Paul Walker, la mort et Dieu

Paul Walker. Bryan O’Connor. Ce type m’a vendu du rêve dans 2 Fast 2 Furious, l’un de mes épisodes préférés de la saga Fast & Furious, et il m’a quelque peu influencé quand j’étais plus jeune avec son look Jean + Converse.

Mais Paul Walker est décédé dans un accident de voiture ce samedi 30 novembre à 15h30 à Santa Clarita, en Californie. J’ai donc été attristé par sa mort. Et mine de rien, cela a provoqué un gigantesque élan de sympathie et de chocs chez mes amis Facebook. Et après ?

100 % des personnes dans ce monde vont mourir. 170 000 personnes environ meurent chaque jour. Paul Walker fait partie de ces 100% et de ces 170 000 personnes. Toi et moi aussi. Certains partent très tôt, d’autres un peu plus tard, d’autres à 40 ans comme lui et plus on monte, plus on s’approche de l’inéluctable : la mort. C’est triste. Pour certains, on s’y fait et on l’accepte. Pour la majeure partie des personnes, on fait tout pour ne pas y penser : on se divertit comme on peut (emplois, soirées, possessions, etc.). D’autres misent sur un espoir, une religion. Tous essaient de donner un sens à leur vie. Le problème, c’est que rien de tout cela n’apporte la vraie solution : la victoire sur la mort.

Rien ? Et bien si… Revenons bien des années en arrière. La Bible, patrimoine de l’humanité nous dit dans la Genèse qu’au commencement, l’homme (homme et femme) était en parfaite communion avec Dieu. Hélas, un jour l’homme décide d’agir par lui-même et dans son orgueil, mange du fruit de l’arbre défendu. On appelle cet épisode la chute. À ce moment-là, il y a rupture entre Dieu et l’homme, entre Dieu et la création : la mort, le péché entre dans le monde. La mort physique et la mort spirituelle. Conséquence de sa désobéissance, l’homme devient mortel (physiquement) et séparé de Dieu, il n’a plus cette relation avec lui. L’homme est alors foncièrement mauvais, il fait des guerres, ment, convoite, vole et blasphème contre Dieu. Entre autres. Il enfreint chacun des 10 commandements donnés par Dieu. Commandements qui servent d’étalon, de Loi que l’homme doit respecter. L’homme veut choisir de faire le bien, mais il ne le peut pas. Prisonnier du péché en lui, il choisit de faire le mal qu’il ne veut pas faire (Romains 7.19-20). Face à une telle déchéance, Dieu, dans sa justice, condamne tous les pécheurs (ceux qui ont péché au moins une fois dans leur vie) à l’enfer éternel.

Mais attendez un peu ! Dieu est bon, il veut sauver tout le monde, donc tout le monde sera sauvé ! Certes, Dieu veut sauver le monde, mais chaque individu est responsable de ses actes et Dieu serait injuste en ne punissant pas le coupable. Imaginons que je tue une fille, et qu’un juge me dise : « Clément, tu as tué cette fille et ce n’est pas bien ! Mais comme tu n’as pas commis d’autre faute, ça ira pour cette fois, tu es libre. » Ce serait injuste, n’est-ce pas ? Je devrais mériter une juste sanction. De la même manière, Dieu ne peut nous laisser impunis et se doit d’agir avec justice. La mauvaise nouvelle, c’est qu’en partant de ce constat, toi et moi, nous méritons la mort éternelle, à cause de notre mauvaise nature. Comme tous les hommes, en fait. Et ça, c’est super triste…

Il y a une mauvaise nouvelle… mais il y a également une Bonne Nouvelle ! Il y a un peu plus de 2000 ans, Dieu s’est fait homme et est né en la personne de Jésus dans une étable à Bethléem. Jésus était pleinement homme et pleinement Dieu. Il a vécu une vie parfaite (sans péché) et a annoncé pendant les trois dernières années de sa vie sur terre le salut éternel, quelque chose de révolutionnaire à l’époque. À 33 ans, il décide de se laisser crucifier par les Romains et les Juifs. Jésus souffre, non seulement physiquement à cause des multiples tortures et de la crucifixion en elle-même. Mais aussi moralement, car le soir où il est arrêté dans le jardin de Gethsémané, il est abandonné par tous ses amis, mêmes les plus proches ! En cela nous apprenons que Dieu n’est pas un Dieu qui ne sait compatir à nos souffrances, il a expérimenté la douleur physique, mais également la solitude. Au-delà de ces douleurs, Jésus a également porté à la Croix les péchés du monde entier, y compris les tiens et les miens. Il est mort… mais trois jours plus tard il est ressuscité et siège à la droite de Dieu !

Tu dois te poser cette question : Pourquoi est-il mort ? Par amour pour nous : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3.16)

Jésus est mort pour donner sa vie en rançon, en échange de notre vie. Revenons à mon histoire. Après ma mort, c’est comme si Dieu me jugeait et me disait : « Clément, je vois que tu as commis beaucoup  de mauvaises choses dans ta vie. Tu mérites la mort. Mais… attends un peu, je vois que Jésus-Christ est mort à ta place, que tu as cru en son sacrifice lorsque tu étais sur terre et que tu as vécu ta vie en conséquence… Bienvenue au ciel ! »

Seul le sacrifice d’un être parfait comme lui pouvait satisfaire Dieu et Jésus l’a fait volontairement, en accord avec son Père. Il l’a fait par grâce, car il nous a donné ce que nous ne méritions pas. Cette vie éternelle, tu peux en bénéficier à une seule condition : confesser que tu es foncièrement quelqu’un de mauvais, admettre que tu as besoin d’être sauvé et croire dans une extrême humilité, par la foi, que Jésus a donné sa vie pour toi. Tu le considéreras alors comme Sauveur ET Seigneur. Sauveur parce qu’il ta sauvé de la mort éternelle et Seigneur parce qu’il exige que maintenant tu vives ta vie pour lui et que tu annonces cette Bonne Nouvelle à ton entourage.

Jésus va revenir un jour. Nul ne sait quand. Ce jour-là, tous les disciples de Jésus seront avec Dieu dans le paradis éternellement et tous les autres seront dans l’enfer éternel.

Revenons à mon histoire du début. Lors de la chute, par orgueil, l’homme a décidé de vivre indépendamment de Dieu. Lors de la conversion, par humilité, le croyant décide de vivre d’une manière totalement dépendante de Dieu. La boucle est bouclée.

Paul Walker, mort à 40 ans m’a quelque peu influencé. Jésus, mort à 33 ans et ressuscité, a changé ma vie. Et toi, t’en es où avec Dieu ?

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Auteur : Clément Dv

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur dans l'environnement, meneur de louange à l'Eglise de Saint-Maur (AECM)

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