Comment rebondir après un échec ?

Crédits Photo : mysocalledwritinglife.wordpress.com
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Ce post introduit une série de trois extraits du livre « Fidji et Sam, Étudiants », qui sortira aux Éditions Clé le lundi 7 octobre.

Les potentialités d’échec sont d’autant plus grandes que l’on essaie beaucoup de choses sans être expérimenté. Théodore Roosevelt a déclaré que « le seul homme à ne jamais faire d’erreur est celui qui ne fait jamais rien ». Onze des douze disciples n’ont jamais eu à s’enfoncer en essayant de marcher sur l’eau. Ils étaient bien en sécurité dans leur barque pendant que Pierre risquait sa vie (Matthieu 14.22-33). Dans les pages précédentes, nous avons partagé les événements de notre vie que Dieu a fait fructifier. Mais sache que nous avons aussi connu beaucoup d’échecs. Sortir de sa zone de confort, c’est aller au devant de nombreuses déceptions. Nous, étudiants, avons beaucoup d’occasions de nous planter : concours, permis, rattrapages, relations, etc. Heureusement, « même si le juste tombe sept fois, il se relèvera » (Proverbes 24.16).

J’ai (Sam) toujours réussi ce que j’ai entrepris. En primaire, j’ai sauté une classe (je m’ennuyais avec les additions !). Par la suite, on m’a envoyé dans un établissement privé car le niveau scolaire de mon collège de secteur était trop bas pour moi. Je n’ai jamais été confronté à l’échec. Mais tout cela, c’était avant l’épisode du permis. Lors de mon premier passage, j’étais sûr de moi. Quelques jours plus tard, j’ai reçu le résultat. Insuffisant. J’ai éclaté en sanglots. Tu vas te dire que j’exagérais et tu as raison ! Mais c’était la première fois de ma vie que quelque chose ne se passait pas comme prévu.

Après ce premier échec, j’ai essuyé mes larmes et j’ai repassé l’examen. Au bout de deux minutes, j’ai emprunté un sens interdit… Le permis me passait à nouveau sous le nez ! En me couchant ce soir-là, de chaudes larmes ont coulé sur mes joues. Pas des larmes d’amertume mais de réconfort. Dans mon épreuve, j’ai ressenti la présence de Dieu. J’ai réalisé que je n’avais pas besoin de tout réussir du premier coup pour qu’il m’aime, chose que j’ai toujours sue sans jamais l’accepter pleinement ! Malgré cela, durant les mois qui ont suivi, j’ai perdu tout espoir de réussir un jour. Dès que je voyais des voitures – c’est-à-dire tout le temps ! – je m’irritais. Je trouvais injuste que tous ces conducteurs aient leur papier rose et pas moi. Puis l’heure de re-repasser l’examen a sonné. J’y suis allé sans conviction. Mais là, surprise ! J’ai fait un parcours sans faute !

Dieu a utilisé cette expérience pour me faire grandir. C’était douloureux, mais nécessaire. J’ai toujours lutté avec l’orgueil et seule une telle épreuve pouvait m’enseigner l’humilité. À ce sujet, Dany Hameau enseigne dans son livre Survivre à l’échec que « le miracle de la grâce de Dieu fait que nous apprenons plus de nos échecs que de nos réussites, car l’échec est plus instructif que le succès ! […] Le fait est que notre réussite dans la vie est souvent liée aux échecs antérieurs dont nous avons su tirer profit. […] L’homme qui réussit a tendance à s’enorgueillir, tandis que celui qui échoue a tendance à s’humilier. Or, l’orgueil précède la chute, tandis que l’humilité précède la gloire (Proverbes 16.18 ; 18.12). » Alors avec le recul, je remercie Dieu de ne pas avoir eu mon permis du premier coup !

Cet apprentissage de l’échec était nécessaire pour que je puisse surmonter la saison de revers que j’allais connaître juste après. Des défaites d’ordre… sentimental ! Je suis aujourd’hui marié à la femme la plus merveilleuse qui soit. Pourtant, j’ai connu de nombreuses déceptions amoureuses avant mon happy ending. Plusieurs années avant notre mariage, j’avais déjà un faible pour Fidji. Je lui ai fait part de mon intérêt pour elle. Elle a accepté que nous prenions du temps pour approfondir notre relation. Mais au bout d’un mois, elle a décidé que nous en resterions là. Tu vas te dire que ce n’est pas si grave que ça. Un mois, ce n’est pas grand-chose ! Mais à la douleur de la rupture s’ajoutait le poids des « échecs » sentimentaux que j’avais déjà essuyés auparavant. À plusieurs reprises, mon coeur avait été ébranlé par de faux espoirs. J’avais plusieurs fois cru – à tort – que les sentiments que je ressentais pour une fille étaient réciproques. Je ne comprenais pas pourquoi le « oui » d’un jour se transformait en « non » le lendemain. Bref, la pilule était dure à avaler. Pourtant aujourd’hui, si j’avais les pouvoirs d’Evan [du film L’Effet Papillon], je ne déciderais pas de changer mon passé. « Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l’aiment » (Romains 8.28), et le « toutes choses » inclut nos plus grandes déceptions. À ce jour, je lui suis tellement reconnaissant de m’avoir donné Fidji, non pas quand je le voulais, mais en son temps à lui : le meilleur pour nous. Quand je compare Fidji à toutes les filles dont le « non » m’a chagriné, elle les surpasse tellement que j’en pleure de joie.

Alors, du milieu de tes échecs, […] ne perds pas espoir. Rappelle-toi qu’ils ne sont pas le produit du hasard, et que, comme le souligne Dany Hameau, « le Seigneur est Maître pour sauver nos situations désespérées. Il excelle dans nos circonstances humainement parlant inextricables. Il est capable de nous tirer d’affaire, là même où nous aurions abandonné tout espoir de solution et de réussite. Il est le Dieu de la deuxième occasion, de la troisième, etc. »

Et toi ? As-tu fait l’expérience d’un échec que Dieu a utilisé pour te faire avancer ? Si oui, n’hésite pas à le partager en commentaire pour encourager d’autres Rébellutionnaires ;).

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Extrait du livre « Fidji et Sam, Étudiants », pages 36-40 aux Éditions Clé. Reproduit avec autorisation. www.editionscle.com.

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Auteur : Sam P-L

29 ans, marié à Fidji, père de 3 enfants, ingénieur informatique à Lyon et co-auteur du livre Être étudiant et chrétien: opportunités et défis.

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