Choisis bien tes amis !

amis
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Quelques mois après mon bac, j’ai assisté à une conférence chrétienne, et à un moment, l’orateur (F. Varak) a donné un conseil aux jeunes présents : « Choisissez-bien vos amis ». Il avait absolument raison. J’avais 18 ans et traînais avec des camarades qui racontaient des histoires vulgaires à table le midi, et qui passaient le jeudi soir à trouver une fille chez qui « dormir ». Tu imagines le tableau…

Aujourd’hui, réfléchis à l’état de tes relations. Pose-toi cette question simple : qui influence l’autre ?

 

Est-ce toi, qui te fais influencer ?

As-tu l’impression que ton vocabulaire évolue peu à peu ? Te retrouves-tu à faire ou dire des choses qui ne te ressemblent pas ? Dans ce cas, tes relations sont probablement mauvaises… Je ne dis pas qu’il nous faut couper les ponts avec tout homme qui pratique le péché ! Tu ne traînerais plus avec grand monde, ni même avec toi-même ! Mais tu dois te protéger en premier lieu. Dans les quelques cours de secourisme que j’ai reçus, c’est une des premières leçons qu’on m’a enseignées. Si un homme vient de se faire électrifier, tu dois d’abord te débrouiller pour ne pas te faire électrifier à ton tour, avant de lui faire un massage cardiaque ! Si les pompiers découvrent deux corps au lieu d’un, tu aurais mieux fait de rester en dehors de tout cela…

 Une autre très bonne question à te poser est celle-ci :

« Si un membre de ton Église te voyait, aurais-tu honte de la situation dans laquelle tu es ? »

Si tu as honte d’être avec les gens que tu fréquentes, c’est un bon moyen de savoir que tu ne devrais pas rester avec eux !

Bref, si tu te fais influencer par leurs valeurs mauvaises, tes amis ne vont pas te tirer vers le haut, et ne vont pas t’aider à ressembler à Jésus.

 

Est-ce toi qui influences tes amis ?

Jésus ne faisait pas comme les pharisiens. Il s’asseyait en compagnie des pêcheurs, et cela lui était reproché ! Mais il n’a jamais péché. Quand il était dans ces milieux où des gens de « mauvaise vie » l’entouraient, c’était lui qui se présentait en tant que médecin, qui les influençait, et qui leur apportait la Parole de Dieu. Quand Paul dit qu’il faut se faire « tout à tous »[1], il n’implique pas de le faire au détriment de notre propre sanctification…

Si ton caractère, et ton attitude à travers tes yeux, ta bouche ou tes gestes ne varie pas quand tu es avec eux, c’est plutôt encourageant sur la qualité de tes amitiés. Mais nous pouvons aller encore plus loin. En voici deux exemples :

À table, avec des amis il y a quelques années :

  • L’un  dit : « Vous savez ce qu’il m’est arrivé cette nuit avec Valérie ? »
  • Un autre réplique : « Non, ne parle pas de ça maintenant, Nicolas est avec nous.»

Du coup, mes oreilles et celles de toute la table ont été épargnées d’une histoire de bien mauvais goût !

Une autre fois, plus récente, par sms :

  • Moi : « Quentin, on va voir Le loup de Wall Street ensemble ? »
  • Quentin : « Non, il y a trop de scènes de sexe, tu ne vas pas aimer. »
  • Moi : « Ah, d’accord, j’ignorais ! Merci ! »

Dans ces deux situations, parce que mes amis me connaissaient, ils se sont abstenus de faire quelque chose que j’aurais désapprouvé et sur lequel j’avais pris position auparavant. On peut dire que je les ai influencés. Et c’est précisément à ce point que nous devons en arriver avec nos amis, les influencer dans le maximum de domaines. Qu’ils sachent que nous sommes différents.

L’avantage des amis, c’est qu’on peut les choisir. Avant que les conséquences ne soient trop désastreuses, tu peux décider d’arrêter de traîner avec certains, si leurs comportements sont néfastes pour ta marche chrétienne. Tu peux alors leur expliquer que ton maître, ce n’est ni la grossièreté, ni le mensonge, ni la calomnie, ni la violence, mais Jésus-Christ. Lui est parfait ! Et il dit dans sa parole « Soyez saints, car je suis saint »[2].

Pour aller plus loin sur l’amitié, tu peux lire notre article l’amitié pour les nuls !


[1] 1 Corinthiens 9.22

[2] 1 Pierre 1.16

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Nicolas B

Nicolas B, la trentaine, est marié et papa de deux enfants. Installé en Normandie, il est impliqué dans différents projets, mais c'est surtout son travail dans la gestion financière de projets industriels internationaux qui l'occupe en ce moment. Il est ancien coordinateur de la Réb' et co-auteur de Une vie de défis

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8 Commentaires

    Timothée
  • Merci, pour ton article Nicolas, c’est quelque chose qui méritait d’être dis en effet !
    Cependant, sans être en désaccord avec ton point de vue, je me permet de te signaler que ( je pense, mais je peut avoir tors ) tu as utilisé un passage qui n’allait pas dans le sens de ce pourquoi tu l’as utilisé.
    Je m’explique, c’est quand tu dis :  » Dans l’épitre aux Galates, Paul explique qu’il a repris l’apôtre Pierre. Pourquoi ? Celui-ci était en train de manger avec des non-Juifs, et Paul entra. Pierre en eut honte, et se mit à l’écart[1]. Si tu as honte d’être avec les gens que tu fréquentes, c’est un bon moyen de savoir que tu ne devrais pas rester avec eux ! »

    Or il est plutôt écrit :  » En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, il prenait part aux repas communs avec les frères non-juifs ; mais après leur venue, il s’est esquivé et s’est tenu à l’écart, parce qu’il craignait ces croyants juifs.
    Comme lui, les autres chrétiens d’origine juive se sont mis, eux aussi, à cacher leurs véritables convictions, au point que Barnabas lui-même s’est laissé entraîner par leur dissimulation.
    Mais quand j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’Evangile, j’ai dit à Pierre devant tous les frères : “Toi qui es d’origine juive, tu vis comme un croyant d’origine païenne, et non comme un Juif. Comment peux-tu vouloir obliger les frères d’origine païenne à vivre comme des Juifs ?”  » (Galates 2:11-14)
    On comprend alors que Pierre a eu honte de manger avec les non-juifs par peur des juifs qui faisaient pression ( car les juifs ne mangeaient pas à table avec des non-juifs ), ils ont alors  » caché leurs véritables convictions », mais ils ne se sont pas éloignez à cause du comportement des croyant d’origine non-juive. Paul l’a justement repris là dessus, lui reprochant de refuser de manger avec eux alors qu’il n’es lui même plus sous la loi.
    Mais encore une foi je suis d’accord avec ce que tu dis, juste l’argument qui je trouve ne correspond pas.
    Fraternellement, Tim.

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    • Tim,
      J’ai hésité avant de parler de cet exemple de Paul aux Galates pour justifier mon propos. Par empressement, je n’ai pas creusé le texte en détails, et l’exemple paraissait à première vue pertinent.
      Cependant, j’ai réétudié le texte, et quelque chose sonne creux. Tu as entièrement raison dans ton commentaire.
      Je prie tous les lecteurs de la Reb de m’en excuser.
      Merci pour ton oeil avisé, et n’hésite pas à nous soumettre d’autres critiques. Nous nous voulons bibliques, et étant humains nous devons aussi être humbles et souples…
      Je fais la mise à jour tout de suite.

  • Benjamin
  • Très bon article, sur un principe tellement important… Merci pour ce rappel Nicolas !
    Je me permet de partager une vidéo très courte (56s) qui nous encourage dans ce sens : http://www.youtube.com/watch?v=haX0a8R7hlw

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  • Il y a une nuance entre des amis qui respectent -en paroles et actions – tes convictions qui sont différentes des leurs, et « être influence » par tes convictions.

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  • Bonjour Nicolas,

    Je suis d’accord avec le commentaire de Nad: « Il y a une nuance entre des amis qui respectent -en paroles et actions – tes convictions qui sont différentes des leurs, et « être influence » par tes convictions. »

    Autrement, je te suis sur le fait qu’il faut faire attention à nos relations… mais sans tomber dans l’excès.
    Je m’explique:

    I ) Faire attention à ses fréquentations, oui, afin de s’impliquer dans des relations choisies, et non subies (sans vouloir paraphraser Sarkozy)

    En général, consciemment ou pas, nous choisissons nos camarades, nos amis (chrétiens ou non chrétiens). Parce-que nous suivons les mêmes études, parce-que nous partageons certains hobbies, certaines valeurs, parce-que nous trouvons les réflexions de l’autre intéressantes etc. Nous les aimons. Ils nous apportent une richesse, et nous pouvons également leur apporter beaucoup.
    A l’inverse, si nous nous sentons mal à l’aise dans une relation, cela signifie qu’il ne s’agit pas d’un choix de cœur, mais d’un choix motivé par d’autres paramètres plus ou moins superficiels, comme par exemple, le désir d’être plus populaire. La relation est alors stérile, inutile, et surtout révélatrice de quelque-chose: Nous subissons la relation, c’est-à-dire que nous nous nous mentons pour appartenir à ce groupe. Dès lors, jusqu’où serions-nous prêts à changer? Jusqu’à nous éloigner de Dieu? C’est à ce moment-là que peuvent apparaître certains « indices », comme « as-tu l’impression que ton vocabulaire évolue peu à peu ? Te retrouves-tu à faire ou dire des choses qui ne te ressemblent pas ? » pour reprendre tes propos.

    Il faut donc faire attention à nos fréquentations, dans le sens où mieux vaut éviter de s’impliquer dans un groupe où nous devons nous efforcer de nous mentir à nous-même et devenir quelqu’un que nous ne sommes pas.

    I) Cependant, faire attention à ses fréquentations ne signifie pas pour autant censurer nos relations.

    A) Dieu plus fort que le péché.

    Reprenons ton exemple:

    Camarade 1 : « Vous savez ce qu’il m’est arrivé cette nuit avec Valérie ? »
    Camarade 2 : « Non, ne parle pas de ça maintenant, Nicolas est avec nous.»

    Tu te trouves avec ces personnes, j’en déduis que tu les connais, que vous avez une relation de camaraderie, voire d’amitié. Vraisemblablement, tu peux te permettre d’être toi-même avec eux. Comme tu peux rester toi-même, alors ces fréquentations sont choisies et non subies. Il ne s’agit donc pas, a priori, de « mauvaises fréquentations ». Cependant le danger est de se couper de ces relations, tout en conservant l’illusion de les entretenir en passant du temps avec eux.
    Camarade 1 veut nous parler de sa nuit avec Valérie. Ok il a péché, mais ce n’est pas en l’écoutant parler que nous allons pécher à notre tour, sinon ce n’est pas la question de nos fréquentations que nous devrions nous poser, mais celle de la solidité de notre relation avec Dieu. Doit-on avoir si peur du péché? Notre Dieu ne l’a-t-il pas vaincu? Notre Dieu n’est-il pas plus fort que cela? Si notre relation avec le Seigneur est vivante et forte, ce témoignage de péché ne nous entraînera pas à changer en mal notre comportement. De plus, en prêtant attention à la conversation de camarade 1 et 2, on se rend accessible, on apprend à les connaître réellement, et on ne les censure pas. Or, la censure, même partant d’un bon sentiment, est ennemie de toute relation sincère. Une relation censurée n’est pas une réelle relation, elle devient stérile.

    En tant que chrétien, grâce à notre relation géniale avec Dieu, nous avons cette extraordinaire capacité de mettre les pieds dans la merde sans être éclaboussés. Alors profitons-en pour sortir de nos églises toutes proprettes sans avoir peur du monde réel.

    B) La surprotection comme solution de facilité.

    Fermer les oreilles à toute atteinte extérieure, c’est très safe, et c’est surtout très pratique, car cela nous permet de fermer les yeux sur notre propre faiblesse spirituelle. Il n’y a pas de soucis à être faible si nous vivons dans un environnement aseptisé ! Ouvrons la porte et allons dehors dans le froid, et là on se rend compte que notre flamme spirituelle a besoin d’être ravivée.

    Alors, en tant que chrétien, que devrait-on choisir ? Demeurer tiède dans un environnement aseptisé, se terrer dans nos églises ? Ou se forcer à avancer toujours plus loin avec Dieu, afin de tenir bon dans le péché du monde ? Avons-nous peur du péché, ou croyons-nous vraiment que Dieu l’ a vaincu ? Doit-on limiter nos fréquentations à de simples « bonjour – au revoir – on mange ensemble c midi », ou peut-on investir dans une relation réelle et riche?

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  • Chère Rebecca,

    Tout d’abord merci pour avoir pris le temps de commenter l’article.
    Je me permets de te répondre sur deux points de tes réponses :

    1) Je suis d’accord que Dieu est plus fort que le péché dans ton point A)
    Mais tu dis « Ok il a péché, mais ce n’est pas en l’écoutant parler que nous allons pécher à notre tour ».
    Je désapprouve totalement l’idée d’écouter Camarade 1 continuer de parler de ses « performances » devant Nicolas. Pour deux raisons, bibliques :
    Raison 1 – « Que la débauche, ni aucune impureté, ni la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. » (Ephésiens 5.3)
    Paul nous demande de ne même pas nommer la débauche, tellement nous sommes appelés à être saint comme Jésus lui-même était saint !
    Raison 2 – En l’écoutant raconter son « aventure », nous pouvons pécher « dans nos pensées » (Jacques 1.14-15) ! L’écouter reviendra forcément à imaginer à un moment donné la « scène ».
    Or, Paul nous dit dans Philippiens 4.8 « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. »
    ==> Qu’en penses-tu Rebecca ?

    2) Je rebondis sur ton point B) « La surprotection comme solution de facilité. »
    Connaissant Nicolas et même en lisant son article, il n’a pas sous-entendu, comme tu le sembles le prétendre, qu’il se surprotège pour ne plus avoir de lien du tout avec ses amis non-chrétiens. Nous pouvons discuter de manière très sérieuse et sincère avec nos amis, sans forcément parler des aventures de Camarade 1 ou 2.
    Je t’accorde le fait que le format blog nous limite en termes de caractères, mais si c’est l’idée dégagée du texte selon toi (et donc selon peut-être d’autres lecteurs), il est peut-être opportun de rajouter un court texte à ce sujet.

    Pour conclure, je propose de laisser Jésus finir la discussion : Je ne te prie pas de les ôter du monde, mais de les préserver du malin. 16 Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. 17 Sanctifie-les par ta vérité: ta parole est la vérité. (Jean 17.15-17)

    Merci encore pour tes remarques en tout cas Rebecca, et au plaisir de se revoir à Lyon ;-)

    Clément Dv

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  • Merci Clément d’avoir réagi à mon commentaire.

    Raison 1 – « Que la débauche, ni aucune impureté, ni la cupidité, ne soient pas même nommées parmi vous, ainsi qu’il convient à des saints. » (Ephésiens 5.3)
    Paul nous demande de ne même pas nommer la débauche, tellement nous sommes appelés à être saint comme Jésus lui-même était saint !

    => Je comprends ce verset un peu différemment. Pour moi ce verset signifie qu’en tant que chrétien nous ne devons pas parler « débauche, impureté, cupidité ». Pas forcément que l’on doive partir en courant lorsqu’un non chrétien dérape à ce niveau-là. Après je ne dis pas qu’il faut encourager ce genre de discussion.
    J’avoue toutefois que ma réaction manque peut-être d’objectivité car fortement marquée par mon propre vécu: Lorsque je n’étais pas encore convertie, mais en recherche, j’étais souvent confrontée à un mur isolant lorsque je cherchais à communiquer avec des chrétiens. Je cherchais à partager ma vie, avec tout les péchés qu’elle comportait, je voulais recevoir un « avis chrétien ». Mais je me trouvais face à des chrétiens frileux qui restaient toujours dans la protection. Je me suis alors faite cette réflexion: « Si Dieu est aussi loin que ces chrétiens, je ne veux pas le connaître ». On est ici dans un contexte différent du camarade 1 qui se complaît dans l’exposé de ses frasques sexuelles, peut-être ai-je tord de les mettre tout deux dans le même panier, mais pour moi le péché est partout dans la vie des non chrétiens, et leur demander de s’exprimer en faisant abstraction de cette partie de leur vécu, c’est construire un mur isolant.

    Raison 2 – En l’écoutant raconter son « aventure », nous pouvons pécher « dans nos pensées » (Jacques 1.14-15) ! L’écouter reviendra forcément à imaginer à un moment donné la « scène ».

    => Ca dépend de quelle façon on imagine la « scène ». Dans ce cas précis, je veux bien revenir sur mes propos, car j’ai oublié un « petit » paramètre: Tout le monde ne réagit pas forcément de la même façon face aux « tentations de la pensée ». Etant une femme, je ne sais pas trop ce qui peut bien se passer dans la tête d’un homme.

    2) Je rebondis sur ton point B) « La surprotection comme solution de facilité. »
    Connaissant Nicolas et même en lisant son article, il n’a pas sous-entendu, comme tu le sembles le prétendre, qu’il se surprotège pour ne plus avoir de lien du tout avec ses amis non-chrétiens. Nous pouvons discuter de manière très sérieuse et sincère avec nos amis, sans forcément parler des aventures de Camarade 1 ou 2.

    => J’ai bien compris que le but affiché de Nicolas n’était pas de ne plus avoir de lien avec ses amis non-chrétiens. Je pense simplement que cette protection peut avoir comme conséquence non voulue de le couper d’une communication sincère avec eux. Je me trompe peut-être, mais c’est en tout cas mon opinion pour l’instant au regard de mes diverses observations.

    Je te remercie Clément d’avoir pris le temps de me répondre. Je remercie Nicolas pour son article. Je ne suis pas tout à fait d’accord, mais au moins ça m’encourage à approfondir la question.

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    • Merci Rébecca, et Clément.

      J’aimerais ajouter 2 petites choses.
      D’abord, ce qui est intéressant dans la discussion avec Camarades, c’est que ce n’est pas moi qui les ai censurés. Ils l’ont fait eux-mêmes ! Et c’est ça que je voulais mettre en avant. Parce qu’ils me connaissaient, que j’en avais déjà entendu, qu’ils m’avaient déjà vu mal à l’aise dans de telles situations, que je leur avais déjà demandé d’être plus concis pour protéger les auditeurs, etc.

      Pour les pensées, je m’avance peut-être, mais je pense qu’il est aussi difficile pour un garçon de regarder un film porno sans avoir de mauvaise pensée, que d’écouter les détails d’une histoire de sexe sans avoir ces mêmes pensées. Naturellement, quand on te raconte quelque chose, tu visualises. J’aime beaucoup raconter les histoires, et quand je décris un dragon qui te fonce dessus, je veux que tu trembles ! Quand tu racontes quelque chose, tu veux que les gens te comprennent ! Dans une histoire qui met autant les sens en éveil, la visualisation est inévitable. Et le simple fait de visualiser les choses est déjà très tendancieux.

      Donc, oui, quelque part, on peut mettre les pieds à des endroits sales sans être éclaboussés, mais cette situation aurait justement éclaboussé, non-seulement moi, mais d’autres aussi. Et je suis content d’avoir pu l’éviter.

      Tu dis : « Fermer les oreilles à toute atteinte extérieure, c’est très safe, et c’est surtout très pratique, car cela nous permet de fermer les yeux sur notre propre faiblesse spirituelle. »
      En fait, c’est justement parce que je commence à me connaître, que je ferme les oreilles dans certaines situations…

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