Coup de semonce

13 Mar 2014 5 commentaires Isaline
Crédits photo : defense.blogs.lavoixdunord.fr

Article d’Isaline, 25 ans, ingénieur agronome et blogueuse à ses heures sur Génération Hillsong Nutella

On estime à environ 700 le nombre de jeunes partis de France depuis un an pour s’enrôler dans le djihad syrien. Lycéens, étudiants, travailleurs, chômeurs. Surtout des gars, mais aussi des filles. Certains ne sont même pas majeurs. D’autres même pas musulmans. Ils ont mon âge, ils ont le vôtre.

Quelle mouche les pique ? Pourquoi tout plaquer pour se jeter dans une guerre qui n’est pas la leur ? Les témoignages sont poignants – ici,  et , par exemple. Ce qui crève les yeux dans ces témoignages, c’est le sentiment d’un vide dans leur vie, le besoin d’être utile à quelque chose, de s’investir dans une cause qui les dépasse, les transcende. Ils ont tellement soif de plus, qu’ils partent risquer leur vie en Syrie !

Rébellutionnaires, ils ont votre âge. Ils sont comme vous. Ils se cherchent. Ils croient avoir trouvé.

Pourquoi ces jeunes qui se cherchent n’ont-ils pas entendu parler du Dieu d’amour ? On leur a raconté d’autres histoires. D’autres explications pour supporter de vivre dans un monde qui ne tourne pas rond. D’autant plus convaincantes qu’elles ont un fond de vérité. Vous allez me dire, ils n’étaient pas obligés de croire à ces histoires. Mais qui leur a proposé autre chose ? Visiblement, personne n’a su leur parler un autre langage. Pas même leurs parents, leurs amis… Ou peut-être que si, mais ils ne l’ont pas écouté. Ça arrive même à des enfants de familles chrétiennes : j’ai une amie dont le petit frère est parti comme ça.

Ce qui se passe est un coup de semonce ; je vous en prie, laissez-le résonner en vous.

Qui s’est tenu à la brèche pour ces âmes-là ? Qui est allé dans le champ pour défricher et pour semer ? Qui a prié pour que la pluie et le soleil viennent, que la vérité germe en eux et leur donne la paix, au lieu de la guerre ?

Beaucoup, sûrement, le font. On peut être reconnaissants pour tous ceux qui s’investissent pour la jeunesse dans notre pays, pour lui donner « un avenir et de l’espérance » (Jérémie 29.11).

Mais l’ennemi est actif, lui aussi ; il vient de nuit dans les champs pendant que le laboureur dort, il sème ses mauvaises graines. C’est un champ de bataille, en fait. Chaque âme qui cherche ce qui la remplira, ce qui la fera vibrer, est un point stratégique que se disputent les deux camps. Qu’est-ce qu’on peut faire pour que la balance penche du bon côté ? Est-ce que, par hasard, on aurait un rôle à jouer ? Oui !

Voyez comme le monde, immédiatement à côté de vous, a besoin de la lumière de votre foi. Vous croyez peut-être qu’elle est purement décorative, cette lumière dont on vous a rebattu les oreilles depuis les petites classes de l’école du dimanche, qu’elle ne répond pas à un besoin. Ça m’arrive aussi, les jours de découragement, mais j’ai tort ! Quand on voit comme ces gars et ces filles auraient besoin de cette lumière, quand on voit comme ils la poursuivent partout… Alors votre lumière, mettez-la sur le pied de lampe (Matthieu 5.15).

Bon, ok, mais il est où, concrètement, le pied de lampe ? On le visse comment, ce machin ?

La notice du pied de lampe, c’est la prière. Priez pour que Dieu vous montre qui a besoin d’une parole, d’une attention. Priez pour ceux que vous voyez tous les jours, même ceux qui ont l’air d’aller très bien. Priez pour ceux dont l’assurance insolente vous déstabilise, et vous fragilise peut-être dans votre foi. Priez pour ceux qui ne disent rien. Priez pour ceux qui ne croient en rien. Qui se disent des « esprits libres ». Ils ont besoin de vos prières. Alors priez, et faites confiance à l’Esprit saint pour vous utiliser.

Ils ont notre âge. Ils se cherchent. Qui se tiendra à la brèche pour eux ?

Auteur : Isaline