer leurs frères et sœurs. Pour Jésus, aller saluer quelqu’un qui fait partie du même corps que toi (l’Église), qui possède le même Sauveur et Seigneur que toi (Jésus-Christ), et qui rejoindra la Cité Céleste pour l’éternité tout comme toi, c’est quelque chose d’absolument ordinaire ! Dis comme cela, ça parait évident : pourquoi avons-nous alors tant de mal à l’accomplir ?

Aimer autrui ?

Attention, peut-être (j’espère !) que tu salues beaucoup de personnes. Comme je l’ai dit, c’est essentiel pour un disciple de Jésus-Christ, mais c’est normal lorsqu’on s’aperçoit de l’œuvre de notre Sauveur sur la terre. Mais… penses au nombre de fois où tu aurais pu saluer telle ou telle personne de ton église, et que tu ne l’as pas fait. Dans mon dictionnaire Larousse, saluer quelqu’un, c’est « donner une marque d’attention, de respect » : je suis de ceux qui pensent qu’un « bonjour » et une conversation avec un individu que tu ne connais pas, peuvent affermir, encourager, voir même créer une amitié. En fait, il me semble que nous ne pourrons jamais « ressembler à Christ » ou « aimer nos ennemis », si nous ne commençons pas à aimer notre frère et notre sœur. Ne t’arrête pas de lire ici : rendez-vous à la fin de cet article pour passer du théorique au concret dans ta vie.

Aller plus loin grâce à la motivation de la Croix

Je pense que nous aimons « quand cela nous chante ». Or, Christ ne t’a-t-il pas tant aimé, alors que tu ne méritais que la mort (Romains 6.23) ? Le Maître a aimé jusqu’à dire à ceux qui le persécutaient, lui crachaient dessus : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23.34). Jésus-Christ a fait bien plus que nous « saluer et discuter », il a pourvu au « salut de quiconque croit en lui » (Jean 3:16), et nous permet de communiquer par la prière en son saint nom. Alors n’attends plus ! Je crois sincèrement que ce qu’il a fait pour nous peut nous permettre d’aimer nos frères et sœurs, ainsi que ceux qui nous maudissent.

Attention, ne nous reposons pas en notre prétendue force ou motivation à le faire. Appuyons-nous sur ce que j’appelle « la motivation de la Croix ». Comme le dit Augustus Toplad : « Je viens les mains vides, m’accrocher simplement à ta croix. » Et voyez le résultat.

Un défi aux Rébellutionnaires !

S’il vous plaît, mes amis, que cet article ne soit pas présent pour que vous vous disiez « quel bel article ! » et qu’ensuite, celui-ci s’évapore de votre esprit en un simple clic. L’article n’est pas beau en soi, mais les paroles de Christ doivent vivre en nous. Ne te borne pas à m’écouter en te trompant toi même. Car si tu lis ceci et que tu ne le mets pas en pratique, tu es semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, et qui après s’être regardé, s’en va, et oublie aussitôt comment il était (cf. Jacques 1).

Sachez que celui qui « aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n’étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité ». Je prie que Dieu change radicalement ta vie, que tu goûtes au bonheur céleste.

Du concret : il y a des tas de manière d’aimer les autres. Dans ton Église, je crois que tu seras enrichi de saluer, de passer du temps avec des gens que tu ne connais pas ou à peine. Qui d’entre-nous connaît chaque membre de son Église de la même manière que Christ connaissait les gens de l’époque ? Alors ne croyons pas que c’est « mission impossible » ou que « cela ne sert à rien » : premièrement, nous avons le Dieu de l’impossible, et deuxièmement, ce que tu penses n’est rien en comparaison de ce que peut vivre la personne encouragée.

Pense aux personnes les plus âgées et expérimentées que toi dans la foi : tu ne le regretteras pas. Pense aux veuves, aux orphelins, aux plus pauvres, comme nous le demande le Seigneur, mais n’oublie pas tous les autres (les plus petits, les jeunes, ou tout simplement ceux avec qui tu n’as jamais eu une conversation approfondie). Rappelle-toi que tu es le sel et la lumière d’un Dieu vivant. 

Concernant ton entourage non-chrétien et peut-être même hostile envers toi, prend exemple sur celui qui t’a sauvé. N’aie aucune crainte, car Dieu lui même a dit : « Je ne t’abandonnerai pas, et je ne te délaisserai pas. C’est donc avec assurance que nous pouvons dire : Le Seigneur est mon aide, je ne craindrai rien, que peut me faire un homme ? » (Hébreux 13.5-6). Prie-le de t’aider, nourris-toi de sa Parole pour t’équiper de ce qui donne la plus belle des choses : l’amour (1 Corinthiens 13.13).

Rien ici n’est exhaustif : c’est toi, dans le plus profond de ton cœur, et par les prières auprès de ton Dieu, que tu sauras quoi faire. Je suis certain que tes idées seront les plus belles pour ton entourage !

N’hésite pas à publier ton témoignage si tu as essayé ce défi : à toi de jouer, Rébellutionaire !

Auteur : Kevin D.

Kevin, 17 ans, est toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.