Le syndrome du jeune adulte évangélique

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J.R. Moret a publié un discret ouvrage sur le syndrome du jeune adulte évangélique (SJAE). Il le définit comme « un état qui se manifeste généralement chez les adultes entre 20 et 30 ans, après avoir fait partie dans leur adolescence d’un groupes de jeunes chrétiens ». Bien que ces jeunes soient en pleine forme, on retrouve une tendance au cynisme, une remise en cause de pratiques ou des enseignements traditionnels, et des « remarques acides ou sarcastiques » révélant une crise de foi ou une rupture avec l’Église…

Si vous voyez ces premiers symptômes apparaître chez vous, prenez garde ! Et quand vous n’en êtes pas atteints vous-mêmes, vous connaissez sûrement un jeune adulte dans votre entourage qui tend vers cet état.

Même si ce syndrome n’est peut-être qu’un état passager, une « étape plus ou moins normale de la maturation de la foi » pour le jeune adulte, il peut révéler un profond malaise, et doit être pris en compte par chacun de nous. Examinez-vous !

Pour vous, jeunes ados, c’est aussi un avertissement à se poser les bonnes questions. Si vous passez par le SJAE, et que vous avez tendance à tout remettre en question, que vous puissiez le faire avec sagesse et raison, en étant soumis à vos anciens, et surtout, soyez guidés par la Bible ! Particulièrement, je souhaite que dans vos moments de doutes et de questions, vous puissiez fréquenter assidûment une assemblée de chrétiens. Il ne faut surtout pas que ce mal vous pousse à « abandonner » la foi.

Jean-René nous explique simplement ce qu’il perçoit, tente de l’expliquer et d’y apporter des solutions. Au sommaire : causes, issues et traitements, pour prendre conscience du problème et réussir à aller de l’avant. À la fin, l’auteur présente un témoignage anonyme qui nous montre ce à quoi peut ressembler une forme du SJAE, qui se finit bien.

Je vous encourage vivement à jeter un œil à l’ouvrage complet (13 pages) !

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Nicolas B

Nicolas B, la trentaine, est marié et papa de deux enfants. Installé en Normandie, il est impliqué dans différents projets, mais c'est surtout son travail dans la gestion financière de projets industriels internationaux qui l'occupe en ce moment. Il est ancien coordinateur de la Réb' et co-auteur de Une vie de défis

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7 Commentaires

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  • C’est sérieux ou c’est réellement une blague cet « ouvrage » et cet article?
    Prix spécial quand même pour cette phrase: « Bien que ces jeunes soient en pleine forme, on retrouve une tendance au cynisme (…) ». C’est vrai que le cynisme est une grave maladie!!

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    • C’est sérieux !
      Mais ça n’a rien de reconnu, bien entendu.

      Le cynisme, à savoir le « mépris effronté des convenances et de l’opinion qui pousse à exprimer sans ménagements des principes contraires à la morale, à la norme sociale » (Larousse), n’est pas une maladie, on est bien d’accord ! Mais si on peut l’éviter, l’Eglise ne s’en portera que mieux, non ?

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  • J’ai survolé l’ouvrage en question et je dois avouer qu’il est très pertinent, c’est une analyse inédite dans le monde chrétien.
    Et je crois que c’est important que chacun prenne conscience que les jeunes et moins jeunes peuvent effectivement passer par des moments de doutes et de remise en question, dans lesquels ils doivent être accompagnés par l’Eglise.

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  • Cher Nicolas,

    D’abord emrci pour ton article, c’est toujours très flatteur d’être cité, et comme tu le dis mon document sur le SJAE est resté assez discret, peut-être est-ce bien qu’il soit rendu un peu plus visible.

    J’aimerais quand-même préciser une ou deux choses pour les lecteurs qui passent par ici. Ce que j’appelle le SJAE n’est pas une tare qu’il faudrait traquer et dont il faudrait guetter les premiers symptômes. C’est plus une phase ou un passage qui peut être perturbant pour ceux qui y passent et pour leur entourage. En décrivant ce que j’ai observé et compris chez moi et chez d’autre, j’espère aider à comprendre ce qui se passe pour ceux qui traversent cela, et aider à les accompagner.
    De ce point de vue là, je dois te mettre un peu en garde : les personnes dans cette phase sont entrain de se demander si elles ont cru à cause de la pression du milieu et craignent de se faire contrôler. Les conseils que tu donne (parler avec les anciens, rester dans la communauté) sont bons, mais si c’est la première chose que tu dis à une personne en SJAE, elle peut avoir l’impression que tu la pousse à rester dans la bulle, sous le contrôle des instances en place. Ca peut être une manière de la braquer en confirmant ses craintes.
    Ces personnes ont plus besoin d’entendre qu’elles ont le droit de se poser des questions, qu’on ne va pas les forcer à rentrer de force dans un moule. Elles ont besoin qu’on comprenne leurs interrogations, et qu’on cherche à leur répondre honnêtement; pas une réponse à la va-vite pour les faire rentrer dans le rang, mais une réponse qui comprend le fond de la question – même si ça ne donne pas de réponse définitive et bétonnée.

    Un autre message que j’aimerais faire passer s’adresse aux responsables de groupes de jeunes et à ceux qui travaillent avec les jeunes : prenez garde de ne pas faire passer que la conformité aux attentes du groupe. Éviter les enseignements simplistes, mais allez en profondeur dans ce que la Bible enseigne. Et prenez les questions qu’on vous pose non comme des menaces, mais comme des occasions de saisir plus en profondeur la richesse de la foi et de ses implications. Je crois que c’est ce qu’il faut pour prévenir ou adoucir le SJAE

    Je serais intéressé à échanger plus sur ce sujet avec toi, mais je n’ai pas trouvé ton adresse e-mail. J’imagine que tu peux voir la mienne via l’administration du site, n’hésite pas à me contacter.

    Merci de ton intérêt!
    En Christ,

    Jean-René

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    • Merci pour ces précisions, et pour ta présence sur notre site !
      Je viens de t’envoyer un mail !

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  • Merci Nicolas j’ai lu l’ouvrage, c’est très très interessant!

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  • Salut. Je viens de lire les 13 page sur le SJAE. Je le trouve très intéressant. Personnellement, je me suis converti à 26 ans et n’ai eu aucune éducation religieuse dans mon enfance. L’avis que je donne est extérieur et basé sur ma seule lecture de l’article et je vous livre quelques réflexions à chaud. Ce sont des idées ou ou des propos personnels. Quand des jeunes se pose des questions il est effectivement bon de se renseigner au prés du pasteur, ancien, ou même de tous frères et sœur de l’église car aucun chrétien n’est un mouton de Panurge normalement. Un outil que vous pouvez peut être utiliser pour partager vos doutes au sujet de Jésus et de mener sa vie avec lui est l’étude biblique participative. Si vous ne connaissez pas, je vous la présente de manière succincte : Former un groupe avec une tranche d’âge pas trop large. Les problèmes de la vie ne sont pas les mêmes si on est lycéen chez les parents ou étudiant travaillant dans un fast-food pour payer le loyer ou autre impératif. Bien qu’il soit bon d’avoir quelqu’un qui vient de passer par cette étape et qui puisse encore comprendre les ressentis et l’importance que cela pouvait avoir. A tour de rôle un membre du groupe prépare l’étude sur le sujet de son choix. (Faite attention que ce ne soit pas toujours le même qui prépare.) Celui qui à préparer l’étude doit inviter les membres du groupe à réfléchir sur le texte ou le sujet abordé. Le groupe n’est pas comme à l’église à attendre les réflexions du prédicateur, vous devez chercher par vous même et le partager avec les autres. Si vous n’êtes pas d’accord échanger le pourquoi et les références, soulevez les questions que cela vous pose. Surtout ne jugez en aucun cas vous avez fait plus de chemin que votre ca

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