A.D.A.M. : Principes simples pour une bonne campagne d’évangélisation

Crédits photo : Anna Soliman
Crédits photo : Anna Soliman

Post de Guillaume Bourin, pasteur en région parisienne et blogueur sur Le Bon Combat (leboncombat.fr)

Depuis ma conversion, il y a maintenant près de dix ans, je participe à des semaines ou à des week-ends d’évangélisation en lien avec des églises locales. Avec le temps, j’ai été moi-même amené à en organiser plusieurs dans toute l’Europe Francophone.

Je suis personnellement convaincu de l’impact que peut avoir de ce modèle sur les église d’accueil ou sur les participants.

Lorsque nous organisons pareilles campagnes, nous cherchons à obéir à quelques principes simples que nous avons résumé en un acronyme : A.D.A.M.
En voici la signification :

– A : « Atteindre ». Les semaines d’évangélisation sont avant tout le moyen de proclamer l’Evangile directement dans la zone d’influence de l’église locale. L’étendue géographique de cette zone d’influence est variable en fonction des localités d’implantation : dans une église située en zone fortement urbaine, on aura tendance à limiter cette zone au quartier de l’église, tandis qu’en zone rurale il faudra parfois s’éloigner un peu plus. « Atteindre » implique également « aller », c’est à dire être pro-actif dans notre démarche de témoignage, et non pas d’attendre que les non-croyants viennent jusqu’à nous (cf. Matthieu 28:19).

– D : « Dynamiser ». Une semaine d’évangélisation est un excellent moyen de fédérer les membres de l’église locale en amont autour du projet, d’amener certains membres à participer, et d’encourager l’église par le témoignage d’une équipe unie et motivée autour de la proclamation de l’Evangile. Nous croyons que la Grande Mission que Jésus a donné à ses disciples (Matt. 28:18-20, Actes 1:8) concerne l’ensemble des enfants de Dieu, et que les églises locales sont le relais missionnaire voulu par Dieu pour son accomplissement. La semaine d’évangélisation est un excellent moyen de (re)transmettre cette vision aux églises locales, et de les dynamiser pour la mission.

– A : « Apprendre ». Un week-end ou une semaine d’évangélisation est une bonne opportunité de formation (apologétique, technique, missiologie etc..), de transmission de la vision missionnaire, de prédication de la Parole, etc… Les temps communautaires sont particulièrement indiqués pour des discussions informelles plus poussées. Par conséquent, un évènement d’évangélisation de ce type est un excellent moyen de lever de nouveaux ouvriers. Prier pour que le Maître envoie des ouvriers dans la moisson prend tout son sens, dans un cadre comme celui-ci

– M : « Multiplier ». L’ADN du croyant né de nouveau comporte en lui-même une dimension de multiplication. Nous cherchons par le moyen de nos semaines à former des disciples qui eux-mêmes formeront des disciples formateurs de disciples ! Dans cette optique, tous nos processus sont simplifiés au maximum afin de pouvoir être reproductibles par d’autres. Lors de la semaine de Montreuil, nous n’avons eu de cesse d’encourager les participants à reproduire un tel évènement dans leur église locale, non sans en avoir préalablement discuté avec leurs responsables/pasteurs.

Ces quelques principes nous ont amenés à développer un concept de semaine ou de week-ends simples, sous le leadership des églises locales, basés sur la proclamation directe de l’Evangile, et avec un coût le plus bas possible pour permettre la participation de tous ceux qui le souhaitent.

Nous souhaiterions vous aider à organiser de tels évènements dans votre église locale. Contactez-nous via le formulaire de la Rébellution.

Auteur : Guillaume Bourin

Guillaume est coordinateur des formations #Transmettre et blogueur sur Le Bon Combat.