« S’investir dans l’Église ? Pourquoi faire ? » – 1/2

Crédits photo : bellarmine-incantatotour.blogspot.fr

Article de Timothé C., 23 ans, Parisien, étudiant en mathématiques et serviteur dévoué de Jésus-Christ

Si vous prenez une Église quelconque, vous verrez que parmi les personnes présentes, il y a :

  • ceux qui sont très impliqués, par exemple celui qui s’occupe de l’accueil, puis joue du saxo pour la louange, avant de s’occuper des enfants et de faire le ménage après le culte ;
  • ceux qui ne le sont pas du tout, comme celui qui apparaît de temps en temps au fond de la salle, et disparaît à la fin du culte.

Finalement, ne pourrait-on pas rester chez soi le dimanche (et faire enfin une vraie grasse mat’) ?

Et pourquoi est-ce qu’il serait important de s’investir ?

Commençons par nous poser Ze question (avec un grand Z). Quand Dieu m’a sauvé, il ne m’a pas repris au ciel avec lui : pourquoi m’a-t-il laissé dans ce monde hostile ? Il a tout simplement en vue quelque chose de précis pour nous. Quand Paul parle du salut (Éphésiens 2), il dit tout de suite après : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. ». En effet, Dieu prévoit de sauver des perdus (chose étonnante !) ET de les utiliser (chose encore plus étonnante !!). À chaque fois que Paul écrit à une Église, il désire qu’ils vivent le modèle de l’Église. Tout se résume là-dedans ! J’étais aux yeux de Dieu une branche morte, destinée au feu, mais il m’a permis d’être rattaché à l’arbre ET de porter du fruit, ce que je ne peux pas faire naturellement (comme le dit Jean 15.1-8). Cela signifie trois profonds encouragements pour moi :

 

1. Dieu me permet d’être transformé et de porter du fruit

2 Corinthiens 5.17 : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles » ! Et cette nouvelle créature peut « porter du fruit ». Euh… On en a parlé plusieurs fois mais…. ça veut dire quoi, « porter du fruit » ? Pour y répondre, ouvrez votre Bible (si, si, faites-le, s’il vous plaît) en Galates 5.22. Nous y lisons : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la tempérance ». Waouh, ça fait beaucoup ! Mais l’Esprit de Dieu qui vient faire sa demeure en nous (1 Corinthiens 6.19) peut nous changer et nous faire vivre cela. Comme dirait John Mac Arthur : « Est-ce que nous laissons le Seigneur être le maître de notre maison, ou est-ce qu’il y passe juste un quart d’heure, histoire d’y boire un café ? » On a besoin de demander à genoux au Seigneur de régner intégralement dans notre vie, et de nous donner ce fruit.

 

2. Dieu me donne un rôle devant lui !

1 Corinthiens 15.58 : « Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur ». Alors que beaucoup de nos activités sont inutiles (si tu passes plusieurs heures à jouer sur ton ordi, tu auras sûrement un fort sentiment d’avoir gâché ton temps, ensuite), vouées à disparaître (tout se termine bien vite), nous construisons quelque chose d’éternel lorsque nous bâtissons avec Dieu ! Dieu peut VOUS utiliser, par exemple, pour mener quelqu’un des ténèbres à la lumière ! Cela m’est arrivé plusieurs fois dans ma jeune existence, et c’est une joie unique ! Vous voulez-vous y mettre ? Rejoignez-nous ici !

 

3. Je dois endosser ce rôle maintenant !

Le but de Dieu, c’est que des gens qui n’ont initialement RIEN en commun puissent être unis, et s’encourager, s’aider, se reprendre, s’édifier, s’épauler, s’enseigner et s’aimer ! Nous devons rechercher à former un corps, dans lequel « les membres les plus vils sont couverts de plus d’honneur », et où chacun a sa place. La main a besoin de l’œil pour savoir quoi toucher, et l’œil a besoin du pied pour aller voir plus loin. Et si nous vivons vraiment ce modèle, nous allons à l’encontre du piège du diable, nous bâtissons ce pour quoi Dieu nous a laissés sur terre. Un chrétien seul est un chrétien en difficulté, car « tous ceux qui veulent vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés » (2 Timothée 3.12). Des chrétiens qui ne font que rigoler ensemble, jouer au bowling, et manger des crêpes, ce sont des chrétiens qui font exactement ce que le diable désire et qui vont stagner, vivre à moitié. Comme dirait quelqu’un, « vivre, c’est vivre pour Dieu, ou bien mourir à petit feu » !

Alors, Rébellutionnaire : missionnaire ou démissionnaire ? La suite par ici

Auteur : Timothée C.

Timothée, 23 ans, est Parisien, étudiant en mathématiques et serviteur dévoué de Jésus-Christ.