Les sectes

10 Août 2013 2 commentaires

 

Dans nos sociétés matérialistes, les sectes font à la fois peur et envie. Peur, parce qu’elles touchent à l’irrationnel, s’entourent de mystères, d’occultisme, de pratiques et de rites étranges qui conduisent à la manipulation mentale, à la dépendance totale de l’adepte à un guru pouvant aller jusqu’à l’escroquerie financière ou le suicide collectif. Envie, parce qu’elles promettent une spiritualité avec de nouvelles formes souvent importées d’autres religions ou cultures. Or l’homme a toujours eu un besoin religieux, de quelque chose qui le dépasse et qui lui paraît susceptible de donner un sens à sa vie.

Si on ne peut pas empêcher nos contemporains de vouloir croire en quelque chose qui les dépasse, il est indispensable par contre de leur enseigner quels sont les critères qu’ils pourront utiliser pour ne pas se faire endoctriner par le discours séduisant des sectes. Ce qui sauvera l’homme, c’est sa capacité à discerner le vrai du faux; discerner la foi authentique en Jésus-Christ qui conduit à la véritable paix intérieure, à la joie, à l’espérance, à une vie libre dans la société, de la croyance fausse qui aboutit à l’illusion, l’isolement des autres et parfois la mort.

C’est le rôle de l’Eglise de défendre la liberté de religion mais elle doit dénoncer les agissements des sectes, condamner toute attitude sectaire et surtout démontrer concrètement la différence entre l’évangile authentique et le faux.

Il y a différents critères qui permettent de reconnaître si un groupe est une secte :

Le recrutement

La secte cherche à capturer l’individu en utilisant ses points faibles du moment. Elle séduit par des promesses fausses et des techniques d’accrochage. Ce qui est contraire aux pratiques de la bible. L’évangélisation consiste avant tout à partager une bonne nouvelle, et inviter la personne à l’accepter sans jamais la forcer ou chercher à l’aliéner.

L’endoctrinement

La secte privilégie le groupe au dépens de l’individu, et endoctrine la personne au point qu’elle pense, vise ou fasse quelque chose qu’elle n’aurait fait ni spontanément, ni après réflexion. L’église véritable, au contraire, invite toujours chacun à s’examiner devant Dieu, à la lumière des écritures. De plus, chaque personne est importante pour Dieu.

La rupture avec ses attaches traditionnelles

Les relations entre les personnes tournent autour des émotions et des sentiments. Le nouvel adepte a l’impression que le groupe le comprend bien, qu’il est introduit dans un milieu épanouissant. Il va petit à petit se consacrer de plus en plus à la secte et rompre totalement avec ses attaches habituelles (familles, milieu social, collègues de travail, etc). Il peut en arriver au point de considérer la secte comme plus importante que sa propre famille, et ne plus du tout s’occuper de ses proches. Mais la bible déclare que celui qui ne prend pas soin de sa famille est pire qu’un infidèle. (1 Timothée 5.8)

L’enfermement

Une secte est fermée : on ne peut pas y entrer librement, et on ne peut pas non plus en sortir sans qu’il y ait de fortes pressions, intimidations ou de menaces de représailles. Les réunions ne sont pas ouvertes au public. Tout contact avec l’extérieur (familles, amis, lecture de livres censurés, etc), est interdit parce qu’ils risqueraient de développer un jugement critique. Mais l’église véritable est un endroit ouvert où on peut venir librement. On l’encouragera bien sûr à y rester, mais avec amour, jamais par la pression ou l’intimidation; et ce dernier s’il l’a résolu, est toujours libre de partir.

Le gourou

Une secte a un gourou, c’est à dire un homme manipulateur à qui les adeptes attribuent un pouvoir particulier, qu’ils idéalisent. Il exerce sur eux une dictature de conscience et une déstabilisation mentale. Les gens ne peuvent plus décider par eux-mêmes les choses de leur vie quotidienne. Les responsables d’une secte sont parfois difficiles à identifier, et ils ne veulent pas se déclarer officiellement. Par contre dans l’église, la seule personne centrale c’est Jésus. Les pasteurs ou autres autorités désignées par Dieu sont des modèles, mais restent des hommes, et ne sont jamais considérées comme infaillibles. Tout est fait dans la transparence et tous les responsables d’église sont connues à l’extérieur.

L’asservissement financier

Une secte sert souvent à l’enrichissement de certains responsables, avec des financements plus ou moins occultes. Pour en devenir membre ou suivre des cours, il faut payer parfois de fortes sommes, ou devenir redevable d’une dette qui servira à maintenir la dépendance. La paix intérieure et l’épanouissement ne sont réalisables qu’au moyen de stages, sessions, séminaires qui exigent toujours plus de temps, d’efforts et d’argent. Il y a toujours des degrés supérieurs d’initiation programmés pour l’avenir. L’église véritable est un lieu où on peut entrer sans qu’on n’exige de payer. Le don reste volontaire et au soin de la libéralité de chacun.

La marginalité

Une secte se marginalise, elle n’a pas de relation avec les autres mouvements, ou si elle s’implique dans la vie sociale, c’est pour recruter des adeptes. Elle a un discours plus ou moins anti-social. Mais l’église véritable accentue le côté sociable de l’individu, et est elle même ouverte sur la société.

L’apocalypse

Certaines sectes entretiennent un climat de peur par rapport à la fin du monde et aux catastrophes qui précéderaient le retour du Christ. Elles vont parfois jusqu’à prédire une date exacte annonçant la fin du monde. Certains voient dans la mort la seule issue pour une libération, et vont jusqu’à organiser des suicides collectifs. Or la bible déclare bien que nul ne connaît la date exacte de la fin du monde. De plus, la fin du monde est censée nous motiver à vivre une vie sanctifiée chaque jour, pas nous suicider ou nous dépouiller au profit d’une organisation quelconque.

L’idéologie pernicieuse

L’idéologie d’une secte part d’une religion classique, mais elle y ajoute des spécificités, des rites qui lui sont propres, des doctrines plus ou moins secrètes. Sous couvert d’une apparence de piété, elle ajoute à la Bible des écrits, des soi-disant révélations supérieures pour la manipuler, en tordre le sens, la déprécier ou même la remplacer. Certaines sectes prônent une spiritualité sans Dieu. D’autres acceptent l’existence d’un dieu, mais nient le salut et la justification par la foi seule en Jésus-Christ, rabaissant celui-ci à un simple honnête homme, un symbole ou un prophète.

La bonne nouvelle est que quelqu’ait été notre passé, Jésus peut nous éclairer et nous libérer. Il est le seul chemin vers Dieu, le seul capable de nous conduire dans la vérité, et nous donner joie, paix et bonheur pour l’éternité.

Auteur : JB A

25 ans, Rébellutionnaire, ingénieur en systèmes d'information à Paris, et leader de groupe de jeunes à l'église Phila

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