L’étranger

Crédit image : Lucien Fontanarosa
Crédit image : Lucien Fontanarosa

Kevin, 17 ans, toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.

Certaines personnes, et même certains chrétiens, revendiquent leur « identité française », parfois jusqu’à vouloir écarter certains individus de la société à cause de leurs origines familiales, de leur couleur de peau, ou bien parce qu’ils viennent d’un autre pays que le leur. Je vous pose une question alors : comment nous comporter avec l’étranger ?

  • Qu’est-ce qu’un étranger ?

J’ai retenu une définition : c’est une personne venant d’un autre pays, d’une autre famille, d’un autre groupe.

  • La leçon d’Israël (cf Lév. 19.33, Deut. 10.19, Ex. 23.9…) :

Lévitique 19.33 dit : « Si un étranger vient séjourner avec vous dans votre pays, vous ne l’opprimerez pas. Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un indigène du milieu de vous ; vous l’aimerez comme vous-même, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. »

Incroyable, non ? Dans ce contexte, on parle de nation. Si quelqu’un vient dans notre pays, l’Éternel nous demande de le traiter comme l’un des nôtres, et de l’aimer. Donc, rejeter l’étranger, c’est rejeter la Parole de Dieu.

Il n’est pas impossible que l’on me dise : « Kévin, dans ce contexte, Dieu finit par “car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte”, alors je ne me sens pas concerné ». Bien que la leçon d’Israël s’applique dans nos vies, considérons aussi la leçon de Jésus-Christ.

  • La leçon de Jésus-Christ :

Dans Matthieu 25.35, Jésus annonce dans sa parabole : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez recueilli ; j’étais nu et vous m’avez vêtu ; j’étais malade et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venu vers moi. »

Il ajoute au v.40 : « Toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. »

Les personnes que Jésus décrit ici sont considérées comme les « bénis de mon Père » (v.34), prenant possession du royaume de Dieu. A contrario, Jésus décrit les personnes qui ne le font pas (v.41-43) et annonce qu’elles iront « au châtiment éternel » (v.46).

Lorsque nous n’accueillons pas l’étranger, c’est Jésus que nous n’avons pas accueilli (v.45).

  • Notre nation

Galates 3.28 nous affirme : « Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes un en Jésus-Christ », et Colossiens 3.11 finit par : « Christ est tout et en tous ».

Je ne sais pas si l’on mesure toujours l’ampleur de ces versets. Dans notre contexte, c’est comme si l’on disait : « Il n’y a plus ni Américains ni Français ni Anglais ni Chinois » en terminant notre parole par : « car nous sommes tous un en Jésus-Christ ».

Notre patrie est bien plus qu’un territoire géographique : elle est en Jésus-Christ, le fondement (Éph. 2.20).

  • Pour conclure

Éphésiens 2.12 nous rappelle que nous étions « étrangers aux alliances de la promesse » dans notre vie, « sans espérance et sans Dieu dans le monde ».

« Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous avez été rapprochés par le sang de Christ » (v.13).

Remercions-le de cette grâce qu’il nous offre (Éph. 2.5), et comme nous le demande Jésus-Christ, aimons l’étranger, et accueillons-le de la même manière que Christ nous accueille.

Auteur : Kevin D.

Kevin, 17 ans, est toulousain, lycéen en terminale littéraire, créateur de BTF, et surtout disciple de Jésus-Christ.