Comment gérer le stress des examens ?

24 Oct 2013 0 commentaire
Crédits Photo : vertfocus.com
Crédits Photo : vertfocus.com

Ce post est le deuxième d’une série de trois extraits du livre « Fidji et Sam, Étudiants », qui vient de sortir aux Éditions Clé. Tu peux retrouver le premier extrait: « Comment rebondir après un échec ? » ici, ainsi qu’une discussion avec les auteurs ici.

La veille d’un examen, on a tous une petite boule au ventre. C’est normal. Il est courant de se réveiller en sursaut au milieu de la nuit pour vérifier l’heure, pour être sûr de se lever à temps. Mais le stress de beaucoup d’étudiants a largement dépassé ce stade naturel. D’après une enquête nationale, « au cours des douze derniers mois, 16 % des étudiants ont déclaré avoir consulté un professionnel de santé pour des problèmes émotifs, nerveux, psychologiques ou psychiatriques »1. Si tu es de leur nombre ou que tu as envisagé de prendre des médicaments pour te détendre, tu sais à quel point l’anxiété peut te gâcher la vie. D’autant plus qu’en tant que chrétien, tu te sens parfois coupable de ne pas avoir « assez de foi ».

Tu n’es pas condamné à subir cette tension nerveuse. Jonathan était très oppressé pendant une longue période. Il nous raconte son état d’esprit pendant ses examens, et les changements que Dieu a opérés dans sa vie :

Le récit de ma première année de médecine résume bien le stress que j’ai connu durant mes études. À cette époque, même la prise de polyvitamines et d’hypnotiques-sédatifs ne me soulageait pas. Entre deux cours, alors que mes amis discutaient, je travaillais. Idem dans le bus. Première pensée au réveil : “Si seulement je pouvais réussir ce concours, je serais heureux…” Dernière au coucher : idem. Nausées, palpitations, sueurs, irritabilité. Voilà ce que j’éprouvais, non pas une heure avant les examens, mais chaque jour durant des mois ! Je culpabilisais si, durant une demi-heure de libre, je n’avais pu réviser. L’échec devenait une crainte obsédante et le succès un but idolâtré.

Plus tard, j’ai doucement pris conscience qu’une oeuvre bien plus belle était destinée à chaque chrétien: être des “ambassadeurs au nom du Christ” (2 Corinthiens 5.20). Je crois que Dieu veut que je profite chaque jour des plaisirs qu’il met à ma portée. En effet, “Dieu […] nous dispense généreusement toutes ses richesses pour que nous en jouissions” (1 Timothée 6.17).

Je lutte encore contre le stress. Par contre, mon but n’est plus de réussir mais de servir Dieu. Le calme et le bonheur sont pour moi les conséquences d’une vie que l’on mène toujours plus proche de Dieu. Je sais que Dieu m’a placé ici et je m’en sortirai, avec ou sans diplôme…

L’expression du stress et de la peur du lendemain est omniprésente dans la Bible. David se demande combien de temps encore il devra se sentir abandonné. Désespéré, il s’écrit : « Jusques à quand, ô Éternel ? M’oublieras-tu sans cesse ? » (Psaume 13.2). Les disciples, eux, s’inquiètent de leurs besoins primaires. Ils demandent à Jésus : « Qu’allons-nous manger ou boire ? Avec quoi allons-nous nous habiller ? » (Mathieu 6.25) En parallèle, « Ne crains pas ! » est un des commandements les plus répétés dans la Bible. Le but principal de Dieu, dans sa Parole, est de nous encourager à lui faire confiance. Pour ce faire, il nous révèle qui il est. Dans les Psaumes, nous voyons des adorateurs subjugués par les différentes qualités de notre Seigneur. Un psalmiste, émerveillé par son omniscience, s’écrie : « Notre Seigneur est grand, […] sa science est infinie » (Psaume 147.5). Un autre, frappé par sa bonté, s’exclame : « Louez l’Éternel, car il est bon! » (Psaume 136.1). Et un autre encore, saisi par sa souveraineté, chante : « L’Éternel règne, revêtu de majesté, oui, il en est revêtu. […] Dès l’origine, ton trône est ferme, oui, tu existes depuis toujours ! » (Psaume 93.1-2). Dieu est dépeint tour à tour comme omniscient, bon et souverain. En d’autres termes, il sait ce qu’il y a de mieux pour toi, il veut ce qu’il y a de meilleur et il peut l’accomplir dans ta vie. Alors, même si les jeunes Français sont pessimistes quant à leur avenir2, sois optimiste quant au tien !

Nous adhérons volontiers à toutes ces vérités. Mais elles ne nous empêchent pas d’angoisser. Nous nous inquiétons, non par manque de connaissances mais par manque de foi. « En effet, nous dit John MacArthur, le chrétien en proie à l’inquiétude dit en quelque sorte : “Mon Dieu, je sais que tes paroles sont bien intentionnées, néanmoins je ne suis pas certain que tu puisses tenir tes promesses”. Ainsi l’inquiétude reflète un manque évident de confiance en la puissance et en l’amour de Dieu.3 » Voilà pourquoi Jésus conclut son discours sur la peur du lendemain en disant : « Ah, votre foi est encore bien petite ! » (Matthieu 6.30) et non pas : « Vous connaissez bien peu de choses ! » Garder une ferme assurance dans les promesses de Dieu est rude. Paul assimile garder la foi à « [combattre] le bon combat » (2 Timothée 4.7).

Il m’est (Sam) arrivé de stresser jusqu’à en pleurer. Dans ces moments-là, j’essayais tant bien que mal de trouver mon réconfort en Dieu. Je me souviens avoir supplié Dieu de me donner sa « paix qui surpasse tout ce qu’on peut concevoir » (Philippiens 4.7). Ou alors, j’essayais de chanter des hymnes pour calmer mon coeur affolé. Parce qu’il vit, je n’ai rien à craindre… J’aimerais pouvoir te dire que le ciel s’ouvrait et qu’une paix indicible emplissait mon coeur. Mais ce serait mentir. Par contre, je peux t’assurer qu’à force de me tourner vers Dieu dans ma détresse, ma confiance en lui a grandi peu à peu. Fais-en autant. Quand ces sentiments surgissent, crie à Jésus : « Je crois, mais aide-moi, car je manque de foi ! » (Marc 9.24).

Notre adversaire, le diable, essaie sans répit de nous pousser à abandonner (1 Pierre 5.8). Malheureusement, il n’existe pas de formule magique pour une foi inébranlable. Le mot grec pour « foi » – π στις (pistis) – peut être traduit par « confiance ». Progresser dans la foi, c’est apprendre à faire de plus en plus confiance à Dieu. Cette confiance – comme toute relation – se développe dans la durée. Alors suis l’invitation de MacArthur à lever les yeux : « Si nous voyons Dieu tel qu’il est vraiment, comme celui qui possède tout, dirige tout et pourvoit à tout, mais aussi comme un Père plein d’amour, alors nous savons que nous n’avons rien à craindre. […] Puisque toutes choses demeurent sous le contrôle de Dieu, soyons confiants car il dirige toutes choses en vue du bien de ses enfants.4 »

Et toi, as-tu expérimenté ce stress dont nous parlons ? Si oui, comment t’y es-tu pris pour t’en sortir ? N’hésite pas à partager ton vécu pour encourager d’autres Rébellutionnaires ;).

_____

NOTES

1. Source : LMDE.

2. Source : Le Monde.

3. Non! à l’inquiétude (Éditions BLF Europe), John MacArthur, p. 13.

4. Ibid., p. 17.

Extrait du livre « Fidji et Sam, Étudiants », pages 74-76 aux Éditions Clé. Reproduit avec autorisation. www.editionscle.com.

 

Avatar
Auteur : Sam P-L

29 ans, marié à Fidji, père de 3 enfants, ingénieur informatique à Lyon et co-auteur du livre Être étudiant et chrétien: opportunités et défis.

Voir tous ses articles →